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Thérèse de Lisieux

 

la confiance et l'abandon

 

 

Textes choisis et présentés par Patrick Autréaux

 

Ed. Points. 95 pages, 5 €

 

24 juin 2008

Thérèse de Lisieux (1873-1897) ou Thérèse de l'Enfant Jésus est l'une des saintes les plus populaires dans l'Église catholique. Le pape Jean-Paul II l'a nommée « docteur de l'Église ». Elle est entrée, à l'âge de 15 ans au Carmel de Lisieux où elle s'est trouvée sous la direction de sa soeur bien-aimée et vénérée, Mère Agnès de Jésus, à la demande de laquelle est écrit les pages que voici. Ses quatre sœurs étaient également en religion.

Voici des extraits des pages qu'elle écrivit et qui montrent le style de sa spiritualité.


.

 

p. 43

L'année qui suivit ma profession, c'est-à-dire deux mois avant la mort de Mère Geneviève, je reçus de grandes grâces pendant la retraite [...] J'avais alors de grandes épreuves intérieures de toutes sortes (jusqu'à me demander parfois s'il y avait un Ciel). Je me sentais disposée à ne rien dire de mes dispositions intimes, ne sachant comment les exprimer, mais à peine entrée dans le confessionnal je sentis mon âme se dilater. Après avoir dit peu de mots, je fus comprise d'une façon merveilleuse et même devinée... mon âme était comme un livre dans lequel le Père lisait mieux que moi-même... Il me lança à pleines voiles sur les flots de la confiance et de l'amour qui m'attiraient si fort mais sur lesquels je n'osais avancer. Il me dit que mes fautes ne faisaient pas de peine au Bon Dieu, que tenant sa place, il me disait de sa part qu'Il était très content de moi...

Oh ! que je fus heureuse en écoutant ces consolantes paroles !... Jamais je n'avais entendu dire que les fautes pouvaient ne pas faire de peine au Bon Dieu, cette assurance me combla de joie, elle me fit supporter patiemment l'exil de la vie... Je sentais bien au fond de mon coeur que c'était vrai car le Bon Dieu est plus tendre qu'une Mère, eh bien, vous, ma Mère chérie, n'êtes-vous pas toujours prête à me pardonner les petites indélicatesses que je vous fais involontairement ?... Que de fois n'en ai-je pas fait la douce expérience !... Nul reproche ne m'aurait autant touchée qu'une seule de vos caresses. Je suis d'une nature telle que la crainte me fait reculer; avec l'amour non seulement j'avance mais je vole...

 

 

p. 60

Vous le savez, ma Mère, j'ai toujours désiré d'être une sainte, mais hélas ! j'ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu'il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans le cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté; me grandir, c'est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d'aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d'inventions, maintenant ce n'est plus la peine de gravir les marches d'un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m'élever jusqu'à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j'ai recherché dans les livres saints l'indication de l' ascenseur, objet de mon désir et j'ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Éternelle : Si quelqu'un est TOUT PETIT qu'il vienne à moi.  Alors je suis venue, devinant que j'avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel, j'ai continué mes recherches et voici ce que j'ai trouvé : Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux ! Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n'ai pas besoin de grandir, au contraire, il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus.

 

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Paroles de Thérèse mourante dite à sa sœur Mère Agnès. En rouge les remarques de Mère Agnès.

p. 85 

Les mouches la tourmentaient beaucoup mais elle ne voulait pas les tuer.

Je leur fais toujours grâce. Elles seules pourtant m'on fait de la misère pendant ma maladie. Je n'ai qu'elle: d'ennemies et comme le bon Dieu a recommandé de par donner à ses ennemis, je suis contente de trouver cette petite occasion de le faire.

Je voulais prendre une mouche qui l'importunait.

Qu'est-ce que vous allez lui faire ?

Je vais la tuer.

Oh ! non, je vous en prie.

 

 

p. 88

Je ne m'attendais pas à souffrir comme cela; je souffre comme un petit enfant...

... Je ne voudrais jamais demander au bon Dieu des souffrances plus grandes. S'il les augmente, je les supporterai avec plaisir et avec joie puisque ça viendra de lui. Mais je suis trop petite pour avoir la force par moi-même. Si je demandais des souffrances, ce seraient mes souffrances à moi, il faudrait que je les supporte seule, et je n'ai jamais rien pu faire toute seule.

 

 

p. 89

Je souffre beaucoup, mais est-ce que je souffre bien ? Voilà !

 

 

Dans la même collection voir

Thérèse d'Avila
François d'Assise

voir aussi sur ce site

Victor Sion : Chemin de prière avec Thérèse de Lisieux

 

 

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