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SpiritualitÉ des images


La Danse, 1906


Derain 1904-1914

la décennie radicale

 

Centre Pompidou

jusqu’au 29 janvier 2018

 

Gilles Castelnau


 

6 novembre 2017

André Derain vient d’être présenté jusqu’à ces derniers jours au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, en compagnie de son ami Balthus.
(voir sur ce site) et voici au Centre Pompidou une grande exposition de ses œuvres de jeunesse.

C’était l’époque où il était « fauve ». Ce surnom avait été inventé lors du Salon d’Automne de 1905 par le critique Louis Vauxcelles. Celui-ci avait remarqué un charmant petit buste paisible et doux au milieu de tableaux violents comme ceux de Matisse et Vlaminck et notamment, ceux de Derain. « On dirait un Donatello chez les fauves ! » s'était-il écrié.


Portrait d‘Henri Matisse, 1905

 

La peinture d’André Derain n’est pourtant pas très brutale. Ses couleurs ne sont jamais vraiment agressives et le dessin de ses silhouettes qui n’est, évidemment pas très raffiné, ne déforme pas la réalité.
La commissaire de l'exposition, Cécile Debray, a fait écrire sur le mure cette citation de Derain : « En somme, rien n'est plus difficile que la simplicité » (1904)

Madame Derain en vert, 1907

 

Une grande énergie se dégage néanmoins de ses toiles. On est loin de la douceur et de la paix des peintres impressionnistes qui aiment à représenter le scintillement de la lumière sur l’eau des rivières dans le calme de la nature.


La Rivière (Après-midi d’été, Bords de Seine à Chatou) hiver 1904-1905

 

On parlera d’expressionnisme pour qualifier les œuvres des « Fauves » qui « expriment » de façon puissante l’élan intérieure qui les anime.
La phrase que voici de Derain le dit bien : « Quitter ainsi les formes du réalisme pour entrevoir un peu l'abstraction morale d'une chose et de l'idée qu'on s'en fait habituellement. » (12 novembre 1903) 

Derain est contemporain de Picasso installé à Montmartre au Bateau-Lavoir, qui s’essaye à la sensibilité de sa période rose en peignant des saltimbanques et va basculer dans le cubisme avec ses Demoiselles d’Avignon.
Il y a aussi Modigliani qui vient d’arriver d’Italie et vient lui aussi au Bateau Lavoir, bien différent de ses compagnons avec ses portraits de femmes longilignes.
Braque, qui a aussi le même âge imagine le cubisme en s’obligeant à intégrer toutes les formes dans des carrés ou des cubes.

 

Vue sur la Tamise, Londres, 1906-1907

 

Période d’imagination extravagante s’efforçant de contourner le style embourgeoisé de la Belle Époque parisienne.

 

Le Bal à Suresnes, 1903



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