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Anniversaire des 95 thèses de Luther

 

Claudine Castelnau

 

 

30 octobre 2017

31 octobre 1517, c’était il y a tout juste 500 ans, Luther le moine affichait ses 95 thèses théologiques sur la porte d’une chapelle à Wittenberg, en Allemagne. Prélude à la Réforme protestante. Les rencontres, colloques, publications ont raconté l’événement depuis l’année dernière et ce week end c’était le grand rassemblement national de la Fédération protestante « Protestants en fête », à Strasbourg.

Comme le protestantisme est « tendance » ces temps-ci, les médias ont couvert abondamment l’événement. Le quotidien catholique La Croix, par exemple, avec une interview le 27 octobre du pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération proptestante de France : « Qu’est-ce qu’être protestant aujourd’hui en France ? », lui demande-t-on.
Réponse : « C’est vivre sa foi, avec tranquillité et sérénité, dans un cadre souple et fraternel, sans attendre de parole en surplomb. Dans ce contexte, on peut inventer des formes de vie d’Église qui tiennent compte de la pluralité et de la diversité. »

Et encore, cette question régulièrement posée aux protestants : « On a parfois du mal à percevoir ce qui unit les différents courants du protestantisme. Quel est le socle commun ? »
Réponse : « C’est le rapport au texte biblique qui unit tous les protestants, et c’est précisément parce que le texte peut être interprété que nous sommes si divers. Lorsque nous allons au culte, c’est pour nous mettre à l’écoute, de la Parole de Dieu et de la prédication. La place de la gratitude, de la louange, est aussi centrale, aussi diverses soient-elles, car la conviction du salut par la grâce est le fondement de notre foi. Cela passe beaucoup par la musique, par le chant de l’assemblée. D’ailleurs, Martin Luther a lui-même composé de très nombreuses hymnes. »

Question : « Que dire de l’évolution du protestantisme, notamment à la lumière d’une enquête Ipsos parue en ce mois d’octobre et publié par l’hebdomadaire Réforme ? »
Réponse du Président : « Le protestantisme attire de nouveaux venus, des hommes et des femmes issus de la tradition catholique ou de l’athéisme, preuve de sa bonne santé. Cela veut dire que la foi protestante fait sens dans la société d’aujourd’hui. On observe aussi, grâce à cette enquête, que le protestantisme est désormais présent dans toutes les couches socioprofessionnelles et pas uniquement dans les milieux favorisés. Ce n’est donc pas la religion élitiste que l’on a parfois caricaturée. Aujourd’hui, le protestantisme est multicolore. »

Le pasteur Clavairoly conteste aussi la notion de « néoprotestantisme » qui serait en phase avec l’individualisme, une idée développée par Régis Debray dans son livre Le nouveau pouvoir.
Réponse : « Le protestantisme n’a pas œuvré en faveur de l’individualisme mais bien de l’avènement du sujet, responsable et capable, dans le droit fil de la parole du Christ. Par ailleurs, je ne pense pas que l’on puisse parler “d’américanisation” du protestantisme français. C’est méconnaître notre réalité actuelle. Il y a certes une diversification et une évolution de cette confession chrétienne, mais davantage en provenance des Églises issues de l’immigration que des États-Unis. »

Enfin, dernière question : « Que peut apporter le protestantisme aujourd’hui dans la société française ? »
Réponse : « Le protestantisme a trois vocations à sa portée.
La première, c’est de rendre accessible le message biblique à tous.
La deuxième, c’est l’apprentissage permanent du débat, avec les risques que cela comporte et que le protestantisme a toujours été prêt à prendre.
La troisième, qui s’inscrit dans la même veine, c’est de jouer un rôle de facilitateur dans le dialogue interreligieux. Il faut aussi mentionner l’engagement social des protestants, unanimement reconnu, par le biais d’institutions telles que la Cimade, l’Armée du salut, la Fédération de l’entraide protestante [...] au service des plus fragiles depuis de nombreuses années.

 

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Autre article, paru dans le quotien Libération le 26 octobre, avec pour titre : « Pourquoi le protestantisme est-il tendance ? » Oui, pourquoi ?
« Le protestantisme en France ? Il va bien, merci. [...] Sa progression démographique est réelle. Et constante. Comme le rappelle l’historien Patrick Cabanel :  « Depuis Louis XIV jusqu’au général de Gaulle, les protestants représentaient grosso modo 2 % de la population française. Il y a une dizaine d’années, ils atteignaient les 2,5 %. Et depuis, ils ont sauté la barre des 3 %, selon ce sondage Ipsos.

Rien de spectaculaire non plus  [...]  Ce n’est pas, en tous cas, « la bombe démographique » que Régis Debray voit arriver dans les banlieues [...] Le philosophe y met en cause, de manière virulente, ce qu’il appelle le néo-protestantisme, porteur à ses yeux d’une américanisation (pour lui, macronienne) de la société.

Or la minorité protestante demeure bien une minorité», relève Libération. Géographiquement il y a même des « zones sinistrées », note un pasteur cité. Dans ses bastions ruraux historiques, telles que les Cévennes, « le protestantisme s’est un peu reposé sur ses heures glorieuses, sans aller à la rencontre de ceux qui n’étaient pas protestants », dit-il. Sa bonne santé, en fait, se manifeste surtout dans les grandes villes et les banlieues. Là, le protestantisme a reçu le renfort de deux types de populations très différents : l’un issu de l’immigration, principalement en provenance d’Afrique, l’autre de jeunes urbains, en recherche spirituelle.

En banlieue parisienne, l’un des phénomènes religieux marquants est l’éclosion d’un grand nombre églises évangéliques africaines. Moins spectaculairement, le protestantisme dit historique (issu de la Réforme du XVIe siècle et d’implantation ancienne) se renouvelle également. A l’opposé du courant évangélique conservateur, ce protestantisme-là bénéficie d’une image de modernité, moins dogmatique et moins crispée sur les questions bioéthiques [que les évangéliques].
Il y a deux ans, Eglise protestante unie de France (Epuf) a ainsi décidé d’autoriser (non sans débat interne) la bénédiction de couples homos. Et Libération concluait : « A Strasbourg, ce week-end, les protestants français chercheront aussi ce qui fait leur unité... »
Pas sûr ! L’unité n’est pas le souci premier du protestantisme ! Contrairement au catholicisme…

 


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