Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

 

 

Dieu est il une personne ?
 


 

 

Julian Mellado Hernandez

pasteur à Madrid


 
 


 

18 janvier 2012
 
 


On pose souvent cette question. Dieu est il une personne qui habite au ciel ? L'idée d'un Dieu personnel représente la tradition principale du christiannisme historique.
Çela vient de loin quand nos ancêtres croyaient en un monde en trois étages, le ciel où habite Dieu, la terre oú nous habitons et sous la terre le lieu des morts et même de l'enfer.
C´est l'idée d'un Dieu qui intervient de temps en temps pour aélliorer ce qui ne va pas bien dans le monde. 

Mais que savons-nous vraiment de Dieu ? Si nous disons qu'il est une personne, c'est un concept anthropomorphique. Mais si nous disons qu'il est impersonnel, nous faisons la même chose. En référence à ce qu'est l'homme, nous arrivons à la conclusion que Dieu ne peut être ainsi.
Mais les deux idées sont des langages humains, car au fond Dieu est l'indicible.
 


Mais nous ne pouvons pas rester en silence, car nous avons besoin de « dire » notre expérience, ce qui n'est pas sans nous et qui est plus que nous. Si nous n'en parlons, nous prenons le risque qu'il disparaîsse dans une nébulose. Nous parlons donc, plutôt de notre rencontre avec le mystère qui nous habite que de Dieu lui même. Alors tout langage sur Dieu doit être une image, un symbole ou une métaphore. Si nous n'avons pas un savoir, nous avons ce qui appartient au « croire ».
A ce que nous faisons confiance, à ce que je donne de « mon cœur ».
 


Si nous admettons que nous ne sommes pas capables de décrire Dieu est, et si nous ne prenons pas à la lettre les images que nous proposons, nous pouvons exprimer notre foi de diférentes manières. C'est dans la prière que nous « personnalisons » Dieu. S'il nous est nécessaire de penser à un interlocuteur pour exprimer ce que notre coeur a de plus profond, alors nous « parlons à celui qui est en nous et au delà de nous ». D´autres font l'expérience d'une force qui monte de l'intérieure et qui nous transmet une joie de vivre. Alors la prière devient méditation, une plongée dans les profondeurs de la vie, discernement d'une présence.
Mais à la lettre Dieu n´est ni une personne comme nous, ni simplement une force impersonnelle.
 


Mais alors qui est Dieu ? Peut être faudrait-il dire simplement qu'il est Dieu. S´il n'est ni une personne, ni une force impersonelle, il y a cependant quelque chose qui nous le fait concevoir ainsi. C'est à dire, qu'il y a en nous ce qui nous met en relation à lui. Nous faisons l´expérience d'une transcendence, en nous. La manière que nous répondons à cette interpellation nous suggère diférentes expressions de la spiritualité.
 


Essayons d'être d'accord sur un point. Nous pouvons parler d´une Présence en nous, qui vient pas de nous, et qui est plus que nous. Une Présence avec laquelle nous avons un « contact », d'une manière ou d'une autre. Il ne faut pas opposer l'idée de personnel et de l'impersonnel pour parler de Dieu. Marcus Borg dit dans son livre « The Heart of Christianity » que Dieu est une présence, plutôt qu'une force impersonnelle. Mais dire qu'il est une personne, es tune expression très limitée. Alors que nous pouvons employer les deux formules en étant conscients qu´ils ne sont pas des descriptions. D'une part nous dirons qu´il est le Fondement de l´Être", la Source de la Vie et de l´Amour ; d'autre part nous dirons « Père », « Mère » ou « ami ».
Selon les besoins de chacun nous établirons une relation diférente avec Dieu. Mème dans la liturgie nous employons les deux manières. Le danger est d'enseigner ces images comme des descriptions, et de les prendre à la lettre. Les deux langages se trouvent également dans la Bible. 
 


Et Jésus ? Il est l'homme qui a incarné cette réalité. Il a montré ce que cette Présence divine peut réaliser l'homme. Gràce a lui, nous identifions Dieu à la compassion, à l'amour, la justice et la vérité. Il est vraiment la personification du Divin, et la puissance de l'amour. Il est l'homme vrai en plénitude et la présence de Dieu au monde. Il nous appelle à le suivre, pour que nous aussi nous soyons une « incarnation, une présence de Dieu. Quand nous suivons Jésus, en vivant ces valeurs, celles du « Royaume de Dieu »,
l'invisible se fait voir. Dieu est là.
 


Dieu est il une personne ? Il n´est pas moins qu´une personne (il est plus) et plus qu'une force impersonnelle. Une Présence d´amour, de vie, de compassion, qui est dévoilé dans la vie de Jésus de Nazareth, qui peut nous aider à réconcilier les deux langages, les deux manières d'exprimer l'expérience de l'ineffable.
 


 

 

Vos commentaires et réactions
Retour à "textes espagnols en français"

 

adrid  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.