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SpiritualitÉ des images

 

Le Prophète


Ex-Trace Art

 

ou le sens augmenté de la Vie

 


Béatrice Hollard-Beau

 

Faculté protestante de théologie de Paris
83 boulevard Arago, Paris 14e

tlj sauf le dimanche
Entrée libre

jusqu’au 14 février 2018

 

Conférences

mercredi 7 février à 19 h 30
Laurent Gagnebin : L’œuvre d’art ou le sublime ordinaire
Marc Boss : Entre mystique intemporel et révolution sociale les arts visuels dans la théologie de Tillich

 

Gilles Castelnau

1er février 2018 

Des tableaux impressionnants, très grands et aux couleurs puissantes saisissent le visiteur dès l’entrée de l’exposition et réduisent au silence. Énormes, presque monochromes, peints à grands coups de brosse, ils génèrent une atmosphère que l’on dirait peut-être menaçante.

Mais ils sont accompagnés chacun d’un assez long texte explicatif qui provoque réflexion et interrogation personnelle.

Le pasteur Béatrice Hollard-Beau met ainsi en corrélation sa peinture dont la spiritualité protestante émane de son étude de la Bible, avec le texte biblique lui-même, qu’elle écrit scrupuleusement à côté en lettres rouges. Elle y ajoute sa méditation, vécue dans un recueillement contemplatif qu’elle nous invite à partager et à prolonger nous-même.

Cette mise en parallèle de la peinture avec le texte biblique et le poème méditatif entend faire naître en nous un espace de sens, une signification accrue, des traces de vie.

L’aspect redoutable de ces visages terrible reflète évidemment l’état d’esprit déprimé de notre société et son angoisse immanente.

Mais les textes bibliques cités et les prières contemplatives adjointes évoquent – pour les croyants – le visage défiguré du Christ méprisé et crucifié, la présence aimante et fraternelle du Dieu qui partage la douleur des hommes.

Il est frappant de remarquer que cette exposition du pasteur Béatrice Hollard-Beau a lieu à Paris en même temps et en contre-point de celles, sinistre de Jean Fautrier au musée d’Art moderne de la Ville de Paris (voir ici sur ce site) dont les personnages sont représentés sans un sourire, sans un regard de vie, les traits tirés sans expression et qui ne semblent connaître qu’une vie sans âme et sans humanité.

Et tout au contraire des souriants peintres du bonheur que sont Pierre Gilles à la galerie Templon (voir ici sur ce site) dont le « goût du mystique » jette un regard tolérant, positif et fraternel sur une l’humanité telle qu’elle est dans sa diversité éthique souvent condamnée.

Le pasteur Béatrice Hollard-Beau se situe sans doute à mi-chemin et en tension avec ces deux autres manières de voir.

 

Voici quelques exemples de cette exposition (les textes sont de Béatrice Hollard-Beau)

 

Tableau 1 : Sans se souvenir de la fraternelle alliance

Ainsi parle l’Eternel : « à cause du triple, du quadruple crime de Tyr, je ne le révoquerai pas, [mon arrêt] ; parce qu’ils ont livré des captifs, sans se souvenir de la fraternelle alliance. » (Amos 1,9)

Ils ont livré les captifs sans se souvenir de la fraternelle alliance.
La fraternelle alliance n’est pas l’alliance fraternelle.
Ne pas se souvenir de la fraternelle alliance, c’est ne pas se souvenir que Dieu est d’abord un frère qui fait alliance avec l’homme, en son Esprit et en son corps.
Alors que l’alliance est bénédiction, son sang de péché le recouvre lui voile la bouche. Il meurt.
Livrer le captif sans se souvenir de la fraternelle alliance, c’est l’empêcher que sa peau soit étanche du dedans,
C’est voiler sa parole,
C’est faire apparaître son péché, trois crimes, et que quatrième ?
C’est le rendre impur, lui qui est héritier de l’alliance.


L’Esprit nous vivifie


Vous êtes une lettre du Christ, pas écrit avec de l'encre, mais avec l'Esprit. Pas avec des tables de pierre passagères, mais avec l'Esprit du Dieu vivant qui dure. Il nous rend capable d'être ministre d’une nouvelle alliance, non pas de la lettre mais de l'Esprit car la lettre tue et l'esprit vivifie. (2 Corinthiens 3, 3-6)

L'Esprit vivant donne à l'homme non pas un visage selon la lettre, mais trois,
quatre visages selon l'Esprit.
Le visage ne s'arrête pas au visage, il et formé de quantité de visages.
Ses propres visages, et ceux des autres, qui donnent le visage selon l'Esprit,
un visage changeant, dessiné de tous, mobile, visible et invisible ; il est vie.
Il est vie car il construit d'autres visages qui contiennent le Christ.

Dans le visage selon l'Esprit, les figures ne sont pas fermées, il ne s'arrête pas
au jugement définitif, il ne laisse l'autre évoluer en d'autres visages, jusqu'à approfondir son propre visage et à trouver le Christ.
Mais où est le Christ ?
Là tu ne te trompes pas, tu le trouves dans chaque coin de visage, quand s'échappe une larme,
larme de crucifixion larme d'impuissance, car qu'est-ce qu'une larme si ce n'est l'impuissance.
Tu communies aux larmes, l'eucharistie aux larmes...
Dans cette eau, tu trouves le Christ.
Et là, Tu reçois le visage de vie, le visage selon l'Esprit quand tu es secoué d'impuissance, et que des visages rencontrent le tien. Tu rencontres le Christ.
Alors l'Esprit te rencontre et tu deviens visage selon l'esprit capable en le
Christ de rendre capable, par l'Esprit, car la lettre tue et l'Esprit vivifie.
Amen en Christ.


 

Psaume 139, Sonde-moi, ô Dieu

Sonde-moi, ô Dieu et connais mon cœur ! Éprouve-moi et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie et conduis-moi sur la voie de l’éternité. » (Psaume 139, 24)

 

Je confesse que je suis une vraie merveille

 

Je confesse que je suis une vraie merveille Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. (Psaume 139.14)

Tu m’as trouvé !
Menton en galoche, serais-je prétentieux ?
Car je confesse que je suis une véritable merveille…
Tant d’encre a coulé sur ces mots présomptueux
et pourtant ce n’est pas ce que j’ai dit en hébreu :
« je confesse que j’ai été distingué de tes œuvres merveilleuses. »

A cet instant, je découvre la trace de Ton œuvre merveilleuse en moi
J’en ai des traces.

Je confesse que j’ai de toi en moi.
Je confesse que je suis une vraie merveille, car je te contiens.
Tel un bocal rond je t’enserre. C’est moi qui t’enserre.
Christ merveilleux a germé en moi ;

J’ai été roulé dans le sein de ma mère.
Je suis ovifère tout rond en œuf.
Tu m’abrites dans le sein de ma mère, en moi.

Je suis une vraie merveille de toi. Je suis en toi. Tu es mon Dieu,
tu es en moi.

Je veux germer de toi, infini et éternel lumière d’espérance.
je veux rebondir du temps, telle une bille de gomme.
je veux rebondir d’espace créer, aimer, oublier
je suis une vraie merveille, je veux observer l’espace infini. Libre

Dans ce trou d’œuf près à germer, je veux y déposer ta trace. Te déposer.
Évoluer, en libre merveille.
Par tes pensées innombrables, faire éclater ton Esprit.


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