Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens     

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

 

Déclarations de foi de laïcs

 

.

Gérard Chéron

14 août 2015

Présentation

C’est avec un profond intérêt et même un vif plaisir que j’apporte ma contribution aux déclarations de Ce que je crois du Groupe parisien de laïcs libéraux catholiques et protestants, animé par le pasteur Gilles Castelnau, que j’ai rejoint en fin 2014. Ma jeunesse a été vécue dans un milieu catholique très fervent, fermé et auto satisfait. Le service militaire m’a permis de tenir une réflexion personnelle indépendante qui m’a amené à considérer que la communion spirituelle m’apportait le même sentiment de plénitude que la communion sous les espèces eucharistiques, que les récits du Crédo étaient peu crédibles et ses perspectives de résurrection peu probables. Je me suis alors détaché de l’Eglise et j’ai mené une vie plutôt matérialiste avec des recherches de vie spirituelle que j’ai entreprises sans grand succès dans le cadre de la Christian Science et du bouddhisme Theravada. Arrivé à un âge avancé et toujours en recherche d’un Christianisme crédible et vivifiant, ayant entrevu les ouvertures prometteuses du protestantisme libéral de l’Oratoire du Louvre, j’ai rejoint ce groupe et entrepris une étude à temps plein des textes bibliques et livres contemporains. Il en résulte à ce jour un ensemble de représentations qui ne constituent pas un système exhaustif mais qui m’ouvrent de nouvelles perspectives et donnent déjà une dimension nouvelle à ma vie, en attente de futurs développements.
A propos de Dieu, le père.
J’ai été vivement impressionné et ai beaucoup apprécié l’émergence de nouvelles définitions de Dieu qui considèrent qu’il ne serait pas un être surnaturel qui résiderait dans un monde surnaturel et viendrait intervenir dans notre monde terrestre, pas une personne mais plus qu’une personne, le fondement de l’être, la puissance de l’être qui agit dans les personnes humaines en les aidant à surmonter les forces du mal sous toutes ses formes: le doute, la culpabilité, la paresse, le désespoir, la maladie etc.. On trouve dans les évangiles prés de 200 références à la qualité de père que Jésus attribue à Dieu, pour lui-même et pour tous les hommes qui sont ainsi ses frères, et dont il attend protection et amour. Jésus, fils de Joseph, revendiquait ainsi un deuxième père de nature spirituelle avec lequel il se sentait en union profonde et qui le protégeait dans toutes les circonstances de sa vie. Quelle signification attachait’il à ce mot ? Selon le dictionnaire Bailly le mot pater peut aussi signifier la source, la souche, le géniteur, et même un capital producteur d’intérêts. Jésus considère Dieu comme une énergie spirituelle qui agit en nos esprits et nous régénère tout au long de notre vie, une puissance de transformation, une force de motivation qui réveille (ressuscite) nos esprits endormis. En lui nous avons la vie, le mouvement et l’être…..Car nous sommes de sa race.(Actes 17,28)

 

La bonne nouvelle de la puissance royale de l’Esprit

L’idée géniale de Jésus fut sa conception de sa qualité de fils de Dieu. Il fait sans arrêt référence à son père céleste qui lui dispense un esprit hors du commun et un pouvoir transcendant désigné par les termes de basileia tou theou (1) habituellement traduit par Royaume de Dieu, ou des cieux, alors que basileia signifie royauté et ici puissance royale. Il y a dans le nouveau testament plus de cent citations de cette puissance qui opère dans l’homme le pouvoir et le faire, la justice, la paix et la joie par l’action de l’esprit divin et par le nécessaire changement de mentalité, la renaissance et les efforts de l’homme qui la reçoit. Les nombreuses paraboles du royaume insistent sur la fragilité de cette puissance lors de sa mise en œuvre et sur la nécessité de lui apporter des soins particuliers comme au grain de blé destiné à la reproduction ou à un trésor récemment découvert, qu’il convient de protéger contre le malin et les voleurs.

(1) observation étant faite ici de ce qu’il n’y a bizarrement dans le NT grec que trois occurrences de l’adjectif theios (divin), presque toujours remplacé par le génitif tou theou.

 

De la résurrection des morts à la résurrection des vivants

La résurrection de Jésus après sa crucifixion est un thème majeur de la doctrine chrétienne et il est malheureusement bien difficile de croire aujourd’hui à la possibilité de faire revivre un corps qui a été crucifié à mort par les soldats de l’armée romaine. Il se trouve heureusement dans le Nouveau Testament quelques passages qui établissent clairement que la résurrection a aussi été comprise comme reçue par des vivants et je cite des extraits de la TOB : Eph 2,4-6 : Mais Dieu est riche en miséricorde….Alors que nous étions morts à cause de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ ( c’est par grâce que vous êtes sauvés), avec lui, il nous a ressuscités (sunegeiro)…… Col 2,12 : Ensevelis avec le Christ dans le baptême, avec lui encore vous avez été ressuscités (sunegeiro) puisque vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité (egeiro) des morts. Col 3,1 : Du moment que vous êtes ressuscités (sunegeiro) avec le Christ, recherchez ce qui est en haut… Eph 5,14 : Eveille toi (egeiro),toi qui dors, lève toi (anistemi) d’entre les morts…
Il s’agit bien dans ces textes de résurrections spirituelles de disciples de Paul, encore vivants physiquement. C’est le vrai message de la bonne nouvelle: la résurrection par l’Esprit Saint pendant la vie terrestre. Et Jésus fut ainsi ressuscité avant et non après sa mort.

 

De la rémission des péchés à la délivrance du mal

« Afin que vous sachiez que le fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés….. » et pour prouver ce pouvoir Jésus guérit une maladie ou une infirmité, et cette opération est répétée en de nombreuses séquences des quatre évangiles. Jésus n’opère pour cela aucun geste thérapeutique et requiert seulement la foi en ce pouvoir. Cela conduit à s’interroger sur le sens des mots, d’abord le verbe grec aphiemi qui signifie plutôt libérer que pardonner et surtout le mot hamartia, employé à l’origine par les grecs pour qualifier la performance d’un tireur à l’arc qui a manqué sa cible. Il signifie donc une maladresse involontaire, un mal subi et non voulu, une incapacité et non une faute morale empreinte de culpabilité. Jésus guérit de nombreux malades en leur inspirant confiance et en chassant leurs esprits impurs. Ses disciples purent faire de même après avoir reçu l’esprit hagios , habituellement traduit par saint dans les éditions courantes mais qui signifie plutôt différent, purifié, élevé. L’Esprit, pneuma, est un thème majeur du Nouveau Testament avec 343 occurrences et selon Gal 5,22 le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité. Pour Jésus la libération du mal, de tous les maux qui affectent l’homme, était le résultat de la foi et de la confiance en la puissance de leur père céleste (spirituel).

 

Le fils unique et la crucifixion

Jésus n’est pas fils unique puisque son père céleste est aussi notre père et que nous sommes ainsi ses frères et tous fils de Dieu. Le mot grec monogenes traduit habituellement par unique signifie aussi «de la même race» et peut être compris comme qualifiant la spiritualité de Jésus, fils de Dieu qui est esprit.
La crucifixion fut comprise et présentée comme un sacrifice exigé par un Dieu dominateur et cruel pour ôter les péchés du monde et compenser l’offense qui fut faite au créateur par sa création. Je suis choqué par cette idée, par le choix d’une innocente victime expiatoire et scandalisé par l’accumulation des cruautés décrites dans les récits de la Passion: la couronne d’épine et la flagellation, ajoutées à l’horreur de la crucifixion romaine, comme si cela ne suffisait pas!

