Michel Leconte

  • Confession de foi

    Je crois en Dieu,non comme un souverain tout-puissant qui gouvernerait le monde d’en haut,mais comme la Source de l’être,la profondeur de toute vie,le Mystère qui appelle chaque être humain à devenir pleinement lui-même. Je crois que Dieu n’est pas un être parmi les êtres,mais la présence qui soutient toute existence,l’amour qui ne s’impose jamais,la force… Lire la suite

  • La Résurrection selon Gerhard Ebeling

    La résurrection de Jésus-Christ ne relève pas, pour Gerhard Ebeling, d’un surnaturel spectaculaire qu’il faudrait démontrer. Elle est avant tout un événement de foi, qui advient dans la rencontre avec la Parole de l’Évangile. Contre les lectures littéralistes qui veulent fonder la foi sur le tombeau vide ou sur les apparitions du Ressuscité, Ebeling affirme… Lire la suite

  • Jésus après les dogmes

    Histoire, critique et liberté de croire Ed. Karthala 194 pages – 24 € Recension Gilles Castelnau Toute sa vie, Michel Leconte a réfléchi à la manière dont il pouvait comprendre Dieu et le Christ. Il dit ne pas avoir vécu de rupture soudaine et n’être animé d’aucun désir de provocation, mais d’une grande exigence spirituelle… Lire la suite

  • Le dynamisme créateur du Christ

    On peut décrire Jésus, historiquement et existentiellement, comme une figure de dynamisme créateur au sens fort : non pas un fondateur de système, ni un conservateur d’héritage religieux, mais un homme qui introduit dans son monde une énergie de transformation — symbolique, sociale et intérieure — qui rompt avec les fixités et ouvre des possibles inédits. D’abord, son… Lire la suite

  • La résurrection : traversée symbolique du fantasme d’immortalité

    La résurrection ne peut plus être pensée aujourd’hui comme une simple réanimation d’un cadavre ni comme la preuve spectaculaire de la divinité du Christ. Une telle lecture, outre qu’elle entre en concurrence inutile avec les savoirs scientifiques, risque de fonctionner comme un mécanisme de défense contre l’angoisse fondamentale de la mort. Si l’on prend au… Lire la suite

  • La parabole des talents

    La parabole des talents (Mt 24, 14-30) me touche moins comme un appel à la performance que comme une scène décisive de séparation. Un homme part. Il confie. Il s’absente. Ce retrait est la condition même de la liberté. Le maître ne surveille pas, il ne prescrit pas la méthode, il ne fixe pas d’objectifs. Il… Lire la suite

  • Plaidoyer pour le droit de choisir sa mort

    Je viens d’une tradition religieuse qui promettait l’éternité. J’ai longtemps cru que la grandeur de l’homme consistait à tenir jusqu’au bout, à consentir à la souffrance comme à une épreuve mystérieusement féconde. Puis le travail théologique, la fréquentation de penseurs comme Jacques Pohier, Christian Duquoc ou Paul Tillich, et aussi l’épreuve de l’analyse, m’ont conduit… Lire la suite

  • A propos du pardon

    Pour un chrétien, pardonner ne peut jamais signifier nier la réalité du mal subi. Ce serait une falsification psychique et spirituelle. La blessure existe, elle marque le corps et la mémoire, elle suscite colère, agressivité, tristesse ou ressentiment. L’Évangile ne demande nulle part d’effacer ces affects par décret moral. Jésus lui-même éprouve l’hostilité, la trahison, l’abandon.… Lire la suite

  • Jacques le frère de Jésus

    Jacques, appelé dans la tradition ancienne « le Juste » et désigné dans les sources primitives comme « le frère du Seigneur », est l’une des figures les mieux attestées historiquement parmi les proches de Jésus. Les témoignages convergent suffisamment pour dégager un noyau de données solides, même si leur interprétation demeure débattue. Les sources les plus anciennes sont… Lire la suite

  • Pourquoi a-t-on divinisé Jésus ?

    Pourquoi a-t-on voulu diviniser Jésus ? La réponse ne relève ni d’un simple décret autoritaire ni d’un complot doctrinal, mais d’un processus historique complexe où se croisent expérience spirituelle, relecture scripturaire, élaboration philosophique, enjeux politiques et dynamiques psychiques profondes. Le point de départ est une crise : la crucifixion. Un messie exécuté comme blasphémateur et agitateur constituait… Lire la suite