Protestants dans la ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

 


Le concordat d’Alsace-Moselle

 


Claudine Castelnau

 

11 avril 2017

Le 6 avril, 20minutes pose sur son site la question : « Présidentielle : mais au fait, que veulent faire les candidats du Concordat d’Alsace Moselle ?
« Le Concordat en Alsace-Moselle s’invite difficilement dans la campagne présidentielle. Dès que le sujet de ce régime en vigueur depuis 1802 dans les deux départements alsaciens et en Moselle (et en raison duquel la loi de séparation des Eglises et de l’Etat ne s’y applique pas) est évoqué, il débouche rapidement le plus souvent sur des questions générales de laïcité. »

Alors ? Il y a les candidats qui « ne veulent rien changer » comme François Fillon pour Les Républicains, Emmanuel Macron le candidat d’En Marche ! ou encore Marine Le Pen pour le Front national, Nicolas Dupont-Aignan pour Debout la France et même Benoît Hamon pour le Parti socialiste.
Et puis il y a ceux qui « veulent abroger » ce Concordat. Jean-Luc Mélanchon, relève 20minutes, « est l’un des seuls à avoir clamé sa position haut et fort. Comme lors de la précédente présidentielle en 2012, le candidat de La France insoumise dit “non au concordat et aux régimes dérogatoires ”. L’homme de gauche explique clairement dans son programme qu’il étendra “le bénéfice de l’application de la loi de 1905 sur la laïcité à tout le territoire de la République, en abrogeant le concordat d’Alsace-Moselle et le statut scolaire particulier et les divers statuts spécifiques en vigueur dans les Outre-mer”. »

Parmi ceux qui veulent abroger cette situation spécifique à l’Alsace-Moselle se trouve encore Nathalie Arthaud, de Lutte ouvrière. Les autres candidats, Philippe Poutou du Nouveau Parti anticapitaliste, Jacques Cheminade, Jean Lassalle ou François Asselineau n’avaient pas donné leur position exacte le 6 avril.

 

.

 

Et qu’est-ce que ce Concordat ? Un régime spécifique à l'Alsace-Moselle qui reconnaît et organise les cultes catholique, luthérien, réformé et juive et permet à l'État de salarier les ministres de ces cultes. Le Concordat signé en 1801 entre Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII, reconnaissait comme égales les trois religions présentes dans cette région (protestantisme, catholicisme et judaïsme).

Ce régime n'a été abrogé ni par l'annexion allemande de l’Alsace-Moselle en 1871 ni à son retour dans la République française en 1919. Ce maintien du statut concordataire fait suite à une promesse de respecter les traditions des provinces recouvrées. Ce régime donne périodiquement lieu à des prises de position entre ses partisans et ses adversaires mais sa validité a été confirmée le 21 février 2013 par le Conseil constitutionnel qui le considère comme une tradition observée par tous les gouvernements depuis 1919, la Constitution de la Ve République n'ayant pas non plus  entendu la remettre en cause.

C’est ainsi qu’en Alsace-Moselle, la religion est enseignée obligatoirement à l’école primaire et au collège, que les professeurs de religion catholique et protestante sont diplômés des universités catholique et protestante de Strasbourg et sont salariés par l’Etat comme les pasteurs, prêtres et rabbins. Par contre, l’Etat ne salarie aucun desservant d’un culte non concordataire, comme l’islam ou des religions plus récentes sur le sol français et qui n’étaient pas présentes lors du Concordat.


Retour en page d'accueil
Retour vers Claudine Castelnau
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.