 

Une étape

Je suis actuellement mal à l’aise avec les grandes fêtes chrétiennes, chômées en France, qui célèbrent des événements plus emblématiques qu’historiques. Mal à l’aise avec les lieux de culte où on récite des crédos peu crédibles, où on s’adresse à Dieu comme à une personne et où on chante des cantiques d’un autre âge. Mal à l’aise avec les enseignements et pratiques des eglises. Mes idées iconoclastes me tiennent dans un certain isolement, même si je trouve des ouvertures du coté du libéralisme protestant, relativement discret. Je trouve cependant un certain réconfort et épanouissement dans le retour à ce qui illumina mon enfance et que je redécouvre sous un nouvel éclairage et avec une nouvelle dynamique. Je poursuit donc mes recherches et méditations et ayant exposé ici en toute simplicité l’état actuel de « ce que je crois », je serais très heureux de connaitre les observations, critiques et suggestions que d’éventuels lecteurs voudraient bien m’adresser, ce dont je les remercie à l’avance et ce pourquoi je signe avec mon adresse mail.


••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

 

André Verheyen

(1925-2007)

pour un discours crédible

28 juin 2014

CREDO

Je ressens ma vie et l'univers qui m'entoure comme un don.


Je rends grâces à la Source de la Vie, de la Vérité,
 


de la Beauté et de l'Amour.
 


Cela me convient bien de l'appeler Dieu.


Je me réjouis de tous ceux et celles qui ont contribué



et contribuent encore à édifier



ce monde plus humain, plus juste et fraternel



qu'avec la Bible j'appelle volontiers le Royaume de Dieu.

 



J'admire particulièrement Jésus de Nazareth,
 


tellement habité par l'Esprit de Dieu



qu'avec ses disciples les plus enthousiastes



je l'appelle volontiers Fils de Dieu.
 



J'aime la communauté universelle des disciples de Jésus.
 


C'est pourquoi je travaille volontiers à dissiper



les ambiguïtés institutionnelles et dogmatiques



qui empêchent mes contemporains de découvrir



la richesse du message de Jésus avant le Christianisme.
 





Je crois que la Liberté de la Pensée Chrétienne



est un gage de réussite



pour un œcuménisme sans frontières.

 



 

 

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

 

Cercle Évangile et Liberté de Grenoble

 

Qui est Jésus

 

 

25 octobre 2012


Jésus, un homme hors du commun : Il émane de Jésus de Nazareth, une force, une source de vie qui donne sens à l’existence. Sa dynamique surgit parce qu’il donne confiance. Il te fait confiance. Il croit lui-même en toi qui que tu sois. Il croit à la vie.
 Quand il dit « va ! ta foi t’a sauvé », cela ne signifie pas : « tu crois ce qu’il faut croire pour aller au paradis ». Cela signifie : « tu as cru possible de te mettre en marche maintenant. Tu m’as sollicité. Tu m’as fait confiance. Tu as eu raison. Ta foi t’a sauvé. » Il suffit d’aller à sa rencontre.

Devenir disciple de Jésus, c’est adhérer à son message de libération. Il est contre toute forme d’asservissement, de captivité, de soumission, d’humiliation, de résignation, de honte et de peur. Cette émancipation concerne aussi bien les victimes que les prédateurs.

Cette libération s’opère au cœur de la vie, en toutes occasions.

 



Jésus, un prophète qui annonce un renouveau : Il a posé les bases d’un royaume qui n’obéit pas aux ordres des puissants, qu’ils soient prêtres, politiciens, hommes d’argent.

Il a abattu les frontières entre nations, entre races, entre classes sociales, entre hommes et femmes. Il est le chantre de l’égalité, et de la justice.

Il n’a pas seulement parlé. Il a agi. Chaque fois qu’un homme désespéré,  au bout du rouleau, qu’une femme rejetée, qu’un aveugle, qu’un invalide l’ont appelé, il a mis toute son énergie en œuvre pour les remettre debout. Il a toujours été du côté des victimes.



 

Jésus, un homme d’une grande spiritualité : Il n’a pas fondé une religion. Il ne s’est jamais proclamé dieu ou fils de Dieu. Mais il était en totale communion avec Dieu, qu’il appelait « mon père ». Il nous a simplement appelé à venir habiter le royaume dont il a posé les fondations; un royaume  hors normes humaines fondé sur l’amour, le respect de l’autre quel qu’il soit, le respect et l’appel à la vie.

 



Jésus a été totalement fidèle à ses valeurs. Cela lui a valu d’être condamné pour blasphème par les religieux, et mis à mort par les pouvoirs politiques. Après sa mise à mort, ses disciples ont vécu une expérience spirituelle hors du commun. On ne saura jamais exactement ce qui s’est passé. Mais cette expérience les a remis debout parce qu’ils ont eu la conviction qu’il est toujours vivant, à l’œuvre à leurs côtés, comme il est aux côtés de celles et ceux qui se réclament aujourd’hui de lui.

 

Ma conviction : Je crois possible de rester son disciple, ce qui veut dire qu’il est possible de se laisser habiter par sa présence car il fait toujours rejaillir un souffle sur son entourage. Il conduit à la rencontre de Dieu, une présence qui surgit en nous, qui est plus que nous mais qui n’est pas sans nous. En effet de Dieu je ne peux rien dire,  si ce n’est qu’il a besoin de nous pour participer à l’installation du  royaume dont Jésus a posé les fondations.

 

 

•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

 

Laurence Berlot

Je crois que Dieu nous aime
Je crois qu’il se tient patient auprès de nous,
Je crois qu’il prend la main que nous ouvrons
Pour nous faire découvrir la paix et la joie.

Il nous demande d’exister dans une identité renouvelée
De fils et de fille, à la suite de Jésus-Christ.

Je crois que Jésus-Christ est venu incarner l’amour de Dieu
Je crois que cet amour a été donné par ses gestes et ses paroles
A des hommes et des femmes qui nous ressemblent.

Je crois qu’il a su se laisser porter par Dieu
Pour faire advenir son Royaume.
Je crois que sa souffrance témoigne de la douleur de Dieu
Devant la souffrance humaine.
Je crois que sa résurrection est une manifestation
De la présence de Dieu dans toutes nos ténèbres.

Je crois que l’Esprit saint nous fait recevoir l’amour de Dieu
Je crois qu’il est à l’œuvre dans le monde d’aujourd’hui
et qu’il met en route une multitude d’hommes et de femmes.
Je crois qu’il nous fait reconnaître les signes du Royaume, donné dès maintenant.

Je crois qu’au sein de la communauté chrétienne
se transmet le rôle de veilleur pour dire notre espérance au monde.

..................................................................................

 

Credo des forains catholiques

 

Foire du Trône

Paris

 

 

15 avril 2010

Je crois en Dieu, le Père plein de patience et de tendresse,
qui a créé le ciel sur lequel se déploient nos manèges
et la terre que nous parcourons avec nos convois.

