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Musulmans,
nous vous respectons
et nous vous aimons

 

Appels
aux musulmans
aux juifs sioniste et non-sionistes
aux chrétiens
protestants et catholiques

en faveur de l’estime, du respect
et de l’attachement réciproque

Articles et appels
dont certains ont paru dans
Le Monde et Témoignage Chrétien
à nos frères musulmans et arabes
(ou les concernant)

 

Roger Parmentier

 

éd. L’Harmattan
94 pages, 11 €

 

.

Recension Gilles Castelnau

 

 

9 novembre 2011

Le pasteur Roger Parmentier que son engagement fraternel passé et actuel envers les juifs n’empêche pas de militer passionnément aujourd’hui - comme il l’a fait dans le passé - pour la cause des musulmans, publie aujourd'hui cette série de courts articles.
Il a écrit lui-même la plupart mais inclut parmi eux un texte du pasteur Étienne Mathiot et le discours du président Barack Obama à l’université Al Azhar du Caire.

En voici quelques extraits.

 

 

page 7

La situation est sans doute plus grave que nous ne l’imaginons
et pour tout le monde

Autocritique

Nous avons réussi à indigner et à exaspérer bon nombre de Musulmans qui sont devenus des « islamistes », dangereux pour eux-mêmes et pour tous.

Notre arrogance envers l'islam depuis des générations, nos colonisations en Asie, en Afrique et même en Europe, le soutien à la colonisation israélienne, nos « Missions » (réputées évangéliques) utilisant parfois des moyens de séduction et de pression inqualifiables, nos exploitations économiques éhontées, la dévalorisation des cultures musulmanes, et même les abominables « croisades », dont le souvenir demeure cuisant puisqu'ils nous appellent les « Croisés » ; et ajoutons aussi nos alcoolismes, nos indécences et nos immoralités, nous devrions comprendre qu'ils nous trouvent intolérables.

Certes, ils ne sont pas irréprochables, non plus.

Mais l'accumulation de nos abominations exige que nous changions les premiers. Reconnaissons nos torts et réparons nos injustices et nos mépris. Si nous voulons enlever les « pailles » fondamentalistes et intégristes de certains Musulmans, commençons par enlever les « poutres » fondamentalistes protestantes et intégristes catholiques - d'urgence !

Pratiquons (s'il en est encore temps) le prophétisme autocritique plutôt que les autojustifications.

paru dans Réforme
28 avril 2004

 

 

page 10

Appel aux porte-parole des Églises de France

 

[…]
Et nous demandons à nos frères musulmans, bien que nous ne l'ayons pas mérité : Puisque vous appelez Allah, clément et miséricordieux, ayez la bonté d'être vous-mêmes cléments et miséricordieux envers nous et envers tous. Et si possible ne tombez pas dans le piège (que nous n'avons que trop connu hélas !) de vouloir être une religion mondiale non seulement dominante, mais dominatrice.
Merci

juillet 2005

 

 

 

page 15

Appel aux chrétiens
à l'occasion d'un colloque
sur le dialogue islamo-chrétien

Face à la montée des intégrismes
commençons par enlever
nos « poutres » fondamentalistes

 

[…]
Renonçons à ce qui « survalorise » notre foi
(et dénigre, disqualifie celle des autres)

Dans le Nouveau Testament, Jésus est déclaré « plus grand » qu'Abraham, que Jacob, que Moïse, que David, que Salomon, que Jonas, etc., et d'une façon générale que tous les champions du judaïsme (et à plus forte raison du paganisme). Il convient certainement de renoncer à tout ce qui survalorise note foi :

Notre Dieu est le plus grand (ou le seul grand) le seul vrai Dieu,
Notre Révélateur est supérieur aux autres (« Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands »)
Notre Ecriture sainte est infaillible et l'interprétation que nous en donnons, la seule légitime ;
Notre communauté de croyants est le seul « peuple élu » ; une terre sainte lui a été promise et à lui seul,
Nos lieux sacrés sont plus saints que les autres (Hébron, Jérusalem, le Saint Sépulcre, Rome, Wittenberg, Genève...).

Dans l'Église primitive, certains ont « reconnu » en Jésus le Messie le Fils de Dieu, Dieu lui-même. D'autres ne l'ont pas fait (cf. À l'aube du christianisme, une étonnante diversité - François Vouga, Ed. du Moulin) qui dans l'ensemble ont été balayés par l'Histoire ou les « Frères ».

Ne peut-on laisser la question ouverte ? Ne peut-on avoir des échanges fraternels à ce sujet, chacun tentant d'examiner plus à fond sur quoi reposent ses convictions et les raisons des convictions d'autrui ? On peut se demander si les diverses « survalorisations » n'ont pas provoqué des malentendus inutiles au cours des siècles entre juifs et chrétiens, mais aussi entre chrétiens et musulmans, et si elles ne constituent pas un obstacle supplémentaire face à nos sociétés sécularisées ?

Reconnaissons nos torts. Peut-être n'est-il pas trop tard ?

2000

 

page 37

 

Jésus, les musulmans et nous
Étienne Mathiot

 

[…]
Souvenons-nous que les descriptions du Coran
sont réduites à l'essentiel, elles sont concises et sommaires, édifiantes et simples. Mohammed pratique l'art de la litote : sous une apparence banale se cachent de profondes réalités.

D'autre part, et cela semble contradictoire, le Coran accueille volontiers le légendaire et le merveilleux, peu de psychologie (à part la sourate XII sur Joseph...). Aucune ressemblance avec les cycles de David ou de Job tels que la Bible nous les présente et qui atteignent à l'ampleur des tragédies classiques.
Le Coran emploie relativement peu de mots (c'est son rythme qui est de la grande poésie) et même si Mohammed a été l’objet et le sujet de hautes révélations, rien ne nous interdit de penser que par moment, il subissait l'influence des récits apocryphes, qui circulaient aux portes de l'Arabie, chez les Juifs du Yémen, chez les moines de Syrie, et sans trop oser, n'étant pas spécialiste, nous aventurer dans un domaine mal exploré, nous pouvons supposer que les caravanes qui sillonnaient le Proche-Orient, ne transportaient pas seulement des marchandises, mais véhiculaient des fragments de tradition orale ou écrite remaniées à l'infini et qui sur les événements de la Révélation ajoutaient des développements pleins d'imagination.
Louis Gardet savant islamologue, pense que le Protévangile de Jacques et les Evangiles apocryphes de l’enfance, sont pour quelque chose dans la mention des gestes de Jésus dignes d'un thaumaturge, et surtout dans ces courts récits où Jésus, au berceau, parle déjà comme un homme d'âge mûr, voir Sourate V verset 110.

Revue Foi et Vie

 

 

page 52

Discours du président Barack Obama au Caire

[…]
Je suis venu ici au Caire
en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas et qu'ils n'ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l’Amérique et l'islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.

Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l'espace de cet après-midi, je n'ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont ont menés au point où nous sommes maintenant. Mais je suis convaincu que pour aller de l'avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre cœur et que trop souvent nous n'exprimons qu'à huis clos.

Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l'écoute et d'apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d’entente. Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la Vérité ». (Applaudissements). C'est ce que je vais essayer de faire aujourd'hui - de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.

4 juin 2009

 

 

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