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Comment comprenez-vous
Jésus-Christ ?

 

 

Antoine Nouis

 

néo-barthien 
pasteur à l'Église réformée de l'Annonciation, Paris 16e

 

Gilles Castelnau : L'appellation de « néo-barthien »te convient-elle, qui connote à la fois une nuance d'orthodoxie protestante, de tradition et d'ouverture ?

 

Antoine Nouis : Karl Barth a été un théologien majeur du 20e siècle ; il m'a inspiré dans mon cheminement, comme beaucoup, et je me reconnais volontiers dans certains de ses propos. Si j'accepte l'appellation néo-barthien, c'est à cause du préfixe « néo » qui permet de dire sa reconnaissance pour un théologien sans se sentir lié par la lettre de ses propos.

 

Gilles Castelnau : Parle-nous de Jésus-Christ.

 

Antoine Nouis : Posons-nous d'abord, plus fondamentalement, la question de savoir qui est Dieu ou plutôt quels sont les moyens que nous avons de connaître Dieu.
Si une de mes sources est la pensée néo-barthienne, une autre est la tradition rabbinique. Nous trouvons dans la pensée juive une notion très forte et très belle : l'idée selon laquelle on ne peut pas dire grand chose de Dieu. Les rabbins disent par exemple que la question « Dieu existe-t-il  ? » n'est pas pertinente. Le verbe « exister » implique une inscription dans le temps et dans l'espace. Puisque Dieu est créateur du temps et de l'espace, il est au-delà, ou en deçà, du temps et de l'espace. Ainsi le verbe « exister » n'est pertinent pour rendre compte de Dieu.
On dira de Dieu qu' « il est » et non qu' « il existe », ce qui est une façon de dire Dieu tout en disant que l'on ne peut pas dire grand chose de lui.

 

Gilles Castelnau : Dieu n'est pas un « être » à côté et en plus des autres « êtres » que sont les hommes, les animaux, les planètes. Il n'est pas quelque part « dans le ciel ».

 

Antoine Nouis : Aujourd'hui la science nous dit que la création a 15 milliards d'années, ce qui est un chiffre qui échappe totalement à notre imagination. Si Dieu est créateur d'un univers aussi immense, et s'il est au-delà de lui, il est dans une dimension qui nous échappe totalement et on ne peut vraiment rien dire de lui.
Il y a entre Dieu et nous, un million de fois plus de distance qu'entre une fourmi et le plus intelligent des humains. Dire quelque chose de Dieu revient à interroger une fourmi sur la théorie de la relativité d'Einstein !

 

Gilles Castelnau : On ne peut donc rien dire de Dieu.

 

Antoine Nouis : La seule chose que l'on peut dire de Dieu c'est ce que Dieu nous dit de lui-même. En tant que chrétien, mon acte de foi est de dire que ce que j'ai besoin de savoir de Dieu, et qui n'est qu'une infime partie de lui-même, m'est dit à travers Jésus-Christ.
Jésus-Christ est celui qui me permet, non pas de dire qui est Dieu, mais de connaître ce que je peux savoir de Dieu.
En dehors de Jésus-Christ, je ne peux rien dire. Dieu est plus grand que Jésus-Christ, mais avec Luther, je dirai que tout ce qu'est Dieu en dehors de Jésus-Christ m'est inaccessible.

 

Gilles Castelnau : N'y a-t-il pas un contraste entre cette immensité de Dieu et la personnalité de Jésus qui était un petit Palestinien de Nazareth, qui n'a jamais voyagé bien loin, qui n'a pas fait d'étude à l'étranger, en Grèce, qui n'a pas eu une grande culture, qui n'a jamais écrit de livres.
Un homme vivant une vie si rurale, si locale, peut-il avoir et nous transmettre cette conception de l'infini de Dieu ?

 

Antoine Nouis : C'est le grand paradoxe de la foi. En tant qu'homme, en tant qu'historien, je vois bien que Jésus-Christ a été un homme qui n'a vécu publiquement que trois ou quatre ans, qu'il n'a eu qu'une poignée de disciples, qui l'ont d'ailleurs totalement abandonné à la fin et qu'il est mort sur une croix. Dans une encyclopédie de l'histoire de l'humanité, une telle histoire ne mérite pas une demi-ligne.
Et pourtant, nous sommes en même temps obligés de reconnaître que ce « rien » est probablement l'événement qui a objectivement le plus influencé l'histoire de notre humanité. Si Jésus n'avait pas vécu, l'histoire des hommes aurait été radicalement différente.
Nous sommes donc devant le contraste d'une vie qui, en bien des points, était dérisoire et une vie qui a été le plus grand événement qui est arrivé à l'humanité. Ce paradoxe est-il dû à un simple hasard, à un concours de circonstances absolument extraordinaire, comme un battement d'aile de papillon qui, dit-on, peut déclencher un ouragan à l'autre bout du monde ? Ou derrière cet homme, derrière ses paroles, il y avait « quelque chose » de Dieu, suffisamment fort pour marquer notre humanité et la transformer profondément.

