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Peder Balke, « Vue du Cap Nord »  1847


« La vue du Cap Nord »

 

 

Peder Balke

1804-1887

 

Musée du Louvre

aile Richelieu, 2e étage, salle D

(Tableau du mois en mars 2012)

 

 

 

Gilles Castelnau

.

11 mars 2012

 

En plus de « la vue du Cap Nord » qu’Elisabeth Foucart-Walter, conservateur en chef au Département des peintures au musée du Louvre a choisi comme tableau du mois, on peut voir au Louvre 26 autres peintures de paysages norvégiens de Peder Balke.

Tous provoquent la même émotion dans l’esprit du visiteur. La lumière froide d’aquarium, l’absence de mouvement et de vie dans ces paysages immobiles, la présence minuscule d’hommes et de bateaux sur le point de se trouver peut-être figés dans la glace font naître en nous un silence intérieur presque angoissant : comment l’homme peut-il vivre dans cette immensité mortelle, entre l’obscurité menaçante à peine percée par une lumière glauque ?

Ce sentiment de l’insignifiance humaine se débattant au sein de la profondeur infinie de la nature et typique du romantisme de l’époque qui valorise par là même le courage et de force intérieure de l’homme qui ose affronter la puissance de ces forces de mort.

On se souviendra que si les pays du soleil avaient imaginé l’enfer de Satan brûlant dans les flammes et l’eau bouillante, les nordiques avaient au contraire décrit dans leurs littérature religieuse un enfer glacé.

 

Vue de Drammen

 

Peder Balke vient à Paris en 1845-47. Il savait que Louis-Philippe avai,t à l’âge de 22 ans, voyagé en Norvège. Il avait même été le premier Français à gagner le cap Nord et en avait gardé une certaine fierté puisque, devenu roi, il avait envoyé une frégate porter sur les lieux son buste en bronze !
Il écrivit au roi une lettre que cite Elisabeth Foucart-Walter :

[…] Comme Norvégien, je me suis appliqué surtout à peindre des vues et des paysages de mon pays montagneux, pays qui offre tant de scènes de grandeur et de déserts. J’ai trouvé un intérêt particulier à parcourir le Nordland et la Finmarck, provinces les plus septentrionales de ma patrie, pour que l’art en puisse profiter, là où les îles, les rochers et les écueils avec leurs sauvages nudités, en conflit avec la mer, étonnent au même degré le studieux peintre et le voyageur épouvanté. C’est dans ces lieux où l’on prononce le nom de Votre Majesté avec vénération et avec intérêt pour un peuple à moitié sauvage mais honnête et bien pensant, qui ne pouvait prévoir il y a un demi-siècle que le modeste voyageur qui se trouvait parmi eux et qui, par ses bontés, gagna leur estime et respect, et leur amour, était destiné à la suite, de monter sur un des plus brillants des trônes [...]

Le roi fut séduit par ces souvenirs datant de plus de 50 ans. Il se souvenait d’un peu du norvégien qu’il avait appris à l’époque, se piqua de le parler, quoique bien maladroitement, précise Elisabeth Foucart-Walter et commanda une série de 33 paysages du nord de la Norvège destinés au château de Versailles.

Mais c’est alors que survint la Révolution de 1848 et l’irruption de la Seconde République. Louis-Philippe abdiqua, s’enfuit en Angleterre et… les tableaux demeurèrent dans un placard du Louvre. Ils ne furent jamais exposés jusqu’en l’an 2001 ! Ils sont désormais exposés dans la salle D du département de la peinture nordique au même 2e étage du pavillon Richelieu.

 

Vue de Fugler-Öe (L’ile aux oiseaux)

 

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