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Le dernier point de l'ordre du jour est : qui fera le Père Noël à la fête de l'école du dimanche

Les os de saint Nicolas

 

Claudine Castelnau

 

 

18 décembre 2017

Curieuse question : « Mais où se trouvent les os de saint Nicolas ? » La question a tout l’air saugrenue à ceux qui ont fêté Sinterklaas ou saint Nicolas le 6 décembre, comme Néerlandais, Belges et autres. A ceux qui vont célébrer Noël en compagnie de santa Claus et de son renne, comme les enfants américains...

La question nous ramène à la fois à l’analyse d’un fragment d’os dans l’Etat américain de l’Illinois, aux os supposés du saint qu’abrite la belle basilique de style lombard de Bari, en Italie, sans parler des quelque 500 fragments d’os conservés à Venise et dont certains pourraient bien être du grand saint et de son tombeau à Demre en Turquie que des archéologues prétendent avoir découvert en Lycie.

Mais d’abord saint Nicolas a-t-il existé ? La réponse est oui, ce qui n’est pas le cas de tous les saints vénérés ici et là. On situe sa mort vers 343, dans l’actuelle Turquie où il est né et où il a été évêque de Myre, aujourd’hui Demre.

On raconte qu’il était au concile de Nicée en 325 où l’on débatit de la divinité du Christ, mais surtout qu’il fut aimé, il était célèbre pour ses dons aux nécessiteux et a été promu protecteur des enfants, des marins, des filles à marier (la légende raconte qu’il fournit une dot à trois sœurs à marier et trop pauvres) et finalement aux Lorrains dont il libéra un seigneur prisonnier en Terre Sainte tandis qu’un autre seigneur lorrain encore, rapporta des reliques de saint Nicolas de Bari (en Lorraine, 36 églises ou chapelles portent le nom de saint Nicolas dans le diocèse de Metz).

Et pourquoi Bari, une ville italienne de la région des Pouilles, sur la côte adriatique ? Histoire et légende se mêlent encore. La basilique San Nicola aurait été construite pour accueillir les restes de saint Nicolas dont des marchands de Bari s’étaient emparés en 1087 pour les soustraire aux Turcs musulmans lorsqu’ils envahirent la région.
Et voilà que des archéologues turcs pensent avoir découvert le tombeau de saint Nicolas dans l’église qui porte son nom à Demre, dans la province d’Antalya, région où le saint aurait vécu et serait mort au 4e siècle.

Les Turcs ont réclamé à plusieurs reprises les os de « leur » saint au gouvernement italien, même si l’on soupçonne que ce soit pluôt pour en faire une attraction touristique à Demre que par pure dévotion ! D’ailleurs, dans un entretien au journal turc Hürryet, les autorités turques ne s’en cachent pas.
Mais la donne pourrait changer si l’on retrouvait des restes dans le tombeau, dont on ne sait s’il est bien de saint Nicolas, sous la mosaïque de l’église de Demre. Et si un test ADN datait ces restes du 4e siècle. Les débats sont ouverts.

Et comme l’écrit le National Geographic méfiant : « Si des reliques sont découvertes, elles devront être datées et analysées par des experts internationaux [...] Les restes de Marie-Madeleine et de Saint Pierre “découverts” à différents endroits ont suscité des débats similaires. » Il y a de quoi !

 

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Mais les aventures de saint Nicolas continuent ! Des chercheurs de l’université d’Oxford ont analysé un fragment d’os d’une relique acquise par un prêtre américain et qui provient de Lyon. Sur un micro échantillon d’un fragment d’os, la datation au carbone 14 permet de penser que la relique dateraitbien du 4e siècle, à l’époque où saint Nicolas vivait (il serait mort en 343).
L’université d’Oxford dans un communiqué annonce que à l’inverse de nombreuses autres reliques étudiées, dont l’époque ne correspond pas, « ce fragment d’os suggère que nous pourrions avoir affaire aux restes de saint Nicolas lui-même » a indiqué un professeur.

« Ces résultats nous encouragent à nous tourner maintenant vers les reliques de Bari et Venise [où l’on conserve quelque 500 reliques, dont certaines attribuées au saint], pour tenter de montrer que les restes osseux proviennent du même individu, a indiqué un chercheur. C’est passionnant de penser que ces reliques, qui datent d’une époque si ancienne, pourraient bien être authentiques. »

Et alors ? Comme le rappelle l’introduction au « Traité des reliques » du réformateur Jean Calvin, « le culte des reliques est mauvais en soi car il détourne les fidèles de la véritable adoration de Dieu. Au lieu de chercher le Christ en sa parole et ses sacrements et en ses grâces spirituelles, le monde selon sa coutume s’est amusé à ses robes, chemises et drapeaux.Il en va de même pour les apôtres et les autres saints. Ceux-ci n’ont pas à être adorés ni en eux-mêmes ni à travers les objets qui leur auraient appartenu. C’est sur leur piété que nous devons méditer, afin de pouvoir suivre leur exemple ».

Quant à la tombe de Demre en Turquie, on pense qu’elle est vide. Sinon, quelle bataille en prévision avec Bari pour savoir qui possédait les vrais os de saint Nicolas !

Confusion aussi, même dans un conseil d’église. Ainsi Church Times l’hebdomadaire anglican publiait dans son numéro du 15 décembre un dessin : cinq personnes, deux hommes et deux femmes et le pasteur avec son col de chien autour d’une table et la légende : « Il reste une dernière question : qui pourrait faire Santa (le père Noël) à la fête de l’Ecole du dimanche. » Bien sûr la première idée c’est que le monsieur à la barbe blanche fournie ferait bien l’affaire ! Mais un Père Noël à l’Ecole du dimanche !

 


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Enfin, comment devient-on un Santa Claus, père Noël américain, professionnel ? La question a été posée à 5 Santa Claus, par le magazine Time. Par hasard souvent. Comme volontaire, pour remplacer un Santa Claus malade, puis de façon très professionnelle en suivant des cours d’art dramatique enfin pour certains en créant une école, le Santa Claus Conservatory dont 1800 Santas sont membres et apprennent tout ce qui est utile à leur « carrière » de Santa Claus. Nous sommes loin du Santa Claus égrillard de certaines publicités américaines : « Ils se considèrent comme des ambassadeurs d’amour et d’espoir, d’attention à l’autre et d’optimisme », explique le directeur de cette école pour Santas Claus professionnels.
« Je crois que nombre de Santas veulent réellement représenter et perpétuer cette idée que représente Santa Claus ou ce qu’il représentait dans leur jeunesse. Ce n’est pas un job, c’est la vie. » L’un est maire de sa ville, d’autres font du bénévolat à côté d’une vie professionnelle. Et lorsqu’ils travaillent, ils avertissent leur patron qu’ils auront besoin de deux semaines de congé en décembre…



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