 

Gilles Castelnau : Ce « quelque chose » est donc la connaissance que Jésus nous transmet de Dieu.

 

Antoine Nouis : Est-ce même une connaissance qu'il nous transmet de Dieu ? Son enseignement, en termes de contenu, n'est pas énorme ! Il n'a pas écrit, comme Karl Barth, 26 volumes de théologie dogmatique ! En outre, la plus grande partie de ce que Jésus a transmis se trouvait déjà dans l'enseignement des rabbins de son époque.

 

Gilles Castelnau : Le rabbin Rivon Krygier nous disait l'autre jour que le Notre Père, qui est caractéristique de la prière de Jésus, se trouve en grande partie dans le Kaddish qui est une prière juive.

 

Antoine Nouis : Tout à fait. Les paroles que les Évangiles mettent dans la bouche de Jésus ont, pour la plupart, des parallèles dans l'enseignement des rabbins de son époque.

 

Gilles Castelnau : Qu'est-ce que Jésus nous a donc révélé ?

 

Antoine Nouis : Ce n'est pas un enseignement. C'est une façon d'être de Dieu. Dieu ne se révèle plus comme étant le Dieu tout-puissant, qui domine tout, le Dieu des forces naturelles, de la guerre, des événements, le Dieu du théisme.
Dieu se révèle comme un homme venu marcher au milieu des hommes pour leur dire le coeur de son Évangile : Aimez-vous les uns les autres... Dieu est pardon... vous pouvez vivre les mains ouvertes...

 

Gilles Castelnau : Ce Dieu que Jésus met devant nous, nous sauve. Ou est-ce Jésus qui nous sauve ?

 

Antoine Nouis : Puisque tout ce que nous savons de Dieu, c'est par Jésus que nous le savons, on peut dire les deux. « Sauver » est un mot difficile qui a un grand poids de malentendus.
En hébreu, le mot « salut » (dont Jésus porte le nom : « Yoshoua » signifie « l'Éternel sauve ») signifie « délier, élargir, desserrer ce qui est noué ». Le contraire du salut est ce qui est  « noué, enfermé ».
D'ailleurs en latin, pour dire « noué, enfermé », on dit « angustia » qui a donné le mot français « angoisse ».
Le « salut » est le contraire de l' « angoisse ».
L'angoisse est ce qui est confiné. Quand on manque d'air, quand les issues sont fermées, quand on est dans une impasse, qu'on ne peut pas s'en sortir, une ouverture se fait tout à coup : c'est cela le « salut ».

 

Gilles Castelnau : Quand le soir de Pâques disciples étaient enfermés dans une pièce fermée à clé par crainte Jean 20.19 Jésus ressuscité se présente au milieu d'eux et le jour de Pentecôte ils étaient également « tous ensemble dans un même lieu » Actes 2 2 le vent du saint Esprit se met à souffler et ils sortent parler à la foule.

 

Antoine Nouis : Dans le « salut » on ouvre les portes, on ouvre les fenêtres, on va à la rencontre du monde et de son prochain, libéré de ses angoisses. L'Esprit qui souffle à Pentecôte nous permet de respirer librement. Tous les mots décrivant le salut sont du même registre de la respiration, de l'ouverture.

 

Gilles Castelnau : C'est ainsi que Lévi, le collecteur d'impôts enfermé dans une profession méprisée de l'opinion publique de l'époque et coupable, est brusquement libéré et ouvert à une vie normale lorsque Jésus s'arrête devant lui et l'invite à le suivre Luc 5.27.

 

Antoine Nouis : Cet homme est libéré de la prison dans laquelle il était comme enfermé : prison du regard des autres, prison de sa profession, de sa honte. L'appel de Jésus ouvre une porte devant lui. Et l'évangile dit « il laissa tout, se leva et le suivit ».
Ce jour là, Lévi a entendu une parole qu'il n'avait jamais entendue, une parole qui lui présente une ouverture, une liberté, une « Bonne nouvelle »... une parole de « salut ». La Parole de Jésus est plus forte que tous les enfermements.

 

Gilles Castelnau : Le texte dit qu'il fait un festin à Jésus dans sa maison où « d'autres collecteurs d'impôts et gens de mauvais vie » étaient invités.

 

Antoine Nouis : Il invite toutes ses connaissances à se réjouir avec lui. Cette libération qu'il a vécue n'est pas triste. L'événement qui mérite bien une fête comme on fêterait la naissance d'un enfant.

 

Gilles Castelnau : Jésus se présente lui-même comme libéré des prescriptions de la loi interdisant à l'époque de fréquenter les pécheurs.

 

Antoine Nouis : Jésus est le maître du contre-pied ! Il répond toujours à ses interlocuteurs par surprise. Dans ses relations avec ses adversaires les Pharisiens ou avec ses amis les disciples, il se situe toujours à côté de ce que l'on attendait de lui.
On l'interroge au niveau religieux, il répond au niveau relationnel.
On lui reproche de ne pas se laver les mains selon les règles de purification, il répond que la Loi n'est pas importante.
Il ne répond pas directement à la question où on pensait l'enfermer, mais sa réponse ouvre une porte inattendue. Il est un esprit libre.
Dans cette série de huit rencontres, tous tes interlocuteurs ont une étiquette théologique (moi c'est néo-barthienne). J'accepte l'étiquette parce que ça sert à repérer les personnes, mais je sais en même temps que devant Dieu, les étiquettes ne servent à rien. J'ai parfois le sentiment que Jésus prendrait un malin plaisir à nous en débarrasser.

 

Gilles Castelnau : D'ailleurs Jésus a parlé à des gens qui n'étaient pas de sa religion. Le centurion de Capernaüm est païen Matthieu 8.5, la femme cananéenne aussi Matthieu 15.22.

 

Antoine Nouis : On peut même aller plus loin et remarquer que, dans les évangiles, ces deux personnes qui étaient étrangères à Israël sont les deux seules dont Jésus a dit qu'elles avaient une grande foi.
Cette remarque de Jésus est particulièrement choquante car elle signifie que pour Jésus, la grande foi est celle des personnes qui ne sont pas dans la vraie foi mais dans une mauvaise compréhension de la foi. Encore un contre-pied ! Dès que nous essayons d'enfermer Jésus dans notre compréhension, il passe par une porte latérale !

 

Gilles Castelnau : Pourtant , tu nous as dit en commençant que le seul qui te faisait connaître Dieu, était Jésus. Il est « le chemin, la vérité et la vie, nu ne vient au Père que par moi » Jean 14.6. Cela semble faire penser que ceux qui ne le connaissent pas ne connaissent pas vraiment Dieu.

 

Antoine Nouis : Quelqu'un qui essayerait de récupérer Dieu en en faisant une doctrine étroite contredirait la révélation de Jésus et ne serait pas dans la ligne de l'Évangile. L'Évangile nous dit à la fois que Jésus est le seul chemin et que dès que nous essayons de nous approprier ce chemin, il nous échappe !

 

Gilles Castelnau : Parlons du péché originel symbolisé par le fruit défendu qu'Adam et Eve ont mangé, d'après le récit de la Genèse. Est-il une bonne manière de présenter cet enfermement dont Jésus nous libère ?

 

Antoine Nouis : La meilleure présentation du péché originel que je connaisse est celle d'une légende arabe :

Chaque matin, Adam part à la chasse et Ève reste seule à la maison. Un jour Satan va trouver Ève et lui confie son enfant pour qu'elle le garde. Quand Adam revient de la chasse et qu'il aperçoit l'enfant, il se met en colère : Pourquoi as-tu accepté un enfant de Satan ? Il t'a dupée par ses mensonges. Adam prend l'enfant, le coupe en morceaux et les emporte au désert pour les éparpiller. Mais Satan, qui connaît les sortilèges, reconstitue son fils à partir des morceaux dispersés, et le conduit de nouveau auprès d'Ève pour qu'elle s'en occupe.
En apprenant la manoeuvre de son ennemi, Adam est pris de fureur. Il allume un feu et jette l'enfant dans les flammes. Puis il disperse les cendres à tous les vents. Mais Satan ordonne aux vents de lui rapporter les restes de son enfant, et le reconstitue. Il retourne près d'Ève et insiste pour qu'elle accepte de le garder encore une fois.
Adam revient, et laisse éclater sa colère. Il prend l'enfant, le tue pour la troisième fois, prépare un repas et le mange avec son épouse.
Quand Satan voit ce que l'homme et la femme ont fait de son fils, il dit : « C'est bien, j'ai atteint mon but ».
Et en parlant à son fils qui est entré en Adam et Ève, il ajoute : « Reste où tu es ».

