Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


SpiritualitÉ des images

 

Charles de Steuben, La Esmeralda, 1839


Paris romantique

1815-1848


 

Petit Palais

jusqu’au 15 septembre 2019

 


 

 

Gilles Castelnau

 


C’est une grande et magnifique immersion dans le Paris romantique du 19e siècle que nous propose Christophe Léribault, directeur du Petit Palais. Il a réussi à emprunter à tous les musées des beaux-arts de France, au château de Versailles, au musée Carnavalet, des Arts décoratifs et à bien d’autres encore, plus de 600 œuvres en tout : peintures, sculptures, vêtements, objets d’art et mobilier nous révèlent magnifiquement une époque de renouveau spirituel.

Un grand élan d’émancipation individuelle anime, en effet, cette nouvelle peinture. On y est libéré de l’obligation de décrire les grands sentiments héroïques, moraux et patriotiques du temps de l’idéologie Robespierre avec son moralisme étroit et du nationalisme de Napoléon avec ses terribles guerres : Louis-Philippe a été porté au pouvoir par les révolutionnaires de 1830 dont les corps sont désormais enterrés sous la colonne de la Bastille.
Il a renoncé au drapeau blanc et à la glaciation de l’Ancien régime dit de « droit divin ». Il a été un roi bourgeois paisible. Il a favorisé l’enrichissement personnel de tous ceux qui le peuvent et permet, surtout à Paris, la renaissance d’une pensée plutôt libre.

Et c’est l’explosion individuelle du romantisme. Chateaubriand et Victor Hugo l’expriment bien. La nouvelle révolution de 1848 (Ah ! Lamartine !) mettra fin à cette royauté qui n’était, après tout, pas si bon enfant que cela.



Charles-Édouard Leprince, Promenade de Julie et Saint-Preux sur le lac de Genève, 1824

 

Ce tableau illustre un passage du roman de Jean-Jacques Rousseau La Nouvelle Héloïse que connaissaient bien les esprits cultivés de l’époque : L’amoureux déçu songe à se jeter à l’eau. Le cadre dans lequel est vécue cette scène dramatique - le lac éclairé par la lune est encaissé entre de hautes montagnes - exprime bien l’immensité de l’émotion que suscite un amour humain désespéré.

 

 

 

Eugène Delacroix, Le Christ au jardin des Oliviers, 1827

 

Le visage du Christ s’enfonce dans une ombre angoissante mais son auréole de lumière rappelle néanmoins sa sainteté. Les anges venus l’assister sont horrifiés et se cachent le visage. Il repousse leur présence céleste et accepte de boire la coupe amère de la Passion.
Ce tableau religieux a été, dit le cartel, commandé par la Préfecture de la Seine pour l’église Saint-Paul-Saint-Louis de Paris, où il se trouve encore aujourd’hui.

 

Claude-Marie Dubufe, Jeune fille au portrait, vers 1830

 

Les « trois journées glorieuses » de la Révolution ont été fort sanglantes et nul doute que cette jeune fille anonyme a dû vite enfiler une robe moins voyante et arrêter de se regarder si belle en son miroir en apercevant sans doute les terribles combats sur les barricades…

 

 

Paul Carpentier, Épisode du 29 juillet 1830, au matin, 1831

 

Salon de 1831. L’attitude martiale de l’homme au premier rang manifeste l’assurance de sa détermination. Le drapeau tricolore brandi derrière lui dans un geste enthousiaste et le soleil levant illuminant la colonnade du Louvre que l’on reconnaît à l’arrière-plan donnent à la scène une beauté caractéristique du romantisme qui l’anime.

 

 

Louis-Léopold Boilly, L’Effet du mélodrame, vers 1830

 

Le peuple se presse dans les théâtres des boulevards aux spectacles émouvants et dramatiques. La bataille passionnée d’Hernani a d’ailleurs lieu cette année-là.
Une femme se pâme de passion ou d’horreur à la suite d’une scène particulièrement émouvante. Son entourage s’empresse. Un vieillard s’en amuse, un droite un homme au nez pointu la guigne. Un enfant la croyant morte ajoute au drame. Chacun va rentrer chez soi débarrassé de ses pulsions.

 

 

Julien Vallou de Villeneuve, L’amour sous les toits, 1834

 

L’ambiance est champêtre, la maisonnette est charmante, les deux jeunes gens sont vêtus simplement, les quelques objets représentés sont de la vie courante. On est loin des grandes scènes historiques ou bibliques et des portraits de la noblesse. On est dans un récit où le bon peuple peut s’imaginer.

 

 

Prosper Lafaye, Salon de la princesse Marie aux Tuileries, vers 1838

 

Le cartel nous apprend qu’il s’agit de la princesse Marie d’Orléans fille du roi Louis-Philippe, qui venait de mourir à l’âge de 26 ans.
La décoration de son salon est bien celle de la néo-renaissance appréciée à l’époque.

 

 

Eugène Amaury-Duval, Portrait d’Isaure Chassériau, 1838.

 

Le cartel explique que cette demoiselle est la nièce du peintre et qu’elle est une cousine du peintre Théodore Chassériau.
Elle se tient de face, raide et figée. Elle ne sourit pas. On dirait qu’elle passe un examen, qu’elle doit se justifier de quelque chose.
Elle est pourtant élégante avec ses fleurs roses dans les cheveux et sur son corsage assorties à la couleur de sa robe. Les visiteurs du Salon de 1839 ne l’ont, paraît-il, pas aimée.

 

 

Camille Roqueplan, van Dyck à Londres, 1838

 

Le peintre hollandais Anton van Dyck (le joueur de violoncelle à la barbe rousse) est représenté dans sa luxueuse demeure de Londres. Il participe à un quatuor qui tourne bizarrement le dose à l’assistance qui déjeune. On laisse deux chiens jouer - peut-être bruyamment, mais les Anglais aiment les bêtes – et une soubrette apporte sans doute à manger, ce qui risque couvrir la musique.. Mais la scène est magnifique.

 

Auguste Charpentier, George Sand, 1838

 

George Sand a 34 ans. Elle mène une vie sociale, politique de gauche, littéraire et amoureuse passionnée. Elle s’habille en homme et porte un nom androgyne mais elle égraine les amants. Elle a eu Alfred de Musset – mais c’est fini – elle vient d’ébaucher sa liaison avec Frédéric Chopin.

 

 

Charles de Steuben, La Esmeralda, 1839

 

Ce tableau est placé en en-tête.
La Esméralda est la jolie bohémienne que Victor Hugo décrit de manière si romantique dans son Notre-Dame-de-Paris en compagnie d’une jeune chèvre et protégée par le monstrueux Quasimodo.



Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réaction

 

 

haut de la page

teur  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.