Le bien, le mal et le sacré

Par | 

prêtre de l’Église épiscopale de Californie

traduction Gilles Castelnau

Matthew Fox vient d’écrire « Trump & the MAGA Movement as Antichrist : Recognizing the Archetype of Evil in Our Time » (« Trump et le mouvement MAGA en tant qu’Antéchrist : reconnaître l’archétype du mal à notre époque »).

Il explique que l’opposé du mal n’est pas le bien mais le sacré. Retrouver le sacré est essentiel pour affronter le mal. 

Le sacré, est ce qui est plus grand que nous, ce qui nous crée – et non ce que nous créons. Il dépasse nos expressions humaines : c’est l’art, les artistes, les romanciers et leurs récits qui peuvent nous faire accéder à cette sphère du sacré.  Et alors nous pouvons réellement nous opposer au mal. C’est bien cela qu’enseignait Rabbi Jésus. 

[…]

Passer du plan moral — l’opposition du bien et du mal — au plan spirituel —l’opposition du sacré et du mal — nous ouvre assurément à la dimension la plus profonde et la plus vraie de notre humanité.

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Remarque de Gilles Castelnau

Guérison à Jéricho (Luc 18.35ss).
Le fait que Jésus s’immobilise et intervienne lorsqu’un mendiant aveugle lui crie « aie pitié de moi » donne aux malheureux qui appellent une dimension sacrée.

Celle-ci est transcrite dans l’art, par exemple dans le poème de Victor Hugo :

Les Pauvres Gens

Ou par le tableau de Fernand Pelez, Grimaces et misère – Les Saltimbanques 1888 :

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