Nous croyons en Jésus-Christ,
Son Fils unique, Notre Seigneur,
Lui qui nous aide à vivre dans la paix et le pardon.
L'Esprit Saint lui a donné la vie en Marie,
Notre Dame des Forains.
Pour avoir aimé les faibles et les marginaux,
il a souffert sous Ponce Pilate,
il est mort crucifié pour nous donner courage
quand nous souffrons aussi.
Le troisième jour, il est ressuscité :
Quelle bonne nouvelle pour tous !

Je crois en l'Esprit Saint qui nous inspire
tout ce qui est bon.
Je crois en l'Église universelle
Qui unit les vivants et les morts,
Elle est sainte et joyeuse comme nos fêtes.
Je crois au pardon toujours possible.
Je crois à notre Résurrection.
Je crois à la vie éternellement belle.


..................................................................................

 

Cercle Évangile et Liberté
de Vaucluse & Environs

 

Credo

 

Pamela Solère

Toute création est en évolution : Dieu est mouvement, dynamique de vie et la source d’espérance du monde
Dieu est tout autre que l’humain : Jésus, son fils, a incarné le chemin vers lui et nous accompagne sur le nôtre
J’ai encore tant de faiblesses, de doutes, de découragements -  mais de l’Amour inconditionnel de Dieu, je suis sûre
Dieu est ce que je ne suis pas : mystère, souffle, présence, joie, émerveillement
Ma confiance se confronte à mes peurs : Dieu seul est fiable,  éternellement pareil et tout autre
Mes efforts à changer le monde et à me changer se soldent en échecs : Dieu accompagne tout changement et tout élan, même le plus petit
Mes idéaux d’égalité, de justice, de partage sont illusoires : Dieu est Vérité qui accueille, accepte, dépasse, relève, relie. Sa Grâce me relève et me met en marche
Il n’y a pas de séparation : Dieu est Relation personnelle avec chaque personne
Ma notion d’amour est limitée par mes capacités, mes manques, mes refus : Dieu est Amour inconditionnel, illimité                                                
Si  je dis « Dieu est dans mon cœur », je limite Dieu à mes frontières.
Puisque Dieu est plus grand que mon cœur, je peux dire « Je suis dans le cœur de Dieu »
L’essentiel de Dieu est ailleurs que dans des mots
Dieu est là où je me tais
Dieu est Regard et Lumière   
Dieu est Présence
Dieu est.                                             

Catherine Zuber


Je crois que Dieu est un Dieu créateur. Il crée toute vie. Il est force d'Amour et donne sens à nos vies.
Il est entré dans l'histoire des humains par sa Parole portée par de nombreux témoins.

Je crois que Jésus, l'humain par excellence, a vécu dans une communion totale avec Dieu et son Esprit.
Il était habité par sa Parole. Il est l'image de Dieu sur terre pour nous les hommes.

Je crois que le souffle de Dieu qui habitait Jésus, demeure en chacun de nous.
Je crois que nous sommes tous enfants de Dieu et appelés à la fraternité.

Je crois au témoignage de la Foi universelle.
Je crois à la force de la prière.
Je crois que nous ressuscitons chaque jour et que nous sommes appelés à la vie éternelle.


Brigitte Clermond

 

Je crois en Dieu

Je crois en Dieu si ce n’est pas le suivre dans le carcan d’une doctrine dictée par une église,



Je crois en un Dieu qui est  Lumière sur mon chemin,

Je crois en un Dieu qui m’apprend à avancer dans la vie avec justesse et honnêteté,

Je crois en un Dieu qui m’accompagne tout au long du perpétuel changement de ce que je suis,

Je crois en un Dieu qui me fait trouver les réponses que je cherche dans toutes les religions du monde,

Je crois en un Dieu qui ne me demande pas de m’agenouiller devant lui, qui me regarde droit dans les yeux et qui m’incite à relever la tête chaque fois que je trébuche,

Je crois en un Dieu qui est Esprit, qui est là où je ne l’attends pas, qui est l’Essence de la vie de tout homme, qui est Universel,  qui me fait advenir à ce que je suis venue faire sur terre,

Je crois en un Dieu dont les valeurs sont celles de l’Amour, de la tolérance, de la non compétitivité, de l’Acceptation des autres, du respect de tout ce qui est vivant, de la pauvreté, de la générosité, du don de soi,

Je crois en ce Dieu qui permet à la petite plante de pousser sur un mur de pierres sèches,

Je crois en ce Dieu qui inonde mon cœur de joie lorsque c’est le matin ou devant un ciel étoilé par une nuit bien noire,



Ce Dieu là n’a pas d’église, n’a pas d’école, n’a pas de modèle, n’a pas de héros, Il me conduit vers l’Autonomie, vers la Responsabilité de ma vie, vers la réalisation de ma vie.



Chercher ce Dieu là est l’objet d’une vie, de ma vie. Et il me paraît plus important de le chercher que de le trouver !



Les attitudes de base de ma croyance en Dieu sont :



-         La recherche des situations de Paix,

-         Le désir constant d’Apprendre,

-         Le travail personnel en solitaire à mon bureau,

-         L’application sensée et créative dans le service à ma famille,

-         La Marche en solitaire, à mon rythme,

-         Le Yoga,

-         La Méditation,

-         La Lecture,

-         L’Interpellation des textes,

-         Le contact de la Nature,

-         Le Silence,

-         La Musique,

-         La contemplation des œuvres d’Art,

-         L’effort à demeurer en bonne Santé,

-         La relation aux autres dans leur diversité,

-         L’intérêt de rester en phase avec mon entourage,

-         La gratuité,

-         Le don de sa joie intérieure,

-         ...

 

.

 

Henri Zwally

Je crois qu'une forte et dynamique puissance de création et de transformation, que je nomme Dieu, crée - libre et responsable - et habite chaque élément dont l'univers est constitué - êtres humains, animaux, végétaux, minéraux, matière, etc. - tentant sans cesse, avec détermination et persévérance, de le convaincre de suivre le chemin du bien et de la vérité.

Je crois que Dieu a fait incarner son dynamisme créateur et transformateur, que je nomme christ, en Jésus de Nazareth lors de son baptême et que celui-ci, tout au long et jusqu'au bout de son ministère, de manière exemplaire, a rempli la mission que Dieu lui a confiée, au risque de sa vie qu'il a finalement donnée pour authentifier son message.

Je crois qu'un puissant esprit de lumière, que je nomme esprit de Dieu, nous éclaire et nous guide sur le chemin de vie que Dieu nous invite à prendre.

Je veux croire en l'amour, en la justice et en la paix entre les hommes; le christ Jésus les invite à écouter le message de l'Evangile, que l'esprit de Dieu les conduise à l'entendre.

 

 

................................................................................

Jean Hoibian

 

Pour la 3e année des représentants des groupes de personnes qui se réunissent régulièrement pour réfléchir sur les lignes de la théologie protestante dite « libérale », se sont retrouvés le 12 août à Montélimar. Ces petites équipes sont ouvertes à tous : protestants et autres chrétiens pratiquants ou non, ou même de simples chercheurs de Dieu.

Étaient représentés les groupes de Paris, Grenoble, Montpellier, Avignon, Dieulefit et Montélimar. Nous avons regretté l'absence de représentants du groupe de Nîmes.

Tout d’abord les 21 délégués ont dit en quelques mots le programme d’étude effectué dans leurs groupes respectifs.
Puis Gilles Castelnau a fait un exposé :  « Que peut-on croire aujourd’hui ? », suivi d’un débat.
Pour suivre, Jean Hoibian, responsable pour cette année de la rencontre, a donné la parole à Hugues Lehnebach pour un compte-rendu du très intéressant ouvrage d’Olivier Roy, « La sainte ignorance ».

