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Raphaël                                                   Luther


Il y a 500 ans

Raphaël et Luther

 


Gilles Castelnau

 

22 mai 2014

Il y a exactement 500 ans, qu’à Rome en 1514, Raphael Sanzio a été chargé par le pape Léon X, de la construction de la basilique Saint-Pierre.

Il travaillait déjà au palais du Vatican depuis six ans, où il avait été appelé par le pape Jules II. Il y avait rejoint Michel-Ange qui peignait les fresques de la chapelle Sixtine. Il peignait lui-même les fresques des quatre « Chambres ».

Mais l’architecte Bramante qui avait commencé la basilique venait de mourir et Raphael prenait sa suite, avec l’aide de deux autres architectes célèbres :Fra Giocondo et Giuliano da Sangallo. Il exécuta, il y a donc exactement 5 siècles un modèle de la nouvelle basilique dont il déclara qu’il « plaisait beaucoup au pape ». Son plan était en forme de croix latine et différait profondément de celui de Bramante.

Il comportait une nef à cinq baies et une série de chapelles absidiales dans les allées latérales. Son projet pour le chœur et les transepts renforçait l'aspect carré des murs extérieurs en réduisant les tours, et soulignait les absides semi-circulaires en les entourant chacune d'un déambulatoire.

Lorsqu’il mourra prématurément de la malaria en 1520 à l’âge de 37 ans, son successeur, Baldassarre Peruzzi, maintiendra ces changements pour les trois absides principales, mais apportera d'autres modifications, se rapprochant du plan en croix grecque.

C’est ensuite, lorsque la construction sera avancée, que Michel Ange réalisera l’énorme dôme, le plus haut du monde.

Le pape Léon X qui voulait cette basilique sompteuse, était un Médicis, second fils de Laurent le Magnifique, il avait été éduqué dans le milieu raffiné de la Florence de la fin du Quattrocento. Ses neuf années de pontificat furent un moment de prospérité culturelle durant lequel le pape réunit autour de lui les plus grands génies de son temps, à commencer par Michel-Ange et Raphaël.

 

Raphaël, Léon X, 1518-1519


Il avait reçu la tonsure à 7 ans et le chapeau de cardinal à 13 ans. Il fut élu pape à 38 ans. C’est le pape qui excommunia en 1520 le Réformateur Martin Luther. Vrai prince de la Renaissance, il était esthète et cultivé en matière d’art mais n'avait pas fait d’études de théologie et ne manifestait aucun intérêt pour la religion. Et c’est ainsi qu’il déclencha la naissance du protestantisme.

C'est déjà du temps de Raphael pour financer la construction des piliers et des murs de la basilique et non pas seulement, comme on le dit souvent, pour la construction du dôme, qu'il aura recours aux « indulgences » qui ont soulevé, à juste titre, l’indignation radicale de Luther. Elles vendaient, en effet, en quelque sorte  le salut, en promettant une sortie plus rapide du purgatoire à ceux qui auraient ainsi indirectement contribué à financer la construction de la basilique.

Raphael fut nommé architecte de Saint-Pierre en 1514 et c’est le 31 octobre 1517, trois ans après, que Martin Luther s’opposa aux ventes des « indulgences ».

D’une certaine manière on peut dire que, malgré lui, c’est Raphael qui a provoqué la naissance du protestantisme. Il est amusant de remarquer que Raphael est né comme Luther en 1483 et avait donc exactement le même âge que lui.

 

C’est aussi à cette époque que Raphael rencontra celle qui fut le grand amour de sa courte vie, celle que l’un de ses tableaux appelle « la Fornarina » (la boulangère). Il en était si jaloux qu’il quittait, dit-on, parfois son travail pour aller voir ce qu’elle faisait. Elle demeurait, dit-on au n° 20 de la via Dorotea dans le Trastevere, maison dont la fenêtre est joliment sculptée.

Raphael aimait peindre les femmes et les nombreux portraits qu’il en a fait étaient pleins de grâce et de beauté et lui ont valu la célébrité, l’admiration de ses contemporains, tant il savait donner une élégance sobre et raffinée aux visages qu’il peint, que ce soit celui d’une madone ou celui de la Fornarina ; et ses madones étaient belles comme sa Fornarina.

Il donnait aux femmes qu’il peignait un visage paisible et harmonieux, des cheveux admirablement coiffés, de très beaux vêtements et des bijoux magnifiques ; elles ne souriaient jamais et leur regard si sérieux révélait peut-être la profondeur de leur âme qui séduisait Raphael.

Et tout ceci se passait il y a maintenant 500 ans.

Raphael, la Fornarina, 1518-1519

 


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