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SpiritualitÉ des images


 



Oriental Poppies

 

Georgia O’Keeffe


 

Centre Pompidou

jusqu'au 6 décembre 2021

 

Gilles Castelnau

 

 

18 septembre 2021

Il y a vraiment beaucoup de monde, surtout des jeunes, qui visitent avec intérêt les nombreux tableaux (il y en a cent) de cette femme américaine qu’ils ignoraient.
Ils sont silencieux et manifestement saisis par l’esprit puissant qui se dégage de ces toiles, une énergie vitale flamboyante de couleurs et de lumière.
Quels que soient les sujets que représente ou qui inspirent Georgia O’Keeffe, c’est toujours la même force intense de vie qui en émane et… qui comble nos esprits déprimés par l’ambiance actuelle !

« Oriental Poppies », 1927 (ci-dessus en exergue) Elle a toujours peint des fleurs mais peut-être sous l’influence de son ami le photographe Stiglitz, elle les « agrandit » jusqu’à leur faire déborder le cadre, comme si un élan intérieur surpuissant leur donnait une dimension cosmique.

 




Evening 1917

Jusqu’à l’âge de 30 ans elle est dans le Texas rural. Elle se laisse imprégner par le souffle des paysages et l’immensité des couchers de soleil que, mystique, elle réussit à représenter dans la corolle d’une fleur – qui est peut-être plutôt un soleil couchant ?

 

New York Street with Moon, 1925


En 1918 elle quitte le Texas et vient rejoindre à New-York son ami Stiglitz enthousiaste de ses œuvres et qu’il entend promouvoir. C’est désormais le monde vertical des gratte-ciel : elle peint le monde depuis sa fenêtre du 30e étage du Shelton : l’immensité du cosmos dépasse, dans sa vision stylisée, la haute taille des bâtiments mais à la lumière du ciel répond la – plus grande encore – la lumière des lampadaires !

 

White Birch, 1925


Le bouleau blanc qu’elle a vu dans un parc, déploie ses branches dans une étonnante lumière dorée qui émane évidemment du cœur même de son auteur.

 

The Barns, Lake George, 1926


Ces granges de l’État de New-York évoquent sans doute pour l’auteure celles de son enfance rurale. Leur austérité n’a, pour elle, rien de sinistre. D’ailleurs la lumière brille dans les petites fenêtres : quoique catholique, Georgia o’Keeffe, sait voir comme les protestants, la dignité de l’homme dans la sobriété de ses expressions qui n’expriment ni tristesse ni dépression.

 

Taos Pueblo, 1929/1934


Georgia 0’Keefe a quitté New-York et est retournée dans son Ancien Mexique. Terre écrasée de soleil, couleurs vives, une nature violente pour une personnalité forte et épanouie.

 

 

Church Steeple, 1930


Une église toute simple dans un pays pauvre, pour Georgia 0’Keefe un regard élevé vers le ciel, une spiritualité sincère et paisible.

 

Easter Sunrise, 1953


Elle voit, dans ce paysage aride et raide, les rayons en forme de croix du soleil levant. Des arbres dont, à sa lumière, les feuilles verdissent, par contraste peut-être avec les arbres du bas demeurant dans une triste grisaille.

 

Black Door with Red, 1954

En 1962, à l’âge de 75 ans, Georgia 0’Keefe devient la 55e membre de l'Académie américaine des arts et des lettres.
Quatre ans plus tard elle est faite membre de l'Académie américaine des arts et des sciences.
A 98 ans, elle reçoit la National Medal of Arts.

 

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Excellente conférence vidéo de Didier Ottinger 

 

 

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