pasteur de l’Église unie du Christ des États-Unis
traduction Gilles Castelnau
Au fond, tout dépend de la façon dont on comprend Dieu.
L’image que l’on nous a donnée est souvent celle d’un Dieu cosmique – un être tout-puissant « au ciel » qui peut intervenir à sa guise sur les événements et les contrôler. Le problème est alors sans solution : Si Dieu peut intervenir et ne le fait pas, que penser de lui ? et s’il veut intervenir mais ne le peut pas, qui est-il donc ?
Les théologiens tournent depuis des siècles autour de cette question. On lui a même donné un nom : la théodicée – tentative de concilier l’existence de la souffrance avec l’idée d’un Dieu bon et tout-puissant.
Changeons donc notre image de Dieu : disons plutôt qu’il est la Source de la Vie. Appelons le « Amour », disons qu’il est l’Énergie qui anime toutes choses et relie l’ensemble. Bien entendu nous ne lui demanderons plus d’intervenir dans nos problèmes pour les régler et nous ne penserons plus que, de toutes façons, tout finira par s’arranger grâce à son intervention !
Le message de Jésus n’a jamais été d’attendre que Dieu résolve les problèmes du monde, mais que l’on participe à son renouveau.
Ainsi, la souffrance – due à une catastrophe naturelle, à une maladie ou à une violence humaine – n’est en rien la preuve que Dieu n’a pas agi : elle est plutôt un signe de l’immense responsabilité qui est la nôtre en tant qu’êtres humains interconnectés.
Dieu est le lien qui nous unit tous. Et lorsque nous incarnons l’amour, la compassion, la justice et la paix comme Jésus les enseignait, nous participons à faire progresser le monde vers un avenir meilleur. Dire cela n’explique pas la réalité de la souffrance, mais cela nous engage sur le chemin ouvert par Jésus.
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