Je ne crois plus…

Par

auteure chrétienne amérindienne

traduction Gilles Castelnau

Question

J’ai été élevée dans l’Église baptiste du Sud (Étroite et fondamentaliste. Note de G.C.) et j’en suis arrivée à un point où je ne crois plus en une puissance supérieure, comme un enfant ne croit plus au Père Noël. Je prends acte du fait que plus personne ne veille sur moi ou sur mes proches et qu’il n’y a peut-être même plus d’au-delà. Évidemment cela me bouleverse. Mais en même temps, je suis soulagée de ne plus avoir à croire en un Dieu favorisant les uns et pas les autres ni d’avoir à expliquer toutes les contradictions que contient la Bible. 

Réponse de Kaitlin Curtice

Vous avez atteint un stade de votre vie auquel bien des fondamentalistes ne parviennent pas. Je suis moi-même passée par là et voici ce que je pense désormais.

Je trouve réconfortant de constater que l’univers est plus vaste que les murs de l’église baptistes où j’ai grandi ! Je suis bien heureuse d’être libérée du Dieu patriarcal blanc qui contrôle tout et ne bénit que ceux qu’il juge dignes et d’être désormais enveloppée par un Mystère qui me dépasse. Je respire mieux, je me pose librement de grandes questions, je m’émerveille.

S’il n’y a pas de vie après la mort, si nous ignorons ce que l’avenir nous réserve, nous pouvons néanmoins être des humains aimants et bienveillants et respectueux des autres. Ce qui nous appartient, c’est l’instant présent, et nous pouvons le vivre pleinement. Nous pouvons nous émerveiller devant le changement de couleur des feuilles et leur chute, ou devant le scintillement de la glace au soleil.

Nous sommes faits pour la vie, pour la recherche, pour l’existence, pour les questions, pour cette précieuse âme d’enfant qui interroge sans pour autant nous laisser enfermer dans les carcans religieux de notre enfance. Et c’est bien.

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