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Jose Antonio Pagola


prêtre catholique espagnol

 

transmis par le pasteur Julian Mellado

 

traduction Carlos Orduna

 

 

Le Père Jose Antonio Pagola, important théologien catholique espagnol, a aussi publié en 2007 Jesus, una aproximación histórica, traduit en anglais sous le titre Jesus, an Historical Approximation. Cet ouvrage lui vaut un procès en hérésie récemment ouvert par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du Vatican. (G.C.)

 


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A la manière de Jésus

 

8 mai 2012

Jésus prend congé de ses disciples. Il les a aimés jusqu’au bout. Il les a aimés du même amour qu’il a aimé le Père. Maintenant, il doit les quitter. Il connaît leur égoïsme. Ils ne savent pas s’aimer. Il les voit en train de discuter pour obtenir les premières places. Que deviendront-ils ?

Les paroles de Jésus acquièrent un ton solennel. Elles devront rester bien gravées dans leurs cœurs : « Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Jésus ne veut pas que sa façon d’aimer vienne à se perdre parmi les siens. Si un jour ils l’oublient, personne ne pourra les reconnaître comme ses disciples.

Il est resté de Jésus un souvenir inoubliable. Voici comment les premières générations résumaient sa vie : « Il est passé partout en faisant le bien ». Il était bon de le rencontrer. Il cherchait toujours le bien des personnes. Il aidait à vivre. Sa vie était une Bonne Nouvelle. On pouvait découvrir en lui la proximité bienfaisante de Dieu.

Jésus a une manière d’aimer qui ne trompe pas. Il est très sensible à la souffrance des gens. Il ne peut pas se dérober devant celui qui souffre. En entrant un jour dans le petit village de Naïm, il se trouve face à un enterrement : une veuve qui va enterrer son fils unique. L’amour de Jésus à l’égard de cette femme inconnue jaillit de ses entrailles : « Femme, ne pleure pas ». Celui qui aime comme Jésus soulage la souffrance des autres et essuie leurs larmes.

Les évangiles rappellent à maintes reprises comment Jésus captait de son regard la souffrance des gens. Il les regardait et il en était touché : il les voyait abattus, en train de souffrir ou comme des brebis sans pasteur. Il se mettait tout de suite à soigner les plus malades ou à les nourrir de sa parole. Celui qui aime comme Jésus, apprend à regarder avec compassion les visages des personnes.

Elle est admirable la disponibilité de Jésus à faire le bien. Il ne pense pas à lui-même. Il est attentif à tout appel, toujours prêt à faire ce qu’il peut. Il accueille un mendiant aveugle qui, sur son chemin, sollicite sa pitié et il l’accueille avec ces mots : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » C’est l’attitude de celui qui vit en aimant comme Jésus.

Jésus sait être avec les plus démunis. On n’a pas besoin de le lui demander. Il fait tout son possible pour soulager leurs souffrances, libérer leurs consciences et communiquer la confiance en Dieu. Mais il ne peut résoudre tous les problèmes de ces gens-là.

Il se consacre alors à poser des gestes de bonté : il embrasse les enfants de la rue : il ne veut que personne se sente orphelin ; il bénit les malades : il ne veut pas qu’ils se sentent oubliés par Dieu ; il caresse la peau des lépreux: il ne veut pas qu’ils se voient exclus. Voilà les gestes de ceux qui aiment comme Jésus.

 

 

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Un autre monde est possible

 

Nous ne savons pas avec certitude comment les disciples de Jean Baptiste ont réagi lorsqu’Hérode Antipas l’a emprisonné à la forteresse de Maqueronte. Nous connaissons la réaction de Jésus. Celui-ci n’est pas allé se cacher au désert. Il ne s’est pas non plus réfugié parmi ses parents, à Nazareth. Il a commencé à parcourir les villages de Galilée en prêchant un message original et surprenant.

L’évangéliste Marc en fait le résumé en disant qu’ « il s’en alla en Galilée pour y proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ». Jésus ne reprend pas la prédication de Jean-Baptiste et ne parle pas de son baptême dans le Jourdain. Il annonce Dieu comme quelque chose de neuf et de bon. C’est-là son message.

« Le temps est accompli ». Le temps d’attente vécu par Israël est fini. Le temps de Jean-Baptiste est aussi terminé. Avec Jésus, une nouvelle ère commence. Dieu ne veut pas nous abandonner face à nos problèmes, à nos souffrances et à nos défis. Il veut construire, ensemble avec nous, un monde plus humain.

« Le royaume de Dieu est proche ». Avec une audace étonnante, Jésus surprend tout le monde en annonçant quelque chose qu’aucun prophète n’avait jamais osé déclarer : « Dieu est déjà là, avec sa force créatrice de justice, en train d’essayer de régner parmi nous ». Jésus fait l’expérience de Dieu comme une Présence bonne et amicale qui tente de se frayer un chemin parmi nous pour humaniser notre vie.

C’est pourquoi, toute la vie de Jésus constitue un appel à l’espérance. Une alternative est possible. Ce n’est pas vrai que l’histoire doive se dérouler sur les chemins d’injustice que lui marquent les puissants de ce monde. Un monde plus juste et plus fraternel est possible. Nous pouvons modifier la trajectoire de l’histoire.

« Convertissez-vous ». Il n’est plus possible de vivre comme si rien n’était arrivé. Dieu demande à ses fils et à ses filles de collaborer. C’est pourquoi Jésus crie : « Changez votre façon de penser et d’agir » Ce sont les personnes qui doivent changer en premier. Dieu n’impose rien par la force mais il attire toujours nos consciences vers une vie plus humaine.

« Croyez à la Bonne Nouvelle ». Prenez-la au sérieux. Sortez de votre indifférence. Mobilisez vos énergies. Croyez qu’il et possible d’humaniser le monde. Croyez à la force libératrice de l’Evangile. Croyez que la transformation est possible. Mettez la confiance au cœur du monde.

Qu’avons-nous fait de ce message passionnant de Jésus ? Comment avons-nous pu l’oublier ? Par quoi l’avons-nous remplacé ? A quoi sommes-nous si occupés alors que nous savons qu’il faut d’abord « chercher le royaume de Dieu et sa justice » ? Comment pouvons-nous rester tranquilles lorsque nous constatons que le projet créateur de Dieu, celui d’une terre remplie de paix et de justice, est en train d’être anéanti par les hommes ?

 

 

 

 

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