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Birmanie

les musulmans Rohingya

 

 

Claudine Castelnau

 

 

30 septembre 2017

« La situation des musulmans Rohingya en Birmanie est enracinée dans le nationalisme bouddhiste », explique l’agence Associated Press. Les préjugés et l’hostilité auxquels les Rohingya subissent vient d’une forme souvent violente de nationalisme bouddhiste qui a resurgi au moment de la dictature militaire. Plutôt que de reconnaître ce que les Nations-Unies dénoncent comme un « nettoyage ethnique » avec au moins un million de Rohingya obligés de fuir le pays, le mois passé, les Birmans les considèrent comme une atteinte leur souveraineté et considèrent que le futur de la Birmanie est d’être une nation majoritairement bouddhiste et les Rohingya des migrants illégalement installés en Birmanie.

« On les considèrent comme des étrangers tentant de s’infiltrer dans le pays et les bouddhistes les plus violents les voient comme un danger pour le bouddhisme. Alors que les Rohingya ont des racines anciennes en Birmanie comme ceux qui ont organisé leur oppression. Non reconnus comme un groupe ethnique, ils sont un mélange de musulmans et de migrants venus du Bangladesh et du Bengale et vivaient paisiblement jusqu’à l’arrivée des Britanniques.
L’installation d’Indiens et de musulmans venus travailler en Birmanie a provoqué un fort ressentiment parmi les Birmans qui les accusent d’avoir pris des terres et du travail.
Les moines bouddhistes ont impliqués dans le nationalisme naissant et les Birmans, expliquent un spécialiste de la région, se sont sentis doublement colonisés : par les Indiens et par les Britanniques.

Et lorsque les Britanniques ont été chassés par les Japonais en 1942, les nationalistes birmans et les bouddhistes se sont retournés contre les musulmans, dont les Rohingya, accusés d’être des alliés des Britanniques. Et des milliers furent tués.

La Birmanie est presque à 90 % bouddhiste et la religion a toujours été un sujet important jadis et aujourd’hui, fortifiée par l’engagement des moines bouddhistes dans le mouvement nationaliste. Durant la dictature militaire, les Rohingya ont été discriminés, on leur a refusé la nationalité birmane et les nationalistes ont prétendu faussement à coup de statistiques qu’ils étaient dangereusement nombreux pour la nation birmane alors qu’avant leur récent exode ils étaient 1 million sur une population de 53 millions de Birmans.

« Les événements dans le monde, la montée de groupes militants islamistes et l’islamophobie montante à l’Ouest, jouent leur rôle. C’est important de prendre sérieusement en compte la peur de la conquête musulmane, c’est le résultat de 50 ans d’isolement de la Birmanie, de violence, d’insécurité, d’injustice durant la dictature militaire », explique un anthropologue.

Aung San Suu Kyi, arrivée au pouvoir en 2015, suscitait beaucoup d’attentes. Sous la surveillance des militaires encore puissants, elle déçoit profondément et a semblé ne pas comprendre le scandale et le choc que la situation des Rohingya provoque dans les démocraties. Elle oublie toute l’attention portée sur son sort pour la protéger du pire et l’admiration suscitée par la résistance.
Est-ce son bouddhisme qui l’empêcherait de montrer de la compassion ? De la compassion active ?

 

 

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