Michel Leconte
-
Porter sa croix
Dans les évangiles, « porter sa croix » ne renvoie pas d’abord à l’acceptation résignée de petites difficultés quotidiennes, mais à une métaphore radicale, puisée dans le contexte romain de l’exécution. Porter sa croix, c’est d’abord, littéralement, le sort du condamné qui marche vers sa mort (Mc 8,34 ; Mt 16,24 ; Lc 9,23). La croix est l’instrument infamant réservé aux… Lire la suite
-
Jésus à Marie de Magdala (Jn 20.11-18)
Ce récit joue tout entier sur un malentendu fécond : Marie cherche un cadavre, et c’est un vivant qui se tient devant elle ; elle cherche un lieu, et c’est une relation qui lui est rendue ; elle cherche un passé, et c’est un avenir qui s’ouvre. Tout commence par des larmes. Elles ne sont pas seulement… Lire la suite
-
Les Pèlerins d’Emmaüs
Luc 24, 13-35 Je marche avec lui sans le savoir. Il est là, présent dans la banalité du chemin, dans la conversation déçue, dans le ressassement d’une espérance brisée. Il ne s’impose pas comme une évidence, il ne s’annonce pas comme une certitude. Il accompagne, il écoute, il laisse dire la perte, la mort, l’échec.… Lire la suite
-
Fin de vie
Quelques mises au point Voir aussi sur ce site : Michel Leconte Fin de vie Dans le Décalogue, l’interdit « Tu ne tueras pas » (Ex 20,13) vise l’homicide, c’est-à-dire la suppression violente d’une vie humaine contre la volonté de celui qui la porte. Il protège la personne contre l’arbitraire d’autrui, contre l’appropriation de sa… Lire la suite
-
A propos de « sacrifice »
Michel B, je ne conteste pas l’idée de don total de Jésus-Christ, mais je conteste qu’on y emploie le terme de sacrifice. Je conteste le mot « sacrifice », parce qu’il réintroduit une théologie archaïque de la victime offerte au Père, alors que Jésus n’a pas « offert sa mort » : il a offert sa vie, et sa mort… Lire la suite
-
Fin de vie : après la proposition de sénateurs
Le dernier mot de l’Assemblée, ou le dernier renoncement. La bataille sur la fin de vie n’est pas terminée. Elle ne fait que commencer. Après le passage au Sénat, le texte reviendra à son point de vérité : l’Assemblée nationale. En remplaçant le « droit à l’aide à mourir » par une vague « assistance médicale à mourir », le… Lire la suite
-
Sans l’au-delà, plus de foi ?
Alors ce n’est pas à Jésus qu’on croit, c’est la mort qu’on refuse. Il y a quelque chose de profondément obscène dans une grande partie du christianisme contemporain : l’idée largement partagée que la foi n’aurait plus aucun sens s’il n’y avait rien après la mort. Comme si Dieu n’était intéressant qu’à condition d’offrir une survie. Comme… Lire la suite
-
Pour ceux qui ne connaissent pas Jésus
Jésus n’est pas d’abord une religion, encore moins un système moral. C’est un homme qui a pris radicalement au sérieux la vie humaine telle qu’elle est : fragile, blessée, conflictuelle, mortelle. 1. Il n’a pas commencé par exiger, mais par accueillir. Jésus ne demande pas d’être pur pour être aimé. Il part de là où les… Lire la suite
-
Genèse de l’homme
À propos de Genèse 1, 26-27 L’affirmation de la Genèse selon laquelle l’homme est créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1, 26-27) peut être lue comme profondément anthropocentrique, voire narcissique, surtout lorsqu’elle est détachée de son contexte symbolique et projetée sur une représentation de Dieu pensée à la manière d’un Sujet suprême, tout-puissant,… Lire la suite
-
Critique de Nicée et de la divinité du Christ par Jacques Pohier
Critique de Nicée et de la divinité du Christ par Jacques Pohier voir aussi sur ce site d’autres articles de Michel Leconte concernant Jacques Pohier La structure de la doctrine de Nicée On ne comprend les définitions du concile de Nicée que si l’on voit qu’elles sont d’abord et fondamentalement guidées par la question du salut, et non par… Lire la suite