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Claudine Castelnau

 

 

19 novembre 2017

Selon World Watch Monitor, un site qui informe sur les persécutions des chrétiens dans le monde, le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed bin Salman (MBS) a annoncé la restauration à venir et la réouverture d’une très ancienne église arménienne vieille de 900 ans comme « cadeau » au Patriarche libanais maronite Bechara Boutros al-Rai (les chrétiens maronites libanais sont rattachés à Rome).

Le Patriarche s’est rendu en Arabie Saoudite, malgré les tensions entre ce pays et le Liban qui ont suivi la démission surprise du Premier ministre libanais Saad Hariri le 4 novembre. Le quotidien koweitien Alrai parle d’une visite positive du patriarche en Arabie Soudite où « le dialogue entre civilisations et religions, entre musulmans et chrétiens peut prendre place. » C’est une bonne nouvelle. dans un pays où  l’interprétation rigoriste de l’islam avait fermé la porte et interdit tout autre expression religieuse que musulmane et où les chrétiens, même réunis en privé pouvaient être poursuivis au motif que sur la terrre où se trouvent les deux villes saintes de l’islam, Médine et La Mecque, le pays entier était saint.

Il n’y avait pas jusqu’à présent d’églises officielles en Arabie Saoudite et comme le disait au New York Times un chrétien libanais catholique : « Vous devez prier dans votre cœur, quand vous vous voules prier. »

La recontre à Ryad du patriarche libanais maronite avec le roi Salman et le prince héritier est une nouvelle réjouissante. Quant à l’église, cadeau au patriarche, elle devrait être utilisée comme centre de dialogue inter religieux, on en attend la confirmation Dans le communiqué diffusé par les agences de presse officielles, et repris par l’agence catholique Fides, la visite du patriarche est considérée comme une « confirmation du rôle important des diverses religions et cultures pour promouvoir la tolérance et faire reculer la violence. »

 


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On reste dans la région avec la nouvelle menace que l’Etat islamique vient de lancer contre les Coptes, les chrétiens égyptiens, se promettant d’attaquer ces « infidèles » et de détruire leurs églises ce qu’ils ont déjà tenté par le passé.

L’Etat islamique reproche aux chrétiens d’Egypte de ne pas accepter leur condition de dhimmi, de continuer à construire des églises et de répandre le message chrétien par le biais des réseaux télévisés.

Les islamistes ont revendiqué les massacres qui ont frappé la communauté copte orthodoxe à plusieurs reprisesdans leurs lieux de culte au Caire.

La menace de s’attaquer enore aux chrétiens égyptiens est venue après la visite privée au Vatican du grand imam de l’université Al-Azhar du Caire, une institution théologique respectée dans le monde musulman et sa participation à une conférence inter religieuse pour une coopération contre le terrorisme. Le grand imam Ahmed el-Tayeb a déclaré à cette occasion que « l’islam était en guerre contre lui-même » et il a fait remarquer que « les musulmans étaient aussi victimes du terrorisme islamique ».

Enfin le grand imam d’al-Azhar a qualifié le terrorisme de « cancer qui a des métastases dans diverses parties du monde ». rapporte l’AFP.

 

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Barbie voilée


Le groupe américain Mattel qui fabrique, entre autres jouets, les poupées Barbie, a annoncé, le 13 novembre, la mise en vente, pour 2018, d’une Barbie voilée. Au prétexte, selon la firme, que l’escrimeuse américaine Ibtihaj Muhammad, spécialiste du sabre, est devenue en 2016 la première sportive américaine voilée, aux Jeux Olympiques où elle portait un hijab, ce voile qui couvre la tête en laissant le visage découvert.

« Nous sommes ravis d’honorer Ibtihaj Muhammad avec une poupée Barbie unique ! Ibtihaj continue d’inspirer partout les femmes et les jeunes filles pour qu’elles repoussent les barrières », a claironné Mattel, citée par Le Monde en présentant la Barbie voilée et en tenue d’escrimeuse.
Et Ibtihaj Muhammad a ajouté : « Je suis fière de savoir que partout dans le monde les petites filles peuvent jouer avec une Barbie portant un hijab. Un rêve d'enfant se réalise. » Drôle de rêve ! Alors que tant de femmes dans les pays musulmans comme l’Iran ou l’Arabie Saoudite, cherchent justement, pour gagner leur autonomie, à abandonner ce voile islamique...

Et la polémique n’a pas manqué de surgir ! Le quotidien Le Parisien, daté du 15 novembre relève que cette Barbie est entrée « avec fracas dans la famille des Sheroes Barbies, [du nom de cette communauté féministe en ligne dédiée aux femmes qui travaillent et veulent réussir] et de la collection chargée de commercialiser la célèbre poupée sous les traits de “femmes inspirantes pour les petites filles”. »

Mais depuis que la Barbie dont le voile dissimule la chevelure a été officiellement présentée « les pro et les anti s'écharpent sur les réseaux sociaux », note Le Parisien qui souligne qu’« en France, certains appellent même au boycott des jouets Mattel dans le choix des cadeaux à mettre sous le sapin. »

Quant aux messages sur le réseau social Twitter, ils vont de l’accusation d’« un choix marketing sur le dos des droits des femmes fait par Mattel » (dont les affaires seraient en difficulté), à ceux qui saluent « l’initiative permettant à toutes les petites filles de se sentir représentées. » Enfin certaines dénoncent « un mauvais exemple donné aux petites filles »

Et Le Parisien commente : « Sans ce hijab, les internautes se seraient peut-être arrêtés sur une autre particularité de cette poupée : son corps. Ici pas de forme longiligne, absolument pas représentative du corps de la femme, ce qui jusqu'à maintenant suscitait la majorité des critiques envers Mattel. Cette Barbie-là est aussi dotée de cuisses larges et athlétiques, comme son modèle.

Une réflexion qui rappelle une autre polémique autour de la poupée Barbie lorsqu’elle fut lancée par Mattel en 1959 : on l’accusa de développer une obsession de la beauté chez les petites filles et d’anorexie pour atteindre le modèle idéal : taille très mince, poitrine surdéveloppée ce qui avait fait dire que pour une femme ayant ces mensurations, il n’y aurait de place que pour un demi foie et quelques centimètres d’intestins dans son corps !

 

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En juillet dernier, le site algérien cnpnews publiait un article à propos du port du voile : l’université d’al-Azhar, avait validée officiellement après plusieurs années de recherche la thèse d’un professeur de charia et de droit islamique sur l’obligation religieuse de porter le voile islamique. Conclusion du doctorant : il s’agit plus d’une habitude enracinée que d’une devoir religieux dicté par Dieu et que « le hijab n’a d’islamique que “les bonnes intentions ”de ceux qui en prônent le port », c’est-à-dire les cheikhs qui font une lecture fondamentaliste « sans tenir compte de leur contexte historique. En s’arrêtant au niveau littéral des sourates du Coran. Ils omettent fâcheusement ce qui fut aux origines de leur révélation. »

Et le site cnpnews conclut : « Enfin le voile est levé sur une polémique qui a défrayé les chroniques en ces temps où les wahabbo-salafistes couvrent de billets verts tous ceux, à travers le monde, qui acceptent de prêcher l’obscurantisme. »

 

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Mauvaise nouvelle venue de Mauritanie, une république islamique et relayée par l’édition du Monde Afrique le 17 novembre : Désormais, « auteurs d’apostasie et de blasphèmes sans tenir compte de leur éventuel repentir », sont passibles de la peine de mort. 
« Le présent projet de loi, vise à durcir les peines prévues à l’encontre du blasphémateur, a précisé le gouvernement : Chaque musulman, homme ou femme qui se moque ou outrage Allah ou son Messager (Mahomet), ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes, est passible de la peine capitale même en cas de repentir. »

C’est ainsi que Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, un Mauritanien âgé d’une trentaine d’années, en prison depuis près de quatre ans pour un billet jugé « blasphématoire » paru sur un blog. Il y critiquait l’utilisation de la religion pour justifier des discriminations contre deux groupes de la société mauritanienne, les Négro-Mauritaniens et les Haratines qui selon le rapport d’Amnesty International de 2016-2017 « représentent à seuls les 2/3 de la population et sont exclus pratiquement de toutes les positions de pouvoir et de nombreux aspects de la vie économique et sociale, notamment à travers l’impossibilité d’obtenir une carte d’identité nationale. » et avait été d’abord condamné à mort puis à deux ans de prison supplémentaire.

La cour de cassation a demandé à nouveau la peine de mort et des fidèles après la grande prière à la mosquée (qui ne leur a pas adouci les mœurs) manifestaient, réclamant la « potence. » Et ce vendredi, des mouvements religieux ont lancé des appel à manifester à nouveau et réclament l’application de la charia.

Quant au ministre de la Justice, il a benoitement expliqué que si naguère on accordait la possibilité de repentir aux fautifs, « aujourd’hui les faits ont changé et la loi doit évoluer en conséquence. »

L’annonce du rétablissement de la peine capitale pour blasphème a suscité des dizaines de tweets scandalisés sur le site du Monde Afrique à la suite de l’article. Comme : « l'utilisation de la Religion pour justifier ou provoquer la mort d'une personne innocente ne serait-elle pas elle même un blasphème ? »
Ou encore : « Rappelez-moi la peine encourue pour pratiques esclavagistes dans ce pays où l'esclavage perdure » [bien qu’officiellement supprimé].

Selon le site Wikipedia, l’esclavage en Mauritanie, officiellement aboli en 1981, concernerait encore environ 150 000 personnes, soit 4 % de la population. Ce que les autorités mauritaniennes, le Président en tête, nient fermement au mépris de la scandaleuse réalité.

 


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