Cette légende raconte que le mal est en nous. Nous ne sommes pas de purs esprits, transparents à notre propre parole. Nous sommes compliqués, noués, tordus, contradictoires. Nous voudrions aimer notre prochain et nous n'y parvenons pas vraiment. Nous voudrions être libres et nous n'y parvenons pas.
Le péché originel est de dire que ce n'est pas une faute d'être contradictoires et noués, cela relève de notre nature. L'homme est ainsi, plein de désirs impossibles.

 

Gilles Castelnau : Ce n'est donc pas parce que notre lointain ancêtre Adam aurait posé un acte dont nous ne serions pas responsables. Le péché originel est une façon mythique de décrire notre nature humaine.

 

Antoine Nouis : Exactement ! Ma relation à Dieu n'est pas pure, n'est pas transparente. Même notre foi est contradictoire. La parole de salut que l'on trouve dans l'évangile nous dit que ces contradictions, qui sont en nous, ne doivent pas être sources d'angoisse ou de peur, de culpabilité devant Dieu.
Le « salut » est cette grâce qui nous permet de croire que Dieu nous accueille tels que nous sommes. Il sait que nous ne sommes pas des anges. Tels que nous sommes, nous sommes aimés. Tels que nous sommes, nous sommes appelés à vivre l'Évangile.

 

Gilles Castelnau : Lorsque Jésus jetait systématiquement un regard de bienveillance sur tout son entourage, alors même que certains étaient peu sympathiques ou même haïssables, pécheurs, c'était donc avec le regard de Dieu qu'il nous regardait. C'est ainsi qu'il nous révèle Dieu.

 

Antoine Nouis : Je disais que tout ce que nous pouvons savoir de Dieu, c'est à travers Jésus-Christ que nous le savons. Nous pouvons ajouter que nous le savons aussi à travers son regard bienveillant. La seule catégorie de personnes vis à vis de laquelle Jésus a été sévère, ce sont les religieux qui voulaient enfermer l'homme dans une Loi, un règlement, un discours unique et obligatoire qui représente le contraire du salut.

 

Gilles Castelnau : Si nous enfermons notre prochain, par nos règlements, nos traditions, notre caractère ou notre vie conjugale, nous n'accomplissons pas l'oeuvre de Jésus, alors même que nous croyons faire le bien.

 

Antoine Nouis : Jésus disait lui-même : « Ceux qui disent : "Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le Royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » Matthieu 7.21.
Ce n'est pas notre doctrine, ni même notre piété qui nous sauve, mais de vivre quelque chose de ce Royaume de l'Évangile.

 

Gilles Castelnau : Une des paroles de Jésus que tu préfères est celle-ci :
« Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme... car c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. »
Matthieu 15.6.
Cette parole s'oppose aux Pharisiens qui disaient qu'il faut manger casher.

 

Antoine Nouis : La société religieuse dans laquelle vivait Jésus accordait une grande importance à une ligne de démarcation qui séparait le pur de l'impur. Cette ligne séparait les circoncis et les incirconcis, ceux qui mangent casher et ceux qui ne mangent pas casher. Les femmes avaient des périodes pures et des périodes impures, les hommes des métiers purs et des métiers impurs. Tout le but de la religion était de faire passer les humains du domaine impur à celui du pur.
Dans ce contexte, quand Jésus dit « Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme... » il opère une véritable révolution en disant que la ligne de démarcation séparant le pur et l'impur ne sépare pas les hommes en deux catégories mais qu'elle est intérieure à chacun de nous.

 

Gilles Castelnau : Il y a tout de même les croyants et les incroyants !

 

Antoine Nouis : A l'intérieur des croyants comme à l'intérieur des incroyants il y a de l'impur et du pur. Cette parole de Jésus nous empêche d'enfermer les gens dans des catégories.

 

Gilles Castelnau : Ce n'est pas parce que nous sommes dans une bonne Église ou parce que nous avons une bonne doctrine, une foi fervente et une grande vertu que nous sommes dans de bonnes relations avec Dieu.

 

Antoine Nouis : La bonne relation avec Dieu est d'avoir les mains ouvertes. Ecouter la parole de l'Évangile, c'est accepter de se laisser contester dans nos propres doctrines et nos théories. Cela nous donne un regard nouveau sur les réalités que nous rencontrons. Cela nous invite à une relation qui nous permet d'aimer et d'être aimés.

 

 

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