Loi sur la fin de vie

Par

un premier pas… qui laisse encore trop de souffrance sans réponse

 Voir aussi Michel Leconte : Fin de vie

Le flou qui exclut

Le texte conditionne l’accès à l’aide à mourir à une « maladie grave et incurable » dont le pronostic vital serait engagé « à court ou moyen terme ». Mais qu’est-ce qu’un « moyen terme » ? Ce flou juridique ouvre la porte à des interprétations restrictives. Il condamne certains patients à attendre que la mort soit imminente avant d’avoir le droit de partir. Des pathologies dégénératives comme Alzheimer ou la maladie de Charcot risquent d’être les grandes oubliées.

Le droit de mourir ne doit pas être un parcours du combattant

La procédure retenue est lourde : deux avis médicaux, des délais, une validation finale. Le patient risque d’être piégé dans un labyrinthe administratif. En voulant rassurer les opposants, on transforme un droit en une course d’obstacles. La loi ne garantit pas un véritable recours en cas de refus médical.

Une loi qui oublie des souffrances majeures

La loi ne prend en compte que les douleurs physiques, en oubliant la souffrance psychique, la perte de dignité ou l’isolement. Les plus vulnérables risquent d’être ceux qui auront le moins accès à ce droit. Le droit à mourir risque de devenir un privilège pour les mieux accompagnés.

Ne pas avoir peur de la liberté

Cette loi reste marquée par une peur : celle d’en faire trop. Or le vrai risque est l’insuffisance. Trop de gens continueront à mourir sans que leur choix soit respecté. Le respect de l’autonomie devrait être central.

Pour un avenir plus digne

Cette loi est un début, mais elle reste incomplète. Elle doit être suivie de vigilance, d’amendements, d’une mise en œuvre contrôlée. Le cœur du combat reste : permettre à chacun de choisir sa fin de vie, dans un geste de liberté et de dignité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *