Une paroisse de Virginie soutient deux Iraniennes
Saint Thomas, une paroisse épiscopalienne de Virginie aux États-Unis, est mobilisée pour soutenir deux demandeuses d’asile d’origine iranienne, actives depuis trois ans au sein de cette paroisse de la banlieue de Washington, D.C. Ces deux jeunes femmes, des sœurs, se battent pour leur liberté alors qu’elles sont détenues par des agents fédéraux de l’immigration dans un centre de détention en Floride et qu’elles sont désormais menacées d’expulsion. Leur paroisse épiscopale soutient activement les deux sœurs, Mahan et Mozhan Motahari, et leur a fourni un avocat. La première audience de l’une d’elles était prévue le 10 décembre. « Ce sont des membres précieux de notre communauté, a déclaré la pasteure de cette paroisse. Les sœurs se trouvent aux États-Unis au moins depuis l’automne 2022, date à laquelle elles ont été baptisées à l’église Saint-Thomas après avoir découvert le christianisme en Iran. Jusqu’à leur arrestation, elles étaient engagées dans plusieurs ministères à Saint-Thomas, qui compte un nombre important de membres d’origine iranienne. Elles nous manquent terriblement, et nous sommes en deuil », a-t-elle ajouté.
La famille est anéantie par la nouvelle de l’arrestation des sœurs Motahari. « Ils sont terrifiés… Ils veulent juste que leur famille soit réunie », a déclaré la pasteure. Pour la congrégation, l’absence des sœurs est « comme si on nous avait amputé d‘un bras ». Les affirmations de la police selon lesquelles les deux sœurs seraient en situation irrégulière aux États-Unis a été contestée par leur avocate alors que les deux sœurs ont déposé une demande d’asile et que la loi américaine les autorise à demeurer sur le territoire américain en attendant l’examen de leur dossier. Mais depuis la présidence de Donald Trump et son obsession à expulser les immigrés, rien n’est plus sûr… « Nous prions pour une résolution rapide et juste qui protège la dignité et la foi de nos sœurs, dit encore la pasteure. Nous aspirons à ce qu’elles retrouvent leur famille et notre communauté. L’Église est le corps du Christ et la nôtre est incomplète sans elles. »
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Les nonnes rebelles
Elles ont pour nom Bernadette, Rita et Régina. Et comme les nomment le quotidien Libération, « ce sont des nonnes rebelles, évadées de leur maison de retraite et toutes les trois octogénaires. » Petit rappel de l’affaire : Placées d’office dans une maison de retraite à cause de leur grand âge (elles sont toutes les trois octogénaires, 82, 86, et 88 ans) elles n’ont pas apprécié et fuyant la maison de retraite, « un cadre de vie médiocre » selon elles, elles ont voulu réintégrer leur ancien couvent de Goldenstein à Elsbethen, près de Salzbourg, en Autriche où elles étaient les dernières religieuses à y vivre. Un compromis a été trouvé pour les trois fugueuses et dernières occupantes du couvent situé dans ce château médiéval, avec les autorités ecclésiastiques autrichiennes : elles devront accepter de retourner dans une maison de retraite si leur état de santé se dégrade et, surtout, elles devront mettre fin à leur activité sur les réseaux sociaux comme sur leur compte Instagram@nonnen.goldenstein, par exemple, où elles ont atteint les 180 000 abonnés ! Et leurs vidéos sont regardées par des dizaines de milliers de leurs soutiens. Pourquoi mettre fin à cette activité sur les réseaux sociaux ? Les sœurs rebelles protestent qu’elles n’ont signé aucun accord avec leur hiérarchie et elles pointent des « irrégularités financières » qui les empêchent d’accéder à leurs comptes, dont les dons de leurs soutiens. Elles dénoncent même une « spoliation financière »… et estiment avoir été maltraitées par leur supérieurqui les a envoyées sans leur consentement dans cette maison de retraite et « continue d’empocher toutes leurs pensions. »
« La liberté de décider de sa propre vie n’est pas limitée par le droit de l’Église et ne s’arrête pas au 80e anniversaire, » dénonce une journaliste autrichienne. Elle raconte dans un livre « l’odyssée rocambolesque des trois sœurs, la politique archaïque et autoritaire de l’Église catholique vis-à-vis de son personnel vieillissant et l’incapacité du prévôt à communiquer de façon humaine avec ses religieuses. »
Le Monde du 12 décembre relève pourtant que « dans un pays aussi catholique que l’Autriche, l’histoire des sœurs suscite malgré tout un certain malaise. » Et début décembre les sœurs ont catégoriquement refusé l’offre d’un règlement à l’amiable avec le prévôt qui les autorisant à rester dans leur château à condition de fermer leur compte Instagram et d’interdire l’accès du couvent aux personnes extérieures y compris les bénévoles. Refus des trois religieuses : « Nous sommes des personnes avec des droits humains. Comment peuvent-ils vouloir nous interdire de parler ? Même nos anciennes mères supérieures ne nous l’ont jamais interdit ! ». Elles ont écrit au Vatican pour demander au pape de nommer un nouveau commissaire apostolique à la place de Markus Grasl. On attend la réponse de Léon XIV.
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Massacre antisémite sur la plage de Sydney
En cette belle journée d’été, ce devait être un événement festif et familial, avec de la musique et des activités pour les enfants, des beignets et des laktes, ces galettes de pommes de terre ashkénazes. Alors qu’un millier de personnes sont réunies sur la célèbre plage de Bondi à Sydney en Australie, pour célébrer la fête des lumières juive, des tirs se font entendre. Hanouka, la fête juive des lumières commençait ce dimanche soir, au coucher du soleil, après ces réjouissances familiales sur la plage où il faisait bon chaud – c’est l’été en Australie –, elle s’est terminée dans le sang et la terreur. Au moins 15 morts et au moins 42 blessés, bilan provisoire. La police parle d’un acte « terroriste ». « Le mal qui s’est déchaîné aujourd’hui à la plage de Bondi est inconcevable, et le traumatisme et la perte que vivent les familles ce soir dépassent les pires cauchemars » a déclaré un responsable de la police, dans ce pays où les fusillades de masse sont extrêmement rares, contrairement aux États-Unis, par exemple. « Il s’agit d’une attaque ciblée contre des Australiens juifs le premier jour de Hanouka, qui devrait être un jour de joie et de célébration de la foi. Cet acte odieux, antisémite et terroriste, a frappé au cœur de notre nation, a affirmé le Premier ministre australien. La haine, la violence et le terrorisme n’ont pas leur place dans notre pays. Le mal qui s’est déchaîné aujourd’hui à la plage de Bondi est inconcevable, et le traumatisme et la perte que vivent les familles ce soir dépassent les pires cauchemars. »
Et que fête-on à Hanouka ? C’est la fête des lumières, elle dure du 14 décembre au 22 décembre cette année. Hanouka est la célébration de l’inauguration de l’autel du second temple de Jérusalem, lors de son retour au culte judaïque, après trois ans d’interruption et de fermeture. Le terrible roi grec Antiochus qui hellénisait de force le Moyen Orient avait fait fermer le Temple de Jérusalem au 2e siècle av. JC. La révolte des Maccabées (des Juifs révoltés contre les Grecs) en avait eu raison et la purification de l’autel central est commémorée à la fête des lumières, Hanouka. Des lumières qui ne se sont pas éteintes malgré le manque d’huile, dit la tradition
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