Cette journée du 12 août a également comporté un repas partagé et beaucoup d’échanges passionnés et fraternels.
Nous pensons être la première marche pour faire connaître en France la théologie libérale et sa revue porteuse « Évangile et Liberté ».

Henri Zwally du Cercle « Évangile et Liberté » de Vaucluse & Environs (groupe d'Avignon) a accepté pour l'année à venir, d'être la courroie de transmission entre les groupes, c'est à dire qu'il recevra les informations des différents groupes et les adressera par un transfert de courriel aux autres.
Adresser donc vos informations à : cerclevangelib_vse@yahoo.fr

 

................................................................................

 

 

Groupe de laïcs libéraux
catholiques et protestants

Paris

 

Ce que nous croyons aujourd'hui

 

Gilles Castelnau

 

1. La Résurrection

2. Dieu, Jésus

 

Nous sommes un groupe de laïcs catholiques et protestant libéraux qui nous réunissons librement tous les mois à Paris pour repenser le contenu de la foi chrétienne et proposer à nos contemporains (et à nous-mêmes) une compréhension alternative aux divers conservatismes et fondamentalismes.

Nous nous efforçons de replacer les textes bibliques et ceux des anciennes confessions de foi dans leur époque historique, de comprendre les systèmes de pensée qui les ont vu naître et de rechercher comment nous pouvons exprimer ce que nous croyons dans le monde qui, aujourd'hui, est le nôtre.
Voici les textes auxquels chacun d'entre nous en est arrivé. Nous ne les proposons pas à nos lecteurs. Nous leur suggérons seulement d'écrire chacun le leur.

Nous espérons ainsi que certains de nos enfants, de nos amis et de nos contemporains se rendront compte qu'ils peuvent dépasser l'agacement provoqué par la langue de bois trop fréquente de nos diverses paroisses. On peut toujours constituer chez l'un ou chez l'autre des lieux de libre parole. Nous sommes témoins que l'on en est récompensé en redécouvrant avec une nouvelle joie les chemins de Dieu.

 

1

La Résurrection

 

 

 

Françoise Demortier

 

11 décembre 2008

Un des grands mystères de ma foi, mais il faut bien y passer. Saint Paul disait : « Si le Christ n'est pas ressuscité, notre foi est vaine ». Alors, au jour d'aujourd'hui, c'est pour moi une certitude que Jésus est sorti du monde des morts pour entrer dans un autre monde, mais lequel ?

Déjà que veut dire « ressuscité » ?  Dans le Petit Robert , entr'autres définitions, il y en a qui correspondent à ma foi : ressusciter = manifester une vie, une influence nouvelle ; relever, réveiller, ranimer. Celle qui me conviendrait le mieux est : re-susciter = ré-impulser, faire naître. Il y a, pour moi, une grande notion dynamique, un nouvel élan vital ;  une nouvelle vie nous est impulsée, nous nous mettons en route.

Qu'est ce qui s'est passé le dimanche de Pâques ? Qu'est ce que les apôtres et les femmes ont vu (même si ces mêmes hommes les déclarent folles !) ? Sûrement quelque chose de très fort qui les a dynamisés, poussés en avant pour aller le dire : « Christ est ressuscité ». Serait-ce comparable à la force d'un grand amour, d'une énorme passion qui nous envahit, nous permet de sortir de nos limites, de nos peurs, de nos respect-humains ! Il fallait qu'il se soit passé quelque chose de très puissant pour les pousser jusqu'au martyr, pour vivre 20 siècles après cet évènement.

J'y crois mais je ne sais pas comment. Mais alors, ce Jésus qui est devenu tout autre que nous, qu'était-il au départ ? Fils d'homme ou fils de Dieu ? Mais ce que je crois, c'est qu'il nous entraîne dans cette dynamique de vie, dans cet élan de salut qui nous mènera, nous aussi, à une tout autre vie.  

.

 

Sabine Le Rasle

Au pied de la lettre, on peut comprendre le terme « Résurrection » par « la-vie-qui-resurgit-de-la-mort » ; ce serait en quelque sorte la mort « vaincue ».
Mais, il ne s’agit pas d’une anti-mort, d’une négation de la mort, car l’être humain passe inéluctablement par la mort. Il s’agit essentiellement de la négation de la non-vie après la mort.

Ma foi me convainc d’autre part que Jésus a vécu sa vie d’homme comme un « ressuscité ».
Oui, ressuscité avant même de mourir, car il a été totalement transformé en « être d’amour », parfaitement unifié, et dénué de toute contradiction. Sa personne a été transfigurée pour devenir pleinement configurée à la ressemblance de Dieu.
Quelle est donc cette nouvelle inouïe de la Résurrection de l’homme-Jésus rapportée par les Apôtres, qui en ont témoigné jusqu’au martyre ?

Eh bien, c’est que le point final de notre chemin d’homme sur la terre n’est pas le cimetière mais… « le Royaume », la  « Moisson abondante » évoqués par Jésus.
Nous nous sentons promis, de par les paroles de Jésus et le témoignage des apôtres, à la transfiguration ultime de nos vies, qui nous fera passer « au-delà » des horreurs de la haine, de la violence, de la guerre, de la famine, de la misère, de la séparation, de l’exclusion, de la maladie, de la douleur qui ronge… de tout ce qui défigure l’image de Dieu que nous portons en venant à la vie.

Déjà, nous sommes des ressuscités-en-marche quand, nous étant aperçus en un premier temps que nous étions nus, comme Adam et Eve, nous décidons de nous habiller du Christ, revêtant ses façons d’agir, de communiquer, de soulager, de vivre d’un amour qui aime comme Lui n’a cessé de nous aimer. Sans doute cela de manière imparfaite et discontinue, mais  de manière « présente » et non reléguée au « futur ».

Accepter ce cadeau de « ressuscité », c’est se rendre présent à tout autre sur la terre avec l’aide de notre corps, comme nous serons présents les uns aux autres, sans le besoin d’un corps matériel, au-delà  de la mort. De même que Jésus, le seul Vraiment-Ressuscité à notre connaissance, se montre présent à chacun de nous ; présence invisible, mais sensible à l’intime de notre intimité si nous lui faisons place.

Bienheureux sommes-nous, car nous pouvons nous appuyer avec foi sur les signes de Résurrection donnés par Jésus. Ils ont été captés de différentes façons par les apôtres, et probablement pas tous dans les mêmes circonstances. Comment ses proches auraient-ils pu saisir en effet le dicible de l’indicible, le palpable de l’impalpable, le visible de l’invisible, sinon par une foi intense et une persuasion éclatante, vibrante et définitive , impossibles à mettre en paroles rationnelles, mais plutôt à faire entendre dans des récits à l’aide de comparaisons symboliques ou imagées.

Bienheureux sommes-nous de pouvoir penser que la Résurrection est offerte à tous en partage et que tous, après la vie et la mort terrestres, nous deviendrons fils avec le Fils, dans la célébration d’un Amour unificateur - que nous nommons Dieu - qui, au fil de nos jours sur terre, est déjà le moteur de toute Vie.

L’espérance en la Résurrection, en faisant signe vers une surabondance de vie, enlève l’angoisse de la finitude et arrache la mort à l’absurde.

.

