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Ces étranges chrétiens

qui mésestiment Jésus

 

 

Roger Parmentier

 

 

 

11 juillet 2011

C’est invraisemblable : ils lui doivent tout, car sans Jésus de Nazareth il n’y aurait pas eu de christianisme, en tout cas pas celui que nous avons connu. Mais très tôt ils se sont débarrassés de lui, avec sans doute les meilleures intentions du monde, parce qu’ils croient avoir inventé beaucoup mieux, le Christ, le Super-Christ, le Jésus-Christ. Il convient de dire Super car en ce temps là des christs, des messies chefs de bandes pullulaient. Et ils ont imaginé que Jésus pouvait être l’un d’entre eux, peut-être supérieur à la plupart d’entre eux. D’autant plus qu’il parlait beaucoup d’entrée dans le règne de Dieu et donc on s’imaginait facilement que ce serait lui qui allait rétablir le royaume d’Israël à l’encontre des Romains impérialistes et colonisateurs...

Et donc, quand au lendemain de la mort de Jésus ils ont élaboré le portrait robot du Super-Messie, ils ont été enchantés de leur trouvaille. Enfin un chef, un kyrios, un « fils de Dieu », et même carrément un « Dieu », comme l’empereur de Rome lui-même. Et comme tout était parti de la « rumeur de Jérusalem » selon laquelle on aurait trouvé son tombeau vide et que des anges, de la part de Dieu, avaient déclaré qu’il avait repris vie, on se mit à l’appeler « le Christ ressuscité ». C’était prodigieux et exaltant. Peu coûteux, aussi. Juste une « trempette » et l’adhésion à un credo invérifiable à divulguer. A côté de cela l’évangile de Jésus faisait pâle figure, le suivre dans des conditions précaires et risquées, le dépouillement des armes et des richesses ; le renversement des mentalités et des comportements,  en affrontant les oppositions et les haines des puissants et des religieux, c’était infiniment plus audacieux et difficile.

On se mit donc à mésestimer Jésus et jusqu’à l’oublier ! Avez-vous remarqué que dans le fameux « credo », dit Symbole des Apôtres, Jésus n’a pas existé, ou plus exactement il n’a fait que naître (il n’y était pas pour grand chose), souffrir et mourir (idem). Et dans les célèbres épîtres de son auto-proclamé apôtre (à la fureur des autres) du grand persécuteur des chrétiens dans un premier temps, Saül de Tarse, il n’est pas question de Jésus, de son enseignement, de son cheminement sur les routes de Palestine et jusqu’à Jérusalem (la « gueule du loup ») « qui tue les prophètes et lapide ceux qui lui sont envoyés », pas trace du Sermon sur la montagne, des béatitudes, des prédications aux foules et aux particuliers, de la porte étroite pour entrer dans le Règne de Dieu, d’être parfaits comme votre Père céleste est parfait, miséricordieux comme il est miséricordieux, et ses formules inoubliables, la paille et la poutre, le riche, le chameau et le trou de l’aiguille, la brebis perdue, la maison bâtie sur le roc ou sur le sable, le délai accordé à l’arbre stérile, mais aussi les merveilleuses paraboles : l’invitation au festin, le serviteur impitoyable, le trésor dans le champ, le père miséricordieux et ses deux fils ; et tant d’autres merveilles…

Tout cela n’intéresse pas les chrétiens, leur credo, leurs liturgies, les épîtres de Paul, Pierre, Jacques ou Jean n’en font nulle mention. Pour eux ce qui compte (à part le « petit Jésus » évidemment muet) c’est le crucifié (livré à la mort atroce par son « Père ») et le ressuscité (si l’on en croit la grande malade « guérie », Marie de Magdala) et quelques « apparitions » dont les récits vont s’embellir et se multiplier plus le temps passe...) ; ce qui compte s’est un Super-Christ auquel tout pouvoir a été donné dans le ciel et sur la terre (et qui va pouvoir les confier à l’empereur et au pape, qui en feront l’usage que l’on sait, massacrant, conquérant, brûlant vifs les hérétiques et les Juifs, organisant d’abominables croisades contre Musulmans et Cathares, ordonnant ce qu’il faut croire et penser), légitimant les horribles chrétientés orthodoxes, catholiques, protestantes...

Quel malheur ! Quelle pitié !

Mais peut-être se lèvera-t-il à nouveau d’authentiques disciples de Jésus, vivant et proclamant son véritable évangile ?

 

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