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Culte

du dimanche 7  juin 2020

 


pasteur René Lamey 


Église protestante d’Alsace et de Lorraine
Labroque-Schirmeck

 

 

6 juin 2020


Allumez une bougie
Ouvrez votre Bible
Faites silence
Ouvrez votre cœur et votre âme
à la présence bienveillante de Dieu

 

 

Musique

Accueil

Le Seigneur est présent parmi nous,
Le Seigneur nous rassemble,
Le Seigneur nous unit.
Que son amour nous habite,
Que sa présence nous éclaire,
Que sa parole nous fortifie. Amen
  
Voici venu le temps du rendez-vous avec nous-mêmes, dans l’attente de la rencontre avec Dieu. Rencontrer Dieu: c’est se convertir, être capable de changement.
Qu’importe le regard des autres, qu’importe aussi leur jugement ; c’est au plus secret de nous-mêmes que se réalise l’inexprimable, la rencontre avec Dieu, la réconciliation avec Dieu. Amen !

 

 

Cantique 229 : Touche nos oreilles


1. Touche nos oreilles, nous entendrons !
Souffle sur nos lèvres, nous parlerons.
Donne ta lumière, nous brillerons.
Montre-nous la route, nous marcherons.

Refrain
Dieu silence, Tu nous as parlé :
Lumière dans nos yeux, Ferment dans notre pain.

2. Tourne ton visage, nous te verrons.
Coule dans nos veines, nous guérirons.
Vienne l’espérance, nous t’attendrons.
Brille ton étoile, nous partirons. (ref)

3. Ouvre-nous la porte, nous entrerons.
Dresse-nous la table, nous mangerons.
Fais jaillir la source, nous renaîtrons.
Fais chanter la flûte, n ous danserons. (ref)

 

 

Psaume 119. 151-176

Toi, ô Eternel,  tu es tout près de moi, tous tes commandements  sont vérité.
Regarde ma misère,  délivre-moi car jamais je n’oublie ta Loi.
Défends ma cause, sauve-moi la vie selon ce que tu as promis !
Ta tendresse est immense,  ô Eternel, sauve-moi donc la vie conformément à tes décrets.
La vérité :  tel est le fondement  de ta parole. Tous tes décrets sont justes  et éternels.
Je fais ma joie de ta parole comme celui qui trouve  un grand trésor,
mais je hais le mensonge,  je le déteste, et c’est ta Loi que j’aime.
Que ma prière,  ô Eternel,  parvienne jusqu’à toi ! Donne-moi du discernement  conformément à ta parole !
Que la louange  jaillisse de mes lèvres, car tu m’enseignes  tes ordonnances.
Oui, que ma langue célèbre ta parole : tous tes commandements sont justes.
Oh ! que je vive  pour te louer ! Et que tes ordonnances  me soient en aide !
 Je suis errant  comme une brebis égarée ;  oh ! viens chercher ton serviteur ! car je n’oublie aucun  de tes commandements.

 

 

Repentance

Seigneur, nous reconnaissons comme nous ne sommes pas toujours ce que tu voudrais que nous soyons.
Nous ratons souvent les cibles que tu as placées dans ta Parole.
Nous parlons alors qu’il eu mieux valu se taire
Nous nous taisons lorsque nous aurions dû prendre la parole.
Nous nous fâchons pour des petits riens.
Et nous sommes indifférents à ce qui est vraiment important,
Nous jugeons au lieu de comprendre, nous critiquons au lieu d’être indulgents et nous tolérons en nous et autour de nous ce qui est inadmissible.
Seigneur, nous reconnaissons comme nous ne sommes pas toujours ce que tu voudrais que nous soyons, c’est-à-dire Fils et Filles de Dieu à l’image de Jésus, ton fils et notre Frère,
Mais Seigneur, si nous n’avons pas toujours la bonne attitude envers les autres, envers-nous-mêmes et envers ta création, nous voulons quand même te remercier pour les bonnes choses que nous avons réussi à accomplir :
Merci d’avoir pu offrir un sourire à celui qui était triste, d’avoir pu tendre la main à celui qui était dans le besoin, d’avoir pu dire ici ou là une parole de soutien, d’encouragement et de consolation.
Merci parce que même si nous sommes des serviteurs inutiles, vacillants pas et toujours très fiables, toi, tu nous fais confiance et tu agis en nous. Amen !