 

Daniel Maillet

 

Jésus dit à Marthe « Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s'il meurt vivra et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois - tu ? »
Paul  affirmera : « Si le Christ n'est pas ressuscité, notre foi est vaine »

Quand on recherche ce que peut signifier « résurrection » on est renvoyé à : renaissance; réapparition; résurgence; reviviscence; relever; ranimer.
Ressusciter... Susciter à nouveau. Tout indique la vie, mais quelle vie ? Une nouvelle vie du corps (résurrection de la chair) ? Une nouvelle vie qui n'est plus terrestre ?

Ce qui nous est rapporté de la résurrection de Jésus, l'est par des témoins qui dans un premier temps ont été dépassés par cet événement irrationnel, mais en ayant compris le sens, que Dieu n'avait pas abandonné Jésus, leur vie en a été bouleversée et ils sont devenus témoins de Jésus vivant.

Jésus, s'il parle de sa résurrection parle aussi de la nôtre. A chacun de nous est posée la terrible question posée à Marthe. Y répondre positivement ne peut être qu'un acte de foi.
Vivre après la mort ou croire et vivre maintenant ?

Croire en la résurrection de Jésus pour vivre maintenant. La vie est expérience et pour entrer dans notre propre résurrection, pourquoi ne pas revivre l'expérience d'un des premiers témoins : Marie-Madeleine, rapportée dans l'évangile de Jean.

Dans sa visite au tombeau, où elle est venue dans son attachement à Jésus, Marie-Madeleine va vivre trois temps :
- D'abord elle fait l'expérience du vide - celui qui lui avait permis de vivre, qu'elle côtoyait , Jésus, n'est plus là - et est affrontée à cette première question, celle des anges (voix de Dieu; voix intérieure) : « Pourquoi pleures - tu ? » qui provoque en elle un retournement intérieur (vers l'arrière dit le texte)la mettant en présence de Jésus, qu'elle ne reconnaît pas et à qui elle réclame « le corps ».
- Dans un deuxième temps, elle doit répondre à la question de Jésus : « Qui cherches-tu ? » sans y parvenir avant que Jésus ne l'appelle par son nom, ce qui provoque un second retour sur elle-même lui permettant enfin de voir Jésus. Ayant son image en elle, elle peut affirmer qu'il est son maître de vie.
- Le troisième temps est celui du témoignage. Elle peut vivre sans la présence physique de Jésus car il peut vivre en elle. Elle doit retourner d'où elle est venue pour annoncer aux disciples la résurrection.

Notre propre résurrection, celle que nous allons vivre ici, maintenant, peut s'appuyer sur l'expérience de Marie-Madeleine pour vivre les retournements nécessaires.

  1. « Pourquoi pleures-tu ? »" Echapper au doute. Faire l'expérience du vide qu'il représente en un retournement intérieur pour aller, sans crainte, du passé vers un avenir qui s'ouvre sans limite.
  2. « Qui cherches-tu ? » Retrouver le chemin vers soi à l'appel de notre nom pour percevoir Jésus vivant en nous et affirmer notre foi en lui notre maître de vie.
  3. « Va » Vivre de Jésus en nous pour témoigner de sa résurrection et annoncer qu'il est le Vivant celui qui permet à tout homme de vivre en plénitude au milieu d'autres hommes qu'il reconnaît comme ses frères.

    « Il n'y aura jamais d'autre façon de trouver le Christ ressuscité que de reconnaître qu'il n'y a pas de vraie vie sans croire en lui comme Vivant » (Eugène Drewermann)

 

.

 

Odile Mangin

 

La Résurrection est au cœur de notre religion chrétienne. C'est pour moi une certitude malgré tant de mystères.

Par sa Résurrection, Jésus nous ouvre la Vie éternelle, nous sommes ressuscités avec lui, c'est une espérance qui donne sens à notre vie et une consolation pour rendre plus douce l'absence terrestre de tous ceux qui nous ont précédés dans la Gloire de Dieu.

Par sa Résurrection, Jésus nous donne le goût de la vie. Dés le matin de Pâques, Il œuvre « aux affaires de son Père ». Il apparaît à Marie-Madeleine, aux disciples d'Emmaüs, aux apôtres au Cénacle et aussi à Thomas... A chacun Il insulffe une dynamique de vie qui redonne force et courage.

La Résurrection est donc souffle de vie, de vie terrestre d'abord, de vie éternelle ensuite. Mais peut-être que vivre en ressuscité c'est habiter le présent pour réaliser chaque jour sa part d'éternité et par là même, rendre grâce à Dieu en essayant d'être tout amour. 
 
 
                     

...

 

2

Dieu, Jésus

 

Marie-Odile Dagostinoz

 

25 juin 2008

Jésus est, pour moi, un homme né il y a 2000 ans. Il est comme nous et bien différent cependant. Est-il Fils de Dieu ? Fait-il une seule personne avec Dieu et le Saint-Esprit ?

Ce qui est sûr c'est que sur la croix il me parle aujourd'hui d'amour, de pardon, de confiance et son Évangile me donne envie de lui ressembler.

Son exemple trace notre route et nous fait parfois faire ce que nous n'aurions pas fait si nous ne l'avions pas connu. C'est un ami, un grand ami en qui j'ai confiance.

 

.

 

Françoise Demortier - 1 -

 

 

Dieu est une présence, une force de vie, d'amour, de dynamisme, de tendresse, quelqu'un qui nous veut du bien et qui souhaite notre bonheur.

 

« Créateur du ciel et de la terre »
Le monde s'est fait par les lois de la physique mais ce Dieu qui est autre que les humains lui a insufflé une vie : l'Esprit. Il est là dans ce monde pas fini qu'il nous confie, avec ses ratés, ses catastrophes, ses bugs et ses merveilles. Il est dans la vie qui dynamise la terre, l'animal et l'homme. C'est un dynamisme de création, de mouvement et de perfection.

Il est tout puissant en amour mais il n'empêche ni les guerres, ni le sida des enfants, ni les malheurs des familles, ni les éruptions volcaniques, ni les tsunamis catastrophiques. Il habite l'homme et la création.

 

« Et en Jésus Christ son fils unique »
Ce Jésus, fils de la lignée de David était tellement habité par cet Esprit de Dieu, qu'il a pu parler en son nom (Il est Prophète). Il a voulu nous transmettre l'amour de Dieu, ce dessein que ce Dieu avait sur nous, son projet de voir la création réussie grâce à notre travail, à nos efforts. Il nous donne librement la marche à suivre, il nous propose un idéal difficile à suivre (les Béatitudes). Il connaît nos limites, nos imperfections, nos ratés, nos dérobades, mais il fait avec. Quand il nous dit que nous serons appelés « fils de Dieu » comme lui, cela veut dire que nous serons accordés, ajustés au projet de Dieu avec notre humanité. Le salut apporté par Jésus est une force que nous déploierons pour accomplir notre vie, pour réussir à vivre ce projet, à être vivants, debout et dignes.

 C'est ce que Jésus a voulu nous dire de Dieu, notre Père ; c'est ainsi qu'il l'a prévu pour nous et il attend notre adhésion libre mais cahotique.

