Prier pour une souffrance particulière ?

Par

pasteur, professeur de théologie à Norwich, Vermont, États-Unis

Traduction Gilles Castelnau

Question

Si l’on ne croit pas en un Dieu interventionniste, peut-on néanmoins le prier pour une souffrance ou une cause particulière ?

Réponse de Carl Krieg

Je dirais à la personne concernée par un malheur :

« Pensez à un moment émouvant de votre existence. Par exemple un instant vécu en communion avec quelqu’un ou un enthousiasme qu’a provoqué en vous le spectacle grandiose de la beauté de la nature. Un moment où vous avez dépassé les soucis et des préoccupations quotidiennes et où vous avez été habité par la Transcendance. C’est alors que vous êtes entré en contact avec Dieu. » 

De tels moments s’élargissent, se multiplient et on prend de plus en plus conscience de la Présence divine. Cette Présence qui n’est pas froide et neutre, mais chaleureuse et aimante. On prend alors, de plus en plus conscience, du fait que nous baignons dans un immense amour cosmique. Nous comprenons que ce n’est pas seulement un médecin que nous consultons, mais une concrétisation de cet amour. Nos amis sont, eux aussi, des incarnations du grand amour. 
C’est à travers un tel réseau de relations positives que survient l’apaisement de notre tourment et notre prière se fait action de grâce.

Une autre dimension offre encore un réconfort ultime. Celle de notre existence terrestre dont la fin ne signifie pas que nous cesserons d’exister : Nous retournons tous dans l’au-delà à la Source de l’Amour dont nous sommes issus et qui imprègne toute vie. L’amour dont nous faisons toujours l’expérience dans la vie autour de nous est une bienveillance universelle adressée à chacun en tant qu’individu. Dieu nous aime tous, il vous aime, il m’aime. Rendons-lui grâces !

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