Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


Spiritualité des images 

 

 

La Naissance de Vénus
1863
Paris, musée d’Orsay

 

Alexandre Cabanel

1823-1889

la tradition du beau

 

Montpellier, musée Fabre

jusqu’au 5 décembre 2010

ensuite Wallraf-Richartz Museum de Cologne du 4 février au 15 mai 2011

 

 

Gilles Castelnau

 

19 octobre 2010

C’est une grande et magnifique exposition que nous offre le musée Fabre de Montpellier en l’honneur du peintre prestigieux issu du populaire faubourg Figuerolles de la ville.
Michel Hilaire, le directeur et le conservateur s'occupait depuis cinq ou six ans à rassembler des œuvres de Cabanel - 280 pièces dont une centaine de peintures - dispersées jusqu’en Arabie Saoudite, au Japon, et au fin fond de l’Amérique.

Les « pompiers », peintres de la tradition académique comme Alexandre Cabanel, William Bouguereau et Jean-Léon Gérôme, sont attachés au Grand Genre et représentent des scènes bibliques, littéraires ou historiques au contenu romantique, mélodramatiques, souvent tragique traités dans une atmosphère idéaliste, humaniste et dont l’érotisme fréquent est justifié par la présence d’angelots ou d’éléments mythologiques.
Et c’est un éblouissement.

Certes tout le monde n’apprécie par ce style. Les réalistes comme Manet et Courbet, puis les impressionnistes comme Corot et Monet ont proposé de tout autres genres de peinture – qui étaient systématiquement refusés d’exposition au Salon du Louvre. La polémique a été si passionnée que Napoléon III a même créé le « Salon des Refusés » qui venait en concurrence du Salon officiel !

En 1863, Cabanel obtient un immense succès au Salon avec sa Naissance de Vénus. Édouard Manet, soutenu par Emile Zola, qui écrivait dans des journaux d’opposition, est au Salon des Refusés avec son Déjeuner sur l’Herbe, auquel Cabanel qui était un membre très influent du Salon officiel s’était personnellement opposé.

 

Edouard Manet, le Déjeuner sur l’herbe

Évidemment cette femme nue dans un groupe d’amis habillés et dont la nudité n’est « justifiée » par aucun angelot a scandalisé la bourgeoisie bien-pensante des beaux quartiers de Paris.

 

 

Edouard Manet, Olympia

 

Cette provocation était exactement ce que souhaitait Manet qui rajouta celle de son Olympia dont le regard brave le spectateur. Il n’est que de regarder l’attitude ébahie des visiteurs du musée d’Orsay où la Vénus et l’Olympia sont habituellement présentées pour constater que si la première ne surprend personne, la seconde déconcerte toujours.
Emile Zola déclarait faire « peu de cas de toute la poudre de riz de M. Cabanel et préférer les senteurs âpres et saines de la nature vraie ». Mais la majorité du public s’enflammait pour la Naissance de Vénus dont Théophile Gautier dit qu’elle a « un charme extrême ».
Napoléon III fit acheter par l’État la Naissance de Vénus, Cabanel fut élu à l’Académie, nommé membre de l’Institut impérial et promu la même année officier de la Légion d’Honneur

L’exposition du musée Fabre présente de nombreux exemples de l’étonnant art de Cabanel.

 

Cabanel, Cléopâtre 1887

 

Ce tableau représente Cléopâtre essayant sur des esclaves différents poisons avant de se suicider. Le visage calme et l’attitude faussement détendue de la reine contraste évidemment avec l’horreur de la scène et provoque une atmosphère dramatique qui ne pouvait qu’émouvoir la sensibilité du public parisien.

Cabanel, Olivia Peyton Murray Cutting, 1887

C’est dans l’art du portrait des belles femmes qu’Alexandre Cabanel a particulièrement excellé. Épouses, fiancées, filles et parfois même maîtresses de magnats de la haute finance ou de l’industrie, de l’aristocratie française ou étrangère s’installèrent tour à tour, par dizaines, sur le tabouret pour prendre la pose. « Les portraits mondains de Cabanel dévoilent au spectateur contemporain l’évolution et les raffinements de la mode depuis l’époque romantique jusqu’à la troisième République » expliquent les commissaires de l’exposition.

Et le tableau dont les gardiens disent qu'il est le préféré des visiteurs est celui de ce jeune page :

 


Alexandre Cabanel, Jeune page en costume florentin,  1881

 

 

__________________________________________

 

Voir : Gilles Castelnau, Peinture de « droite » ou peinture de « gauche » ?

 

Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.