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Spiritualité des images 


.7.

Turner, Soleil levant dans la brume ; pêcheurs préparant et vendant leur poisson, 1807

 

Turner et ses peintres

 

après le Grand Palais de Paris

musée du Prado de Madrid

du 22 juin au 19 septembre 2010

 

.

 

Gilles Castelnau

16 mars 2010

Cette grande et splendide exposition entend non seulement présenter l’œuvre de William Turner mais aussi la mettre en relation avec les autres peintres qui ont influencé sa peinture, comme Poussin et Le Lorrain. Les visiteurs qui s’intéressent à l’histoire de la peintre et aux techniques employées seront comblés par ces mises en relation systématiques de Turner avec « ses peintres ».

 

a

Le Lorrain, Un port, 1638                                                            Turner, La fondation de Carthage. 1815

 

Mais en ce début du 19e siècle qui était celui de Turner, les recherches du Lorrain et les paysages de Poussin faisaient partie d’un passé révolu. Ses contemporains, les peintres européens qu’étaient Goya, Delacroix, David ou Ingres, se faisaient alors l’écho des événements dramatiques de l’époque et des grands sentiments échevelés du romantisme naissant.

 

Goya, Tres de Mayo : 1808

Ingres, Roger délivrant Angélique, 1819

Delacroix, la liberté guidant le peuple 1830

Les Anglais étaient agacés par les grands sujets historiques ou religieux. Ils aimaient les calmes portraits de gentlemen farmers en famille, avec chevaux et chiens ou alors – et c’est le monde de Turner – un univers fantastique, onirique et mystérieux, avec des tempêtes, des avalanches, des incendies et surtout envahi de lumière, éclairé d’un soleil filtré par la brume.
On a vu Blake, l’an dernier, au Petit Palais.

 

William Blake, Ève et le serpent 1799-1800

 

Turner, lui, nous entraîne dans une atmosphère à la lumière éblouissante dont font partie les bâtiments, les personnages, la mer, le ciel, sa propre personne et où il invite le visiteur à se fondre avec lui.
Corot aura une peinture panthéiste, où les personnages, les arbres, la nature entière et tous ses éléments parfaitement délimités et bien dessinés, animés du même élan vital, constitueront une même grande unité vivante.

 

Turner, La Plage de Calais, à marée basse, des poissardes récoltant des appâts. 1830

 

Le monde de Turner n’est pas unifié et paisible. Il est baigné, noyé de la grande lumière aveuglante où toute individualité s’estompe à la manière d’une spiritualité de type hindouiste où tout ce qui respire fusionne dans la mère Gange, dans le Brahma fondamental.

 

Turner, Le matin à St Georgio Maggiore, 1819

 

Ainsi Mark Rothko, deux siècles plus tard (1903-1970) qui conseillera aux visiteurs de s’approcher très près de ses immenses toiles « jusqu’à devenir soi-même couleur, être entièrement saturé », vibrer à l’unisson de cette peinture chargée d’émotion.

 

Marc Rothko

 

Il me semble que Turner aussi, induit par la contemplation de ses peintures un dépaysement heureux, une grande paix, une confiance intérieure dans la communion du grand Esprit apaisant du monde.

 

Turner, Le château de Norham, lever de soleil. 1830-40

 

 
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