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Jésus n’est pas ressuscité, mais...

 

Roger Parmentier

 

L’Harmattan

62 pages. 10 €

 

Recension Gilles Castelnau

 

.

 

4 mai 2010

C’est par ce texte que l’éditeur présente ce pamphlet brûlant d’un pasteur passionné par l’Évangile :

Jésus n'est pas ressuscité. L'affirmation de la Résurrection de Jésus, prodigieuse et invraisemblable était crédible en des temps crédules surtout sur le plan religieux. Ces temps n'ont pas complètement disparu. Mais ils sont en forte régression dam nos sociétés sécularisées. Néanmoins, l'affirmation « Christ est ressuscité » reste le pilier fondamental de toutes les confessions chrétiennes. Elle nous a été martelée, imposée depuis deux mille ans.
Si le Judaïsme et l'Islam, par exemple, ont été combattus, c'est principalement à cause de leur refus de la rumeur de Jérusalem affirmant la résurrection de Jésus, élevée au rang de doctrine obligatoire, qu'ils ont été rejetés, maltraités. Si l'on enlève ce pilier fondamental, tout le système doctrinal s'effondre.

Habituellement, ce sont les courants rationalistes qui contestent (avec raison) ce genre de doctrine. L'originalité de cet exposé c'est d'être réalisé par quelqu'un qui se veut disciple de Jésus et dont la vocation de pasteur a été reconnue par son Église, longtemps bibliste, exégète, auteur d'actualisations de la Bible et de transpositions culturelles.
C'est pour avoir découvert dans les Écritures, le processus d'invention de cette doctrine, qu'il en est venu à la rejeter fondamentalement.

 

Voici quelques passages

page 34

Jésus n'est pas Jésus-Christ, Dieu merci !

Jésus n'est pas le Jésus-Christ qu'on vous a présenté, le Jésus-Christ des Eglises des traditions, des doctrines, des liturgies, des prédications.

Jésus n'est pas ce personnage céleste et divin qui serait à adorer, cette deuxième personne d'une Trinité impensable ; il n'est pas le fondateur de la théocratie chrétienne, la chrétienté dominatrice qui lui aurait fait horreur ; il n'a institué ni religion, ni église, ni sacerdoce, ni hiérarchie. Tout cela a été inventé par les générations « chrétiennes » successives et d'une façon ou d'une autre, nous a été imposé. On nous a obligés à croire que Dieu l'avait fait mourir « pour expier nos fautes et un prétendu péché originel », on nous a martelé que son cadavre avait repris vie, qu'il était un Christ ressuscité et qu'en plus il était allé aux enfers et qu'il siégeait sur un trône à la droite de Dieu... et beaucoup d'autres choses semblables.

Jésus de Nazareth, au contraire, a été un simple homme de foi et de courage, s'inscrivant dans la lignée des sages de tous les peuples, s'efforçant de trouver pour tous les façons de survivre et de vivre ensemble ; s'inscrivant aussi dans le sillage des prophètes contestataires des injustices et des crimes, de la tyrannie des puissants de toutes sortes, mais aussi des prophètes utopiques, proposant un sauvetage de l'humanité et des jours heureux en recherchant la vérité dans tous les domaines, l'authenticité et non les illusions et les superstitions, bref le sauvetage de l'humanité si folle et si fragile.

 

page 41

L'échec de la « Résurrection »

Et puis on ne l'a pas laissé tranquille dans un tombeau discret. Sous la première impulsion d'une malade, d'une ancienne possédée sept fois (c'était la façon de parler des graves maladies, notamment psychiques), en principe « guérie », mais sans doute encore quelque peu exaltée, illuminée, a été lancée la folle idée de sa « résurrection », d'abord annoncée par des anges, personnages tout à fait crédibles comme on sait.
D'où la proclamation qui s'est propagée dans Jérusalem comme une tramée de poudre : Jésus ne serait pas resté mort, le troisième jour son cadavre aurait repris vie. C'est la « rumeur de Jérusalem » (comme on a parlé de la rumeur d'Orléans, à propos de faits imaginaires). Et ce sera l'explosion de la Pentecôte, une ville secouée et partagée, agitée au dernier degré entre ceux qui accordaient foi à ce « conte de fées pour grandes personnes » et ceux qui pensaient que c'était du délire.

Cette transformation fabuleuse de Jésus en Christ ressuscité a sans doute été son plus grave échec (dont il n'était pas responsable, évidemment). Car c'est sur affirmation d'un fait imaginé, imaginaire, que l'on va réaliser toute la construction doctrinale du « christianisme », invention qui aurait horrifiée et scandalisée Jésus. Mais depuis vingt siècles, c'est la doctrine qui nous a été imposée et dont nous avons toutes les peines du monde à nous dégager en retrouvant les paroles authentiques de Jésus, sa proposition du « règne de Dieu », immédiatement réalisable, si précieuse et grandiose.

 

page 46

- C'est ainsi que va être fondée et légitimée la théocratie chrétienne, la chrétienté : puisque Jésus, pardon, le Christ, est vraiment trop loin pour exercer ses pouvoirs sur la terre, deux candidats vont bientôt se présenter pour les exercer en son nom : l'empereur de Rome et l'Evêque de Rome, le Pape le « lieutenant du Christ » et le « vicaire du Christ ». Ces deux puissances vont s'associer pour contraindre, dominer, terroriser les populations. Cependant, bien sûr, chacune s'efforcera d'avoir la préséance sur l'autre.

- L'une des pires conséquences de la théocratie sera de considérer que tous les sujets d'un souverain « chrétien » sont membres de l'Eglise, alors que Jésus ne regroupait que les personnes qu'il avait appelées, à qui il avait adressé vocation.
D'ailleurs, Jésus n'avait jamais envisagé de constituer des Eglises ou une Eglise.
En appelant chacun à entrer dans le royaume de Dieu immédiatement, il ne voulait pas créer les institutions qu'on appelle Eglises ; mais simplement des sortes de fraternités, accueillant ceux qui ont répondu à son appel, de minuscules regroupements, des embryons qu'il compare à la plus petite semence, pour souligner leur extrême discrétion, leur caractère de familles presque cachées, non repérables, et surtout non ostentatoires...

- On dit parfois qu'avec l'Empereur Constantin (317) l'Empire romain s'est converti au christianisme. C'est plutôt l'inverse qui est vrai : le christianisme s'est converti au mode impérial de fonctionnement, autoritaire, cruel, dominateur. Pauvre Jésus !

- Il s'en est suivi toute espèce d'horreurs qui auraient indigné Jésus : persécution et mise à mort des hérétiques ; populations païennes à qui l'on offre d'être baptisées, comme la marque ineffaçable de toutes les bêtes d'un troupeau sinon massacrées, les abominables croisades contre des Musulmans vénérant Jésus, mais refusant sa divinisation et la « trinité » ; la mariologie ; la croisade contre les Albigeois, la persécution des Cathares, avec son cortège de tortures, de condamnations à mourir de faim et de maladie dans les « murs » insalubres, des emprisonnements infects. Et par-dessus tout les milliers, les dizaines de milliers de bûchers où l'on brûlait vivants d’autres « chrétiens », les vrais disciples de Jésus. Pauvre Jésus, qu’a-t-on fait de ta proposition salvatrice, aimante et généreuse ?

 

 

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