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Pakistan

La loi sur le blasphème

 

Claudine Castelnau

 

 

8 janvier 2018

Au Pakistan une décision toute récente de la cour suprême a permis la libération d’un homme accusé de blasphème et depuis 9 ans en prison. Deux juges ont décidé le 29 décembre, que Mohammad Mansh avait été faussement accusé d’avoir profané le Coran et que les accusations manquaient de preuves fiables.

L’homme de 58 ans avait pourtant était arrêté en septembre 2008 après qu’un imam de la province du Punjab l’ait accusé et qu’un juge le condamne finalement à la prison à vie en 2009. Il faudra qu’un avocat prenne sa défense en mains et fasse valoir que l’imam accusateur avait des difficultés à entendre et à parler et donc qu’il n’était pas apte selon la loi à témoigner.

L’avocat de Mansha a aussi dénoncé les mauvais traitements physiques qu’il avait subi du conseil de village avant d’être livré à la police qui avait enregistré la plainte pour blasphème de l’imam sans la vérifier. La police a été blâmée pour son incompétence par le procureur qui a finalement acquitté Mansha. On peut remarquer que cet homme, un pauvre villageois n’avait pas les moyens de payer un avocat pour le défendre et que celui commis d’office par la cour suprême a tenu à rester anonyme après avoir fait acquitter Mansha, de peur de mettre sa vie en danger.
On peut aussi penser que si Mansha est resté 9 ans en prison c’est que personne ne s’était mobilisé pour sa défense.....

On a ainsi un exemple de plus de cette loi sur le blasphème : Au Pakistan, 300 personnes chaque année sont accusées de blasphème quelle que soit leur confession religieuse. Devenue une arme pour se débarrasser d'un rival ou pour régler ses problèmes de voisinage, cette loi sert trop souvent à régler des comptes personnels.

Ceux qui soutiennent les victimes sont en danger, comme le gouverneur libéral du Penjab, Salman Taseer, assassiné en 2011 par son garde du corps pour avoir défendu une chrétienne accusée de blasphème, Asia Bibi et dénoncé l’exploitation de la loi sur le blasphème ou le ministre des minorités religieuses Shabhaz Bhatti assassiné en mars 2011.

Le président d’une association d’avocats pakistanais militant pour la défense des droits de l’homme a félicité la cour suprême pour avoir acquitté Masha mais remarque que cet homme emprisonné 9 années sous de fausses accusations aurait dû recevoir un dédommagement. Il ajoute qu’il serait temps que « le Parlement s’occupe sérieusement de la loi sur le blasphème et trouve les moyens de contrôler sa mauvaise utilisation ou son exploitation. 

Quant à Asia Bibi, cette chrétienne emprisonnée depuis 9 ans aussi après avoir été accusée de blasphème contre l’islam, elle a été condamnée à mort en 2010 puis l’exécution de sa condamnation ajournée régulièrement par la cour suprême depuis 2015. Et Noël 2017 était son 9e Noël en prison...



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