 

« Mort »
Oui , il est mort sur une croix car c'était la coutûme de l'époque. Il est mort parce qu'il a dit des paroles et fait des actes rejetés pour les religieux de son temps. Ce message dérangeant contenait son projet pour nous, pour notre bonheur et cela était insupportable à entendre et l'a conduit à la mort. C'est pour cela que je peux dire qu'il est mort par amour pour le genre humain pour lequel il voulait une autre vie. Par sa résurection, il va nous entraîner dans ce grand projet de salut. Pour moi, la croix est le signe des chrétiens comme la rose est celui des socialistes et la francisque celui du FN. Mais il faut bien passer par la croix pour connaître et vivre la résurection. Pour moi, le message de Pâques est plus important, plus dynamisant, plus créateur que celui du Vendredi Saint.

 

.

 

Françoise Demortier - 2 -

 

Jésus est homme issu du peuple juif, de la descendance de David. Sa famille devait être une famille pieuse, religieuse, nourrie des Écritures saintes.

Dès son plus jeune âge, il a été rempli de l'Esprit Saint qui lui a fait prendre peu à peu conscience de sa mission. Il était tellement « ajusté »  à Dieu, qu'il en est devenu la Parole. « Et le Verbe s'est fait chair ». Il était tellement plein de l'amour de Dieu, de sa connaissance, que tout son être, toute sa pensée, toute sa façon de vivre avec ses frères humains nous parlent de Dieu. Il a en a été le plus grand prophète, le prototype de Fils tant son esprit était imprégné de lui. Il l'appelle son Père. C'est pour cela qu'on dit qu'il est « Fils de Dieu », nous avons nous aussi la même prétention : être fils de Dieu et Fils de Lumière (cf les Béatitudes ).

 Il a parlé de Dieu d'une manière différente des religieux de son temps. Il nous a dit et redit l'amour de Dieu pour nous, sa miséricorde. Il nous a proposé une autre façon de vivre qui nous rend notre dignité. « La plus grande gloire de Dieu, c'est l'Homme debout ». Il a été au bout de son amour pour les hommes. Au nom de Dieu, il a dit des choses qui ont choqué les religieux de son temps ; cela l'a conduit à la croix. Dieu, son Père, l'a ressuscité pour qu'il puisse créer un nouveau dynamisme ; ce dynamisme, ce souffle de vie, cette force créatrice nous viennent de lui et il nous entraîne, si nous sommes d'accord, à vivre ainsi éternellement.

 

.

 

Raymond Demortier

 

Dieu

Principe et explication ultime d'un monde qui nous dépasse.

Il est hors du temps et de l'espace et, à ce titre, il est présent dans la création toujours et partout.

Par Jésus, nous avons la révélation que ce Dieu créateur et tout puissant est aussi un Dieu d'amour agissant pour le bien de sa création.                 

 

Jésus

Il est le fils de Marie et de Joseph, donc un fils d'homme. En communion de pensée avec Dieu (c'est peut-être là qu'intervient l'Esprit de Dieu ?) il a été, ou s'est senti, investi d'une mission : être la passerelle entre Dieu et les hommes, pour leur révéler qui est ce Dieu auquel ils croient plus ou moins.

Jésus nous apprend que Dieu est un Dieu d'amour et qu'il est comme un Père pour nous, les hommes.

Nous sommes donc des enfants de Dieu et Jésus peut revendiquer en premier le titre de Fils de Dieu.

 

.

 

Sabine Le Rasle - 1 -

 

Dieu

Pour moi, Dieu est à l'origine de ce qui existe et il est à la fois Tout-Autre et Tout-Proche par rapport à nous les hommes. Dès le début du Premier Testament, un témoignage en ce sens s'impose : c'est l'épisode du Buisson ardent où il est écrit que Dieu « fut vu » par Moïse. Ce récit montre par là que Dieu est toujours présent à l'homme qui, lui, ne le voit pas. Cette lenteur à comprendre la présence continue et bienveillante de Dieu a suscité chez Jésus une attitude de vie et un enseignement imprégnés de cette proximité qu'il avait avec Dieu qu'il appelait « Abba », jusqu'à nous apprendre à rappeler « Père »nous aussi.

 

Jésus

Il bouleverse les schémas de toutes les doctrines idéalistes et philoso-phiques existantes par sa Parole qui nous saisit, nous pénètre, nous interroge, nous découvre à nous-mêmes ; qui est toujours actuelle, cohérente, décapante, vivifiante et toujours en harmonie avec l'amour qui le lie au Père et qu'il veut nous communiquer afin que nous en vivions.

Il élargit nos étroitesses, introduit à l'intime de notre conscience et de notre libre volonté un désir de sortie de soi-même vers les autres, avec la persuasion joyeuse que cette transformation active peut s'étendre à tous les hommes, et mènera les créatures que nous sommes à l'union avec Dieu incréé par-delà la mort. Je fais mienne la déclaration de l'apôtre Paul : « Si Christ n'est pas ressuscité, notre foi est vaine. »

.

 

Sabine Le Rasle - 2 -

 

« Qui veut se sauver, se perdra. Qui accepte de se perdre, se sauvera »

Ce paradoxe émis par Jésus est représentatif de ce qu'il nous apprend par ses paroles et ses attitudes. Nous comprenons en effet par elles que le Salut ne résulte pas de l'application stricte des obligations et interdits de quelque loi, mais il résulte de l'oubli, du don-de-soi qui nous font connaître la joie intérieure, « la joie parfaite », qui unit à Dieu.

Le langage de Jésus s'adresse à l'intelligence du coeur.

Il n'est pas toujours facile à entendre ; quelle exigence de « renoncer à soi-même » ! Mais, l'écoute intime, la foi en ses paroles et ce que sous-tend son comportement, nous conduisent à la compassion en acte, à nous faire le prochain de l'autre autant que reconnaître l'autre comme notre prochain, à nous réjouir avec les autres dans leurs moments heureux, à partager leur tristesse, à apporter - seul ou en groupe organisé - aides variées devant la maladie, la misère, l'échec, le sentiment de faiblesse ou d'injustice et toutes souffrances subies ; appliquant la parole de Jésus : « Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. »

Là se trouve déjà le Salut.

Se déploiera-t-il sur l'autre rive pour devenir à la fois Vie abondante, joie sans mélange et amour plénier, dans une Communion en Dieu ; Communion qui serait éternellement partagée par les hommes de tous les temps. J'attends.

 

 

Je crois ...
Je crois en un seul Dieu, Origine de la vie humaine.
Aux hommes, il a confié la terre
Et l'harmonie entre tous.
Il s'est révélé d'abord par les prophètes
Puis et surtout, par Jésus, dit le Christ,
Dit « Fils de Dieu ».
Celui-ci nous a délivrés de nos peurs
D'être sans orientation.
Il nous a appris que nous étions, comme Lui,
Aimés de Dieu,
Que nous pouvions tous l'appeler « Père »,
Et vivre de son amour, en plénitude,
En nous et autour de nous.
Jésus s'est livré pour les hommes
A une mort injuste et atroce.
Il reste mystérieusement vivant
Au milieu de nous
Par sa Résurrection,
Gage de la nôtre,
Que j'espère de toutes mes forces.
Je crois en l'Esprit de Dieu
Qui habite l'homme qui le prie en vérité.
Je veux croire à la terre nouvelle
Où Dieu sera Tout en tous.

 

.

 

Daniel Leveugle

 

La Bible est à elle seule une bibliothèque. Elle raconte, page après page, la longue et immense patience de Dieu qui accorde entière liberté à un partenaire souhaité se révélant tôt félon. Le Livre réaffirme l'Amour du Seigneur et incite son lecteur à y répondre avec ses moyens

 

Le Christ. Fraternel, il nous permet de croire en un Dieu inaccessible à nos sens et notre intelligence. Il a rendu visible l'invisible. Nous le savons notre Sauveur et, par lui, nous connaissons l'Amour que Dieu nous porte.

