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L’Évangile en relief

        Luc (année C)


Édition Olivétan

208 pages - 18 €


 

Michel Barlow



19 janvier 2016

Ce sont 60 mini-commentaires de passages de l'Évangile de Luc qui nous sont ici donnés, suivant la liste de lectures proposée conjointement par l'Église catholique et les églises protestantes.
Michel Barlow dispose d'une solide culture biblique. Il sait replacer un texte dans son contexte et mentionner les versets qui lui font écho, tant dans le Premier Testament que dans le Nouveau.
C'et donc une lecture intelligente et juste de l'Évangile de Luc qu'il nous propose dans de brefs commentaires très simples, souriants et... éclairant.
Nul doute que ce livre aidera ceux qui l'acquerront à un moment de méditation qui peut être quotidien et qui, sans prétention le rapprocheront de Dieu.

En voici deux passages.

 

 

page 41

Fête de l’Épiphanie

Quelle Étoile s'est levée ?

(Matthieu 2. 1-12)

La visite des mages à Jésus nouveau-né, relatée dans ce texte, est souvent qualifiée d'« épiphanie ». L’étude de la signification de ce mot peut se montrer très... éclairante !

Épiphanéïa dérive du verbe grec épiphaïnô : apparaître, pour une étoile (épi : au-dessus de ; phainô : briller, luire – épiphanès : brillant, éclatant). Ainsi, dans la fameuse scène du naufrage de Paul, « Ni le soleil ni les étoiles ne se montraient (épiphaïnontôn) depuis plusieurs jours ; la tempête faisait rage... » (Actes 27.20).

Mais, curieusement, ce terme n’apparaît pas dans le texte de Matthieu qui est proposé aujourd'hui à notre méditation. « Nous avons vu son astre à l'orient (en anatolè)..., disent les mages (Mt 2.2). On songe, en revanche, à la prophétie de Zacharie : « La bonté de Dieu grâce à laquelle nous visite le soleil levant (anatolè) - entendons le Christ - venu d'en haut pour éclairer (épiphanoï) ceux qui sont dans les ténèbres et l'ombre de la mort et nous guider au chemin de la paix... » (Luc 1.78-79). On rejoint aussi le thème johannique du Christ « lumière du monde et qui le suit ne marchera pas dans les ténèbres ; il aura la lumière qui conduit à la vie. » (Jean 8.12).

Au sens figuré, l’êpiphanêïa et le verbe épiphainô au passif désignent une manifestation de Dieu. Dans l'Épître à Tite, ils font allusion tout à la fois à l'Incarnation et au retour du Christ à la fin des temps : « Elle s'est manifestée (épiphanè), la grâce de Dieu source du salut pour tous les hommes » ; et elle nous indique comment vivre dans le présent, « en attendant dans la bienheureuse espérance la manifestation (épiphanéïan) de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ » (Tite 2.11, 13).

Parler d'épiphanie à propos de la visite des mages donne donc à la scène toute sa dimension théologique : Dieu se révèle à tous les hommes, même païens, et inaugure une ère nouvelle jusqu’à la plénitude des temps.

 

 

 

page 74

Dimanche de Pâques

« Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? »

(Luc 24.1-12)

Au matin de Pâques, cette question est adressée aux femmes « qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée. » (Luc 23.55 et 8.2-3). Elles avaient assisté à l'inhumation hâtive de Jésus par les soins de Joseph d'Arimathée (Luc 23.50-54). Rentrées chez elles, elles avaient « préparé aromates et parfums » (Luc 23.56), la coutume juive étant d'embaumer les cadavres. Elles attendent la fin du sabbat, donc l'aube du dimanche (Luc 24.1 ; Marc 16.1) pour accomplir ce cérémonial funéraire. Nul doute, dans leur esprit, que Jésus est bien « mort et enterré » !

Mais voici qu’elles trouvent le tombeau vide - et le retour à la vie de Jésus leur est confirmé par « deux hommes en vêtements éblouissants » (v. 4) : le même adjectif qui qualifiait le costume de Jésus lors de la Transfiguration (Luc 9.29) ! Elles ont rencontré deux hommes (andrès) ; mais dans la bouche des disciples d'Emmaüs qui relatent l'événement, cela devient « la vision d'anges » (Luc 24.23) !

Les deux... disons messagers (angeloï) leur apprennent que Jésus est ressuscité (ègerthè : littéralement, il a été relevé (v.6). Le titre qu’ils lui décernent Le Vivant mérite d'être analysé. Il se retrouve à plusieurs reprises dans l'Apocalypse, mais aussi dans l'Ancien Testament. L’expression « le Dieu vivant » y revient sans cesse (Josué 3.10 ; Ésaïe 37.4 ; Psaume 84.3, etc.) ; et pour les juifs, Dieu est si évidemment vivant que l'affirmer est une façon de solenniser un propos, voire un serment : « Aussi vrai que Dieu est vivant... » (Nombres 14.28 ; Osée 4.15, etc.). Ainsi, pendant le procès de Jésus, le grand prêtre l'adjure « par le Dieu vivant » de dire s'il est le messie (Matthieu 26.63).

Dire de Jésus qu’il est le Vivant, ce n'est donc pas seulement indiquer qu’il a triomphé de la mort, c'est affirmer sa nature divine - à la manière de Pierre à Césarée : « Tu es le Christ [celui qui a reçu l'onction de Dieu, qui est son envoyé], le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16.16). Comme en écho, le quatrième évangile fait dire à Jésus qu’il a été envoyé par le Père qui est vivant et que lui-même vit par le Père (Jean 6.57). Et l'Apocalypse va encore plus loin en affirmant que Jésus ressuscité est « le Vivant pour les siècles des siècles » (Ap 4.10) : Jésus le Christ domine non seulement la mort, mais le déroulement du temps : il est non seulement immortel mais éternel.

 

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