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Trump, Jérusalem et les Palestiniens

 

Claudine Castelnau

 

 

11 décembre 2017

Durant la campagne présidentielle, Donald Trump avait promis de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. Et voilà que ce président américain, jamais en reste d’une polémique, vient de mettre le feu aux poudres en annonçant le 6 décembre que la question était tranchée : l’ambassade américaine sera bien installée à Jérusalem.

« C’est un sujet qui revient tous les 6 mois sur la table du président américain : l’épineuse question du transfert de l’ambassade américaine en Israël, de Tel Aviv à Jérusalem, un transfert prévu par une loi votée par le Congrès américain en 199  » rappelle le Journal du Dimanche, et pour empêcher ce transfert, les présidents américains doivent signer un decret de renoncement. »

En annonçant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, malgré toutes les mises en garde s’il touchait au symbole politique et religieux de la ville, d’embrasement du Proche-Orient. Ce qui revient à adopter une posture politique clivante par rapport aux pays occidentaux qui refusent de reconnaître la prééminence d’Israël sur la ville, prééminence déclarée unilatéralement en 1980 comme « capitale éternelle et indivisibles d’Israël » avec l’intention affichée ainsi de l’annexer entièrement.

Les Occidentaux veulent que la question de Jérusalem que se disputent Israéliens et Palestiniens soit réglée dans un accord global entre les deux parties. Immédiatement après la déclaration de Donald Trump, le Hamas, mouvement palestinien islamiste a menacé d’une nouvelle Intifada et le secrétaire général de l’OLP (mouvement de libération de la Palestine ) a prévenu que les Etats-Unis, s’ils passaient à l’acte seraient disqualifiés comme médiateurs au Proche-Orient, alors qu’une nouvelle feuille de route pour la paix au Proche-Orient devait être présentée au début de 2018, par l’équipe de conseillers, dont le gendre de Trump, qui y travaillent depuis des mois.

De même la Jordanie, gardienne historique des Lieux saints musulmans de Jérusalem, a mis en garde contre une décision qui risque d’entraîner la région dans de nouveaux affrontements entre Israéliens et Palestiniens. Le chef de la Ligue arabe a déclaré : « Cela ne servira pas la paix et la stabilité, au contraire cela nourrira le fanatisme et la violence. »

Quant à la communauté internationale, elle considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé depuis la guerre des Six Jours en 1967 et de plus en plus annexé illégalement par Israël.

« Depuis les Accords d’Oslo, il existe un large consensus pour considérer que Jérusalem-Est a vocation à devenir la capitale d’un futur Etat palestinien », rappelle Le Figaro.  La position de la communauté internationale au sujet de Jérusalem n’a guère varié depuis 70 ans sur la moitié orientale où se trouvent la Vieille ville et les lieux saints des trois grandes religions monothéistes [le mur des Lamentations pour les juifs, la basilique du Saint-Sépulcre pour les chrétiens et l’esplanade des Mosquées avec la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam]. La reconnaissance de son statut de capitale par les États-Unis serait, du point de vue, [de la droite au pouvoir en Israël] une victoire. De nombreux Palestiniens estiment au contraire qu'elle consacrerait l'échec de leur rêve d'indépendance. »

Le Monde écrit que le Président français a rappelé à Donald Trump auquel il a téléphoné : « La question du statut de Jérusalem devra être réglée dans le cadre des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, visant particulièrement à l’établissement de deux Etats vivant côte à côte en paix et en sécurité avec Jérusalem pour capitale. » Une position traditionnelle de la France partagée par les autres membres de l’Union européenne.

 

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Les réactions sont nombreuses après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d’Israël. « America first » peut-être, comme le proclamait à son installation le Président des Etats-Unis, mais  ce n’st pas « America alone », commente un politique américain !

Réactions aussi des Eglises de Jérusalem qui rappellent que la communauté internationale avait refusait de reconnaître la demande d’Israël d’avoir Jérusalem comme capitale tant que le statut final de la ville ne serait pas celé par un accord de paix avec les Palestiniens.

La Croix du 7 décembre cite ces 13 leaders chrétiens, orthodoxes, anglicans, protestants, catholiques qui ont signé une déclaration commune et s’inquiètent de la répercussion qu’aura la décision unilatérale sur les pourparlers de paix. « Tout changement soudain causerait des dommages irréparables », mettent-ils en garde dans une lettre envoyée au président américain le 6 décembre. « La Ville sainte, affirment-ils encore, peut-être partagée (...) une fois que le processus politique libérera les cœurs des peuples qui y vivent des conditions de conflit et de destruction dont ils font l’expérience. [L’initiative de Donald Trump ne fera, selon eux] qu’accroître la haine, le conflit, la violence et la souffrance à Jérusalem et dans toute la Terre Sainte. »

Et à l’approche de la fête de Noël, les responsables chrétiens demandent à Donald Trump de ne pas « priver » Jérusalem de la paix et d’aider au contraire à la « construire ».

Quant au CRIF,(Conseil représentatif des institutions juives de France) il se réjouit de cette « décision historique » de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu : « Ce choix est la meilleure réponse aux tentatives de falsifications historiques menées inlassablement par les pays arabes et les palestiniens à l’Unesco et à l’ONU sur le statut de Jérusalem » affirme le président du CRIF. Et le président du Consistoire juif a exprimé sa satisfaction et salué « la reconnaissance d’une vérité historique et du lien plurimillénaire du peuple juif avec la ville sainte ».

D’autres voix au sein de la communauté juives se sont heureusement élevées, peu nombreuses, qui défendent la fondation de deux Etats côte à côte et rappellent, comme l’historienne Esther Benbassa, « le poids de la ville de Jérusalem comme symbole pour les Palestiniens aussi bien que pour les Israéliens ».

Enfin des dizaines de milliers de musulmans ont manifesté dans plusieurs pays arabes ou asiatiques mais la mobilisation la plus forte jusqu’ici a été observée en Jordanie, le seul pays arabe à avoir avec l’Egypte signé la paix avec Israël en 1994. Et le Conseil français du culte musulman a appelé à la prière, à trouver une « issue pacifique » à Jérusalem et dit « l’inquiétude et l’incompréhension des musulmans ».

 

 


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