 

Dieu. Il est tout-puissant, absolument tout.puissant et Il est absolument tout-amour.

Quand Il envisage de peupler le beau jardin d'Eden, Il y loge un partenaire à qui Il donne toute liberté pour soigner le jardin. Il va apprendre qu'il est impossible d'être à la fois tout-puissant et Amour. Il renonce à sa toute-puissance.

 

.

 

 

Georgette Leveugle

 

Jésus représente la réponse la plus parfaite à l'intervention de Dieu dans l'histoire humaine. Jésus nous révèle ce que Dieu nous propose à travers sa vie : Sa prédication et son comportement. Jésus s'est heurté à une vive hostilité qui l'a conduit jusqu'à sa mort sur une croix.

Le soir du Vendredi saint, Dieu est un vaincu. Il n'accepte pas cette défaite. Il retourne la situation en ressuscitant Jésus. Jésus est vivant et présent parmi nous ( ? ) Il est notre modè1e et notre frère et il nous transmet le dynamisme créateur de Dieu.

 

Dieu. Souffle de vie, crée le monde à partir du chaos et s'incarne dans toute la création.  Dieu a pris le risque de créer un monde en évolution. L'homme est inachevé dans une création inachevée.

La création continue et Dieu attend de l'homme qu'il devienne co-créateur avec lui. La création arrivera un jour à terme : Ce sera le Royaume de Dieu. Dieu nous aide et nous accompagne sur ce chemin.

 

.

 

Odile et Daniel Maillet - 1 -

 

Jésus. Un homme libre intérieurement, assumant sa condition d'homme, conscient de son origine familiale et de l'histoire de son peuple : Il est « Fils de David ».

Conscient que Dieu qui est la Vie a appelé l'homme de toute éternité, sa liberté lui permet d'accueillir cette Vie, de laisser Dieu entrer pleinement en lui pour que lui-même entre pleinement en Dieu. C'est en ce sens que je comprends que Dieu s'est incarné et que Jésus peut recevoir le titre de Fils de Dieu.

Vivant de cette plénitude sous la mouvance de l'Esprit, Jésus, Fils de l'Homme, annonce un Dieu père à l'amour inlassable, présent à toute la création. Il révèle par des signes que cet amour est libérateur et que chacun de nous, s'il accueille Dieu qui est en lui, est appelé à plus de Vie.

En donnant ce sens à sa vie, il a donné sens à la nôtre pour nous libérer de nos paralysies, de nos aveuglements, de nos mutismes et de nos surdités, pour qu'à notre tour, guidés par l'Esprit, nous entrions pleinement dans l'amour de Dieu et le partagions aux autres pour un monde renouvelé .                                                     

 

La Bible

La Bible relate à travers  l'histoire d'un peuple sa recherche de sa relation profonde avec un Dieu unique. C'est un recueil de témoignages sur l'évolution de la perception que les hommes ont eu à différentes époques de Dieu omnipotent, créateur de toutes choses, juge des actes des hommes, vengeur, libérateur de son peuple, inspirateur des prophètes

Cette recherche présentée sur une longue période passée n'a pourtant rien perdu de son actualité. Image du déroulement de notre propre vie, elle nous permet aujourd'hui de réfléchir et d'évoluer dans nos rapports avec Dieu.

C'est la base de notre croyance, renouvelée par le Message que nous a laissé Jésus qui nous a montré un Dieu aimant, attentif au devenir de l'homme.

 

.

 

Odile et Daniel Maillet - 2 -

 

Credo

Nous croyons en Dieu
Tel que Jésus nous l'a révélé
Force de vie et d'amour
présente en tout être vivant dans notre univers
appelant à vivre en plénitude

Participant activement à la vie du monde
en nous communiquant sa force
recherchant notre assentiment
pour que nous soyons actifs mais libres
dans la construction d'un monde fraternel
Il donne sens à notre vie

Il nous appelle à nous tourner vers l'avenir avec confiance
Malgré le mal, les obstacles, la mort

Par sa présence vivante en Jésus
Est révélé l'amour qu'il nous porte
Comme est celui de parents pour leurs enfants.

 

.

 

 

 Daniel et Odile Maillet - 3 -

 

 

Jésus sauveur
Avant sa naissance, il est dit à Joseph : « Tu l'appelleras Jésus (Yahvé sauve) car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1.21)

A Nazareth, Jésus dira en commentant Isaïe et se l'appliquant à lui-même :
« l'Esprit du Seigneur est sur moi pour porter la bonne nouvelle aux pauvres, aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés... » (Luc 4.18 ) . Suivra une série de guérisons.

C'est ainsi que Jésus est venu en sauveur. Révéler la vie nouvelle offerte et ouverte par Dieu, renaissance à une vie de plénitude pour un monde où régneront justice, paix, amour.

Jésus est un libérateur et son action semble avoir trois dimensions

Libérer l'homme dans son rapport à lui-même pour qu'il s'accepte comme homme avec ses limites et sa fragilité mais délivré de ses mutismes, de ses aveuglements, de ses surdités, de ses paralysies

Libérer l'homme dans son rapport aux autres hommes pour qu'il s'accepte comme frère, délivré de volonté dominatrice et pouvoir être serviteur

Libérer l'homme dans son rapport à Dieu pour qu'il s'accepte comme fils et pouvoir avec d'autres dire notre Père.

.

 

Odile Maillet

 

 

L'évangile nous dit que Jésus

Interpelle
Rassemble
Pardonne
Guérit
Remet debout et en marche

Jésus libère l'homme
Et permet la vie en plénitude
Jésus est habité de Dieu
De l'esprit de Dieu et
Nous le révèle comme un Dieu d'amour
Alors oui le peux croire en ce Dieu là

.

 

Daniel Maillet

 

La croix symbole de mort
Par l'échec apparent de la mission de Jésus
Son impossibilité à faire reconnaître un Dieu Père à l'amour inlassable Source de Vie pour tous les hommes.
Jésus est mort car toute sa vie remettait en cause la pensée et la conduite des hommes de son époque
Des pouvoirs religieux dans leur image pervertie de Dieu
Du pouvoir civil dans la crainte d'être contesté dans son ordre
De ceux mêmes qui croyaient en lui mais n'avaient pas encore une perception réelle, de ce qu'il annonçait, de sa confiance absolue dans sa fidélité au Père qui lui permettait d'aborder sa propre mort.

C'est l'aboutissement de tout ce qui est enfermement des hommes

Rejet
Haine
Crainte
Abandon
Renoncement
Reniement
Erreur
Incompréhension
Appropriation de Dieu
Enfermement qui reste actuel sans conversion du coeur et de l'esprit

C'est le temps des Ténèbres
Fin d'un monde, remise de l'Esprit

 

 

La croix symbole de vie
Car elle manifeste mieux que tout autre signe dans notre monde, l'union entre la terre et le ciel, entre les hommes et Dieu,
Son universalité par les bras ouverts du Christ
L' affirmation de l' Amour et l'annonce du Pardon

Elle est
Elévation
Attirance
Lumière
Miroir de l'inanité des actions des hommes pour étouffer la vie
Révélation que seul l' abandon  confiant en Dieu est Vie et source de fraternité

Elle annonce la renaissance d'un monde
premier temps de la résurrection
et de l'effusion de l'esprit.

 

.

 

 

Odile Mangin

 

Je crois en Dieu, le Père Tout-puissant

Dieu est-Il tout puissant ? On peut se le demander en regardant ce monde perturbé par le mal, la violence, les guerres, les tremblements de terre, les inondations, les cyclones, les maladies et surtout la souffrance.

Je pense que la toute puissance de Dieu n'est que dans son Amour total pour nous. Un Amour que l'on reçoit gratuitement et qui doit nous aider justement à vivre pleinement avec ou malgré toutes les souffrances. Se savoir aimé est une force.

 

 

Créateur du Ciel et de la Terre

L'image de la création du monde en six jours : le jour, la nuit, l'eau et la terre, le soleil et la lune, les arbres, les fruits et l'herbe, les oiseaux et les poissons, tous les êtres vivants et pour finir l'homme à l'image de Dieu, cette représentation d'un travail bien fait puisque « Dieu vit que cela était bon », me satisfait.

Le mystère de la création n'est-il pas le secret de Dieu ? Secret bien gardé... pour nous faire chercher... pour assumer la création en expansion. Dieu est créateur, mais comme le harpiste a besoin de sa harpe pour exprimer la musique, Dieu est l'origine et le big-bang est le commencement.

A chacun, scientifiques ou simple quidam d'accompagner ce devenir en prenant sa place dans le déroulement du monde. 

 

Le salut

Être sauvé c'est pour moi l'image de Moïse sauvé des eaux.
Sauvé par l'Amour de Dieu
Sauvé par l'amour d'une princesse
Sauvé par l'amour de sa mère...

Moïse est sauvé par l' amour, il est vivant pour réaliser son destin, le projet que Dieu a sur lui.

Je crois être sauvée parce que aimée de Dieu.

Lève toi et marche : la vie de Jésus, les écrits des évangélistes me donnent un sens à suivre. Aimer est ce message, mais c'est l' Esprit Saint qui m'aide à rester sauvée pour réaliser ce qu'il m'est demandé de réaliser sur cette terre, même si c'est d'une manière totalement imparfaite... La finitude de l'homme donne des limites.

Nous sommes sauvés des ténèbres, de tout ce qui fait ombre, sauvés du désespoir, de la mort morale.

Être sauvé c'est être en vie, aussi j'imagine mal si je suis sauvée pour l'au-delà et pour l'éternité.

 

 

La croix

Jésus est mort crucifié, usage courant à l'époque des Romains. Il a subi les pires souffrances physiques et morales.

A travers tous les siècles, beaucoup d'êtres humains sont morts dans d'aussi terribles souffrances et humiliations.

La différence, pour nous, est dans la Résurrection du Christ. Avec lui, de la mort, nous revenons à la Vie. Christ est la Vie. Le vendredi saint est le prélude au dimanche de Pâques ; coincé entre le jeudi saint et la fête de la Résurrection, il reste en creux, comme on le dirait d'une intaille, mais passage indispensable à un événement primordial, vivifiant : nous avons Quelqu'un avec qui partager nos souffrances, nous sommes sûrs d'être compris, et d'avoir le courage de continuer à vivre avec la force du dynamisme qui nous est donné par la Grâce de celui qui est mort sur la Croix.

 

.

 

 

 

Jean-François Mescam - 1 -

 

Dieu. Comme Rien ne peut sortir du Néant, l'existant qui nous entoure est le résultat des transformations successives de l'existant précédant et ce de toute éternité : ni début ni fin. Dans ce processus je crois à l'existence d'un DIEU à l'oeuvre et non à une suite impersonnelle de hasards. Je pense que DIEU est d'un autre ordre que l'humanité et que le comprendre dépasse notre entendement.

Je ne connais pas le plan de DIEU ni le but de sa Création, mais je m'abandonne avec confiance dans la foi que ce qu'il me propose à travers l'enseignement du Jésus des Évangiles est ce qu'il y a de meilleur pour moi et pour l'humanité.

 

Jésus.  Je crois que DIEU s'est manifesté de tout temps à tous les hommes, mais que ses moyens pour les atteindre nécessitent une volonté d'écoute de leurs parts. Les égoïsmes, manques d'amour, préjugés, intolérances, etc. sont autant d'obstacles à l'écoute de DIEU. Je crois que Jésus a été un parfait récepteur de la parole divine, dont il était pleinement à l'écoute et qu'il l'a incarnée dans sa vie et son enseignement.

D'autres interlocuteurs privilégiés ont pu ou pourront exister, ici ou ailleurs dans !e monde ; je crois dans ce cas à la convergence possible des forces du bien de l'amour et de la vie, quelque soient les noms des religions ou des philosophies qui les véhiculent, car la source ultime dont elles émanent est la même

Jésus est-il plus parfait que nous ? Oui. Plus Fils de DIEU ? Meilleur en tout cas.

Est-il d'une autre essence que nous ? Divine ? Ma foi peut se passer d'une réponse formelle à cette question. Jésus ressuscité, vivant, présent aux disciples : vérité historique ou symbolique ?

Sans se bloquer sur le « comment » croire à Jésus ressuscité c'est entrer en communion avec lui et reconnaître qu'à travers lui c'est

DIEU qui se révèle à nous.

 

.

 

Jean-François Mescam - 2 -

 

Dieu

Je crois que le monde a été créé par Dieu. Il a donné l'impulsion de départ du processus de la création qui se poursuit depuis selon des formes et des lois que la science essaye de comprendre. Il n'y a rien de fondamentalement bon ou mauvais dans la nature. Les choses et les êtres sont le résultat des créations antérieures qui les ont engendrés.

Seule la pensée humaine eéchappe à ce déterminisme. Face au développement aveugle de la Vie qui façonne le monde sans savoir ce qu'elle fait, la Conscience humaine se dresse et donne un sens et une valeur à la Création.

Dieu ne peut se limiter à cette seule puissance créatrice, car dans ce cas il n'aurait pas besoin de moi ni moi de lui. Aussi je crois en un Dieu attentif et aimant sa création et ses créatures, unDieu capable de nouer une relation filiale et personelle avec chacun de nous

 

Jésus

Cette capacité de Dieu à s'intéresser à nous s'exprime par l'Esprit qui anime l'Ancien Testament ,et par l'exemple et l'enseignement de Jésus dans le Nouveau Testament.

C'est la Parole de Jésus qui répond à mes interrogations existentielles.

 

Le salut

Un Dieu aimant ses créatures comme un Père ne m'inspire pas de crainte pour mon présent ou mon futur.Ma crainte c'est de ne pas croire à ce Dieu et à ce salut.

 

La croix

Jésus montre par sa vie et son enseignement que tous les comportements et toutes les idées ne se valent pas. Un ideal peut valoir plus que sa propre vie.
La Croix c'est hiérarchiser les valeurs qui gouvernent notre existence et s'en remettre à un Père pour qui tout ne finit pas avec la mort.

 

.

 

 

Marie-France Mescam - 1 -

 

Jésus Christ qui est pleinement à l'écoute de Dieu et accomplit le dessein de Dieu nous révèle « l'invisible ».

Ce n'est pas l'homme qui découvre Dieu par la raison et par des explications mais Dieu qui se découvre à l'homme à travers une rencontre personnelle.

 

 

.

 

Marie-France Mescam - 2 -

 

Dