Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


Spiritualité des images

 

 

Femme-chien


Paula Rego

 

œuvres de 1988 à 2010

 

Centre Culturel Calouste Gulbenkian

39 boulevard de La Tour Maubourg,  Paris 7e

 

entrée libre

jusqu’au 1er avril 2012

 

Gilles Castelnau

.

25 février 2012

Quel choc de découvrir dans ce bel hôtel particulier de l’élégant 7e arrondissement de Paris, de monstrueux tableaux saisissants de vulgarité et de méchanceté inhumaine !
C’est l’œuvre de Paula Rego, artiste portugaise contemporaine (elle a 77 ans). Elle vit paisiblement en Angleterre où elle s’est mariée et où elle est couverte d’honneurs. La reine Élisabeth II l’a faite « Dame commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique » et va l’inviter à ses noces de diamant. Elle est déjà Grand-croix de l'Ordre de Sant'Iago de l'Épée (Portugal, 2004) et docteur honoris causa de la Winchester School of Art, de l’University of East Anglia, de la Rhode Island School of Design et de l’Université d’Oxford.

L’angoisse intérieure, la révolte, la cruauté, le mal être qu’elle met dans sa peinture sont sans doute nés lors de son enfance au Portugal lorsque le général Franco faisait régner dans tous les domaines de la vie l’atmosphère de plomb de sa dictature, malsaine et révoltante.
Elle avoue mêler le plaisir de la destruction au plaisir de la création artistique.
Le corps musclé, raide et sans grâce de ses femmes révèle, comme en un interminable cauchemar, un mal-être intérieur qui ne peut s’exprimer que dans les hurlements agressifs et haineux de scènes impensables. Lorsque la ville de Cascais, station balnéaire chic au nord de Lisbonne, a souhaité lui dédier un musée, elle a fait part de son désir d’un espace « amusant, simple, vivant, avec plein de joies et beaucoup de malices ». Quel contraste avec l’esprit satanique qui se dégage de ses œuvres !

« Être une femme-chien, a-t-elle écrit, n’est pas nécessairement se sentir opprimée. Cela n’a rien à voir. Dans ces tableaux, toutes les femmes sont des femmes-chiens, non pas opprimées mais au contraire puissante. Il est bon d’être bestial. On se sent bien lorsqu’on mange, qu’on est hargneux, qu’on éprouve des sensations positives. Représenter une femme-chien est parfaitement crédible».

 

Femme-endormie

Ces femmes ne sont d’ailleurs pas misérables. Elle ne sont ni pauvres ni en haillons. Vêtues bourgeoisement, elles évoquent sans doute le monde qui était celui de Paula Rego dans son enfance au Portugal. Celle-ci s’y représente peut-être elle-même, évacuant ainsi ses névroses et sans y voir rien de déplaisant.
Au contraire, dit-elle, c’est « l’art (traditionnel) qui est répugnant et qu’il faut éviter... C’est le grotesque qui est magnifique ».

 

Blanche Neige et sa belle-mère

Il faut sans doute que les Portugais qui sont extrêmement fiers d’elle et les Anglais qui la portent aux nues, reconnaissent leurs propres complexes et s’en libèrent en regardant ses tableaux. Les Français que l’on appâte en leur offrant à cette exposition une entrée gratuite, réussiront-ils à entrer dans cette ambiance maléfique ? Le visiteur se le demandera !

 

Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.