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États-Unis


carnage dans une église baptiste

 

Claudine Castelnau

 

 

12 novembre 2017

Une fusillade à Sutherland Springs, un hameau de 400 habitants au Texas qui fait au moins 26 morts et des blessés, un malade mental qui semble-t-il règle ainsi ses déboires familiaux ou sociaux et puis l’appel des uns à durcir le « gun control », la vente d’armes pendant que le tout puissant lobby des armes à feu, la NRA (National Rifle Association) refuse que quoique ce soit change et voilà les Etats-Unis encore une fois plongé dans la colère et le désarroi.

Cette fois, le carnage a eu lieu dans une église baptiste du Texas, la First Baptist Church pendant le service religieux. Des enfants, une femme enceinte de 8 mois et d’autres sont morts, pour rien.

Côté démocrate, bon nombre se sont joints à l’appel d’un changement de législation. Côté républicain, le tweet de Paul Ryan, président du groupe des Républicains au Congrès a fait scandale : il n’offrait que ses « prières » aux habitants de Sutherland Springs dévastés par la douleur ! Un message d’autant plus mal passé que ce 5 novembre, les victimes étaient en train de prier dans une église lorsqu’elles ont été attaquées.

Cité par Le Huffington Post, un site web d’information, un internaute répondant au tweet de Paul Ryan a écrit : « Vous dites toujours ‘priez !’ Mais ces gens étaient dans une église ! J’imagine que si faisiez votre boulot, les Républicains, on pourrait résoudre ce problème, ce que les prières n’ont pas réussi. »
Et un autre : « On vient de m’assassiner dans l’église au Texas et ma mère était triste. Mais une prière de Paul Ryan s’est élevée et l’a enveloppée et maintenant elle va bien. »
Et une internaute : « Les pensées et les prières n’ont pas marché. Essayez autre chose, je ne sais pas moi, un contrôle efficace des armes à feu ? C’est fou mais ça pourrait marcher ! »
D’autres on lui ont fait remarquer qu’avec son salaire à 6 chiffres il fallait qu’il se bouge, qu’on n’avait pas besoin de ses prières. « Les prières n’ont jamais sauvé personne. »

Paul Ryan n’avait rien à proposer de concret. On avait appris peu avant par le Washington Post que la NRA lui avait versé près de 50 000 dollars sur les 20 dernières années, une manière d’acheter son inaction...
Ce qu’un journaliste du New York Times relevait : « 477 jours, 521 tueries de masse, zéro action du Congrès. » C’était après la tuerie de Las Vegas la plus meurtrière des Etats-Unis (59 morts et des centaines blessés) et avant celle du Texas le 5 novembre et le quotidien résumait son article à un schéma où depuis la tuerie d’Orlando en juin 2016, où 49 personnes étaient mortes dans une boite gay, l’Amérique n’avait pas connu six jours de suite sans tuerie de masse. Et relève le Huffington Post, « 3 millions d’Américains portent quotidiennement une arme chargée. »

Le 7 novembre, le New York Times a publié la lettre du pasteur Stephen A. Curry de l’Eglise méthodiste unie de La Vernia, à 11 km de Sutherland Springs dans le même comté du Texas. Il explique que cette région rurale vit de l’élevage de bétail mais aussi que les écoles n’organisent rien le mercredi soir parce que c’est réservé à l’église.
« Tout le monde ici connaît quelqu’un de l’église baptiste où a eu lieu le massacre et les gens de ma communauté ont des études bibliques à l’église baptiste et ont travaillé ensemble sur un projet de mission. L’idée que cette chose a eu lieu dans un espace sacré où les familles sont supposées être en sécurité a provoqué de la colère chez beaucoup. Les églises sont un lieu où nous cherchons la grâce, la paix, un sanctuaire, à part, sûr, protégé. Et tout cela a été brisé. Des choses comme celle-là n’arrivent pas dans nos petites villes [...] Presque que chaque famille ici se rattache à une église, parfois plus par tradition familiale que par une participation active. Mais les familles vont à différentes églises où elles trouvent des activités qui les intéressent. »

Et le pasteur énumère toutes ces communautés méthodistes, luthériennes, catholiques, baptistes ou sans dénomination et qui ensemble participent à gérer une clinique, une banque alimentaire, et organisent des cultes communs pour Thanksgiving ou le vendredi-saint. « Toutes ces communautés ont apporté leur aide après la tuerie et peu importe leur appartenance religieuse, les églises sont là où les gens viennent pour servir ensemble bien mieux que ce que nous pouvons faire individuellement. »


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Alors faut-il désormais venir armé au culte ? Certains pasteurs ont estimé qu’avoir accès à des armes dans les lieux de prière, cibles faciles pour les tueurs, assurerait la sécurité des fidèles. Des études parcellaires montrent que 139 fusillades ont éclaté dans des églises aux Etats-Unis entre 1980 et 2005 faisant 185 morts dont 36 enfants.
On cite entre autres, en juin 2015 un partisan de la suprématie blanche qui avait tué neuf paroissiens dans une église noire de Charleston en Caroline du Sud.

Il y a aussi les mosquées et les temples bouddhistes, hindous.

Aux Etats-Unis seuls deux Etats, la Géorgie et le Dakota du Nord interdisent strictement le port d’armes dans les lieux de culte, huit Etats acceptent les armes cachées quand l’église l’autorise et les autres Etats laissent aux lieux de culte la liberté d’accepter ou non les armes dans l’église.
Et l’évêque catholique de Dallas a suggéré que les panneaux interdisant le port d’une arme cachée dans les église catholiques soit retirés.
Par contre dans l’Etat du Mississippi une loi autorise désormais les églises à désigner les membres qui suivront une formation au maniement des armes et à les porter lors du culte. « La loi, remarque La Croix, a été signée par le gouverneur de l’Etat, un pistolet posé sur la Bible » !

Une étude publiée en 2013, par le Public Religion Research Institute, un institut de recherche spécialiste des questions religieuses donnait 76 % des protestants afro-américains et 57 % des protestants luthériens et réformés pour un contrôles plus strict des armes à feu mais 59 % des évangéliques (qui représentent un quart des Américains) opposés à une législation plus stricte.


 


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