 

Annonce du pardon

Que le Dieu d’amour qui s’est fait serviteur et qui nous aime comme on n’a jamais aimé, bouleverse votre cœur et votre vie ; qu’il vous donne son pardon et sa vie nouvelle afin qu’on le reconnaisse en votre amour pour le Christ et pour votre prochain ! Amen !

 

Musique

 

Prière

Lorsqu’un homme marche dans l’obscurité et qu’il a une lampe à la main, s’il voit une pierre, il ne la heurte pas, s’il voit une tranchée, il n’y tombe pas. Le Psaume 119 nous dit :
Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier.
Seigneur, notre Dieu et notre Père, notre route est parfois obscure, parsemée de pièges et de pierres ; notre marche est souvent incertaine, menacée d’erreurs et d’errances. Que ta parole soit pour nous aujourd’hui un phare qui nous montre la direction, une lumière qui nous guide dans l’inconnu, une lampe qui éclaire nos décisions, un flambeau qui annonce ta venue. Amen !

 

Lectures

1 Timothée 1.12-17
Je suis reconnaissant envers celui qui m’a rendu capable de remplir cette tâche, Jésus-Christ, notre Seigneur. En effet, il m’a accordé sa confiance en me choisissant pour ce service, moi qui, autrefois, l’ai offensé, persécuté et insulté. Mais il a eu pitié de moi car j’agissais par ignorance, puisque je n’avais pas la foi. Dans la surabondance de sa grâce, notre Seigneur a fait naître en moi la foi et l’amour que l’on trouve dans l’union avec Jésus-Christ.
La parole que voici est certaine, elle mérite d’être reçue sans réserve : « Jésus-Christ est venu dans ce monde pour sauver des pécheurs. » Je suis, pour ma part, l’exemple-type d’entre eux. Mais Dieu a eu pitié de moi pour cette raison : Jésus-Christ a voulu, en moi, l’exemple-type des pécheurs, montrer toute l’étendue de sa patience, pour que je serve d’exemple à ceux qui croiraient en lui pour accéder à la vie éternelle. Au Roi éternel, immortel, invisible, au seul Dieu, soient honneur et gloire pour l’éternité. Amen !

Musique

Jean 3.1-8
Il y avait un homme qui s’appelait Nicodème ; membre du parti des pharisiens, c’était un chef des Juifs. Il vint trouver Jésus de nuit et le salua en ces termes :
- Maître, nous savons que c’est Dieu qui t’a envoyé pour nous enseigner car personne ne saurait accomplir les signes miraculeux que tu fais si Dieu n’était pas avec lui. » 3 
Jésus lui répondit :
-  Vraiment, je te l’assure : à moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu.
- Comment un homme peut-il naître une fois vieux ? s’exclama Nicodème. Il ne peut tout de même pas retourner dans le ventre de sa mère pour renaître ?
- Vraiment, je te l’assure, reprit Jésus, à moins de naître d’eau, c’est-à-dire d’Esprit, personne ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui naît d’une naissance naturelle, c’est la vie humaine naturelle. Ce qui naît de l’Esprit est animé par l’Esprit. Ne sois donc pas surpris si je t’ai dit :
. Il vous faut renaître de nouveau.
Le vent souffle où il veut, tu en entends le bruit, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour quiconque est né de l’Esprit.
Nicodème reprit :
-  Comment cela peut-il se réaliser ?
-  Toi qui enseignes le peuple d’Israël, tu ignores cela ? lui répondit Jésus.

 


Cantique 514 : Pour que le jour qui se lève
 


1. Pour que le jour qui se lève soit plus beau,
Pour que le ciel de nos rêves soit plus chaud
Et pour que la joie qui chante soit toujours dans notre vie,
Ô Seigneur, donne-nous ton Esprit, ton Esprit d’amour.

2. Pour que nos cœurs qui te cherchent soient plus forts,
Pour que la paix soit au creux de nos efforts
Et pour que nos voix te chantent le merci de chaque jour,
Ô Seigneur, donne-nous ton Esprit, ton Esprit d’amour.

3. Pour que ton cœur brûle en nous comme un grand feu,
Pour que l’espoir illumine enfin nos yeux
Et pour que nos vies qui chantent soient lumière et vérité,
Ô Seigneur, donne-nous ton Esprit, ton Esprit d’amour.

.

 

Prédication

La nouvelle naissance
Jean 3.1-10

(voir plus bas)

 

Confession de foi pour notre temps

Pour le monde et pour nous-mêmes, nous avons confiance en Christ.
Il est le seul Sauveur et Maître.
Il a été l’homme véritable, comme nul être humain ne peut l’être par lui-même.
Il est mort sur une croix pour les autres et pour le monde.
Il ressuscite notre vie, il suscite l’espérance.
Il est présent en chaque être humain, il appelle chacun à rejoindre son Église, sans tenir compte des distinctions et des barrières raciales et sociales.
Il agit par l’humanité dans l’histoire pour la mener à son but, un univers réconcilié dans l’amour de Dieu.
Ainsi, nous ne croyons à la fatalité ni de la guerre, ni de la haine, ni de la mort, parce que nous croyons que le Christ libère les femmes et les hommes, pour des décisions libres et responsables.
Grâce à lui, notre vie a un sens.
Pour le monde et pour nous-mêmes, nous espérons en Christ.

 


Cantique 541 : Oui, Seigneur, tu es vivant



Refrain : Oui, Seigneur, tu es vivant ! Au cœur de ce monde qui t’attend.
Oui, Seigneur, tu es vivant, passerons-nous sans te voir ?

1. Le mendiant à ma porte qui demande du pain,
Le mendiant à ma porte à qui je tends la main,
Seigneur, c’est toi ; oui, c’est toi !

2. L’étranger sur la route que j’ai peur de croiser,
L’étranger sur la route quêtant mon amitié,
Seigneur, c’est toi ; oui, c’est toi !

3. Le vieillard sans défense, triste et abandonné,
Le vieillard sans défense, que je viens visiter,
Seigneur, c’est toi ; oui, c’est toi !

4. Tu cherches mon visage ; regarde autour de toi.
Tu cherches mon visage ; il est tout près de toi.
Le pauvre, c’est moi ; oui, c’est moi !

 

 

Intercession

Seigneur, tu vois dans quel monde nous vivons. Un monde qui nous semble parfois bien perdu, bien loin de toi, bien loin d’être ce qu’il devrait être : un monde uni, un monde où chacun à sa place, un monde où règne la paix, un monde sans pauvreté.
Seigneur, ce monde perdu, tu ne l’as pas abandonné, tu ne l’as pas laissé au fond du ravin, tu es venu chercher ce qui était perdu, tu es venu rétablir, tu es venu guérir, tu es venu pour redonner une figure humaine à ceux que la société avait défigurés, tu es venu redonner une place à ceux qui avait été déclassé par le système politique et religieux de ton temps, tu as pris le parti des pauvres, tu as choisi le camp des perdus.
Et aujourd’hui, Seigneur, tu nous envoies auprès des perdus de notre monde, auprès des hommes, des femmes, des jeunes, des aînés, auprès des familles perdus, perdus dans la solitude, dans la maladie, perdus moralement, affectivement, spirituellement.
Peut-être là, à côté de nous, dans notre rue, dans notre voisinage, quelqu’un attend un sourire, une visite, un encouragement, une prière. Peut-être au loin, des peuples attendent notre aide, notre encouragement, notre soutien.
Seigneur,
Sois la force qui nous transforme, qui nous libère et nous unit,
Sois l’eau de joie dans les déserts d’ennui,
Sois la flamme au fond des couloirs sombres,
le vent qui ébranle les murs où meurent la vie.
Sois l’amour qui nous guide aux chemins de ton règne. Amen !

Ensemble, unis par la foi, marchant avec le Christ, nous te disons la prière des frères et des sœurs en Jésus :

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal.
Car c'est à toi qu'appartiennent, le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen !

 

Bénédiction 

Soyez bénis au nom de Jésus-Christ.
Que sa paix vous habite.
Que sa force vous porte.
Que son amour vous guide.
Allez dans la joie du Seigneur, il est votre compagnon et votre sauveur ! Amen !

 

 

.

 

Prédication

 

La nouvelle naissance

 

Vraiment, Nicodème passe un mauvais quart d’heure. Être obligé, à son âge, de poser une question aussi plate, aussi pauvre, aussi ridicule, une question qu’un gosse du catéchisme n’aurait pas même pas songé à poser : comment un homme peut-il naître une fois vieux, doit-il retourner dans le ventre de sa mère pour renaître ? Quelle déchéance, mes amis ! Et puis, honte suprême, s’entendre dire, de la bouche de ce très jeune rabbin : « Toi qui enseignes le peuple d’Israël, tu ignores ces choses ? » Sous-entendu : mais qu’est-ce que tu as bien pu raconter à ces gens durant toutes ces années, t’as raté ta carrière, mon vieux, t’es à côté de la plaque !

On pourrait donc, si j’ai bien compris, passer sa vie à étudier les Ecritures, on pourrait même les enseigner à la synagogue, et ne pas savoir ce qu’est la nouvelle naissance ?

On pourrait donc lire la Bible tous les jours, prier, chanter des cantiques, aller à l’église tous les dimanches, on pourrait faire des études de théologie, et même être pasteur, même prêcher la Parole... et ne pas avoir vu le royaume de Dieu ?

Bon, pour dédramatiser un peu tout cela, il faut dire que les paroles de Jésus ne sont pas très claires...

Que veut dire Jésus quand il parle de nouvelle naissance ? « Naître d’en-haut », « naître d’eau, c’est-à-dire d’Esprit » : pas évident à comprendre... A bien lire le texte, Jésus ne donne pas une définition nette et précise de la nouvelle naissance.

Sachant que l’Évangile de Jean est écrit dans un contexte très religieux, les paroles de Jésus sur la nouvelle naissance seraient-elles à considérer comme un rite d’initiation, comme une pratique religieuse mystique ou ésotérique qui ouvrirait les portes du royaume de la vraie connaissance ? Pour élargir la question sur le plan interreligieux, pourrait-on rapprocher la nouvelle naissance de l’éveil bouddhiste, qui en a un peu les mêmes caractéristiques ?

Nouvelle naissance, est-ce synonyme de conversion, de repentance, de foi ? Peut-on tout mettre dans le même paquet ? Y a-t-il coïncidence entre ces notions spirituelles et religieuses ? Peut-être, ou peut-être pas ou pas toujours, ou pas du tout...

Nouvelle naissance... faut-il finalement ne rien en dire, faut-il accepter sans comprendre, ou rester dans le questionnement ?

A moins que... A moins qu’il ne faille comprendre les choses d’une autre manière...

Tout compte fait, il s’agit peut-être moins de donner une définition exacte de la nouvelle naissance que... de la vivre, que de l’expérimenter...

Pour prendre cette belle analogie ou métaphore que nous suggère le texte : concernant la naissance, vous aurez beau lire tous les livres sur l’accouchement, vous aurez beau assister à tous les cours de préparation à l’accouchement, tant que vous n’aurez pas vécu un accouchement, et pour les messieurs, tant que vous n’aurez pas assisté à un accouchement, vous ne saurez pas réellement ce qu’est une naissance, et tout ce qu’elle provoque dans le corps, le cœur et dans la tête...

Alors, qu’est-ce que la nouvelle naissance ? Laissez-moi vous proposer une définition ; ce n’est pas peut-être pas la meilleure, ni la seule, mais c’est celle à laquelle je suis arrivé aujourd’hui.

Permettez-moi de le dire ainsi : la nouvelle naissance, c’est du vent !

Oui, mais pas n’importe quel vent ! C’est le vent sauvage, fantasque de l’Esprit de Dieu, c’est le vent que tu ne maîtrises pas, c’est le vent que tu n’enfermes pas, c’est le vent qui souffle où il veut, comme il veut, quand il veut...

La nouvelle naissance, ça te tombe dessus, comme ça, sans prévenir, sans que tu t’y attendes et ça bouleverse ta vie.

La nouvelle naissance, c’est comme une rafale, ça t’emmène, ça t’emporte, ça chamboule tes idées, ça mets sens dessus-dessous tes certitudes et tes convictions, c’est une tornade qui te fiche par terre !

Mais c’est aussi un souffle ténu, doux et subtil, une brise légère qui va tout doucement au plus profond de ta grotte, au plus profond de ton cœur, et qui y dépose quelque chose de beau, quelque chose de solide, quelque chose d’éternel...

Ou pour prendre d’autres images tirées de la nature :

La nouvelle naissance, c’est comme un soleil qui illumine ton cœur, comme un feu qui brûle au-dedans de toi, c’est comme une source de vie qui coule dans tes veines, dans ton être tout entier.

La nouvelle naissance, tu sais que tu l’as vécu, parce que quelque chose a bougé au plus profond de toi.

Quelque chose -  tu ne sais pas vraiment quoi – quelque chose qui s’est mis en route, quelque chose t’a mis en route.

Quelque chose qui est en toi mais qui n’est pas de toi et qui est plus grand que toi.

Quelque qu’on ne peut pas vraiment dire, et si on le dit, on le dit mal, en bégayant, en cherchant ses mots.

Quelque chose qui ne peut pas vraiment se transmettre, qui ne peut pas se prouver.

Mais c’est quelque chose qui se voit dans tes yeux, dans ton regard, dans tes gestes, dans ton attitude envers toi-même et envers les autres, et envers la création.

Quelque chose qui te fait ouvrir les yeux sur le royaume de Dieu, royaume de Dieu dans le sens de la réponse que Jésus donne à un Jean-Baptiste angoissé qui se demandait au fond de sa cellule si Jésus était bien le Messie : Jésus ne donne pas de réponse théorique et intellectuelle, il parle de compassion, de vies transformées, de vie transformée : les boiteux marchent, les aveugles voient, la vie se déploie, l’espoir renaît, la joie revient, c’est comme si c’était... une nouvelle naissance.

Oui, elle te tombe dessus, cette nouvelle naissance, et elle vient d’une rencontre – toute vie vient d’une rencontre – une rencontre avec une parole, une lecture, un mot, un regard, une pensée, chez soi, ailleurs, dans une église, seul, dans la nature ou dans la foule, une rencontre en soi, avec soi, une rencontre avec le sacré, avec le divin, en un mot, une rencontre avec Dieu, quelque soit le nom ou la définition que tu lui donnes, une rencontre qui fait sens, qui te met en accord avec toi-même, avec les autres, avec la vie, une rencontre qui te fait découvrir ce que signifie le mot amour : « celui qui aime est né de Dieu », dira l’auteur de la 1ère épitre de Jean (1 Jn 4.7), faisant ainsi de l’amour le signe et la preuve – ou l’épreuve – de la nouvelle naissance...

Le vent sauvage et fantasque souffle sur toi, et soudain les choses s’éclairent, la vie prend une autre couleur, le chemin est mieux tracé.

Certes, tout n’est pas résolu pour autant, mais une petite brindille s’est allumée, un pas a été fait, une direction a été donnée... la vie a été donnée ; reste maintenant à faire grandir tout cela... et pour ça, il faut lire le reste de l’Évangile de Jean...

Pour conclure : On ne sait pas comment Nicodème s’en est sorti de cet entretien relativement déstabilisant, mais peut-être est-il rentré chez lui en se disant que la vie, la vraie vie, pourrait bien se résumer ou se définir par cette alternative fondamentale : naître ou ne pas naître, telle est la question... Mais il y a une réponse ; cette réponse viendra, un jour ou l’autre, et, en citant un artiste qui a été bien inspiré le jour il a composé ce chant – peut-être avait-il lu le chapitre 3 de l’Évangile de Jean – la réponse viendra, mon ami, elle te sera soufflée par le Vent ! Amen !

 



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