
pasteur de l’Église méthodiste unie des États-Unis
animateur du site DoubtersParish
traduction Gilles Castelnau
Un vétérinaire qui inspectait soixante-quinze mille poulets par semaine dans une entreprise avicole, expliqua un jour qu’au fil des années son regard s’était formaté à négliger les poulets en bonne santé et à ne plus voir que les malades qu’il était chargé d’écarter.
Certains croyants, certaines Églises, tombent parfois dans le même travers et ne voient que le mal. Ils ne parlent que de ce qu’ils réprouvent et non de leur idéal.
Ils réprouvent la communauté LGBTQ.
Ils réprouvent les femmes pasteurs.
Ils réprouvent les enseignements scientifiques tels que l’évolution ou le réchauffement climatique.
Ils réprouvent les musulmans.
Ils réprouvent les immigrés.
Ils réprouvent les mouvements « woke ».
Ils réprouvent les élites.
Ils réprouvent les intellectuels.
Ils réprouvent les progressistes.
À la longue, ils ne parlent plus de joie, de la grâce et de la beauté de la vie. Leur religion devient négative
Je ne dis pas que la religion doit toujours être joyeuse et insouciante. Parfois, il est nécessaire de prononcer une parole de condamnation prophétique et sévère. Il faut reconnaître la douleur et la souffrance, et y répondre. La croix est au cœur du christianisme. Jésus lui-même a pleuré.
Mais la foi qui révèle un esprit critique permanent n’est pas saine car l’Esprit du Christ est baigné d’amour, d’espérance, de joie, de paix, de gratitude, de compassion, de service, d’empathie, d’émerveillement et de respect profond. Etre toujours focalisé sur le péché, le négativisme chronique est ennemi de la véritable foi.
Une religion négative tue l’amour, l’espérance, la joie, la gratitude, l’émerveillement et la grâce. Elle éloigne les gens du Christ et de l’Église. Elle promeut une vie triste, une foi toxique, à laquelle il convient de résister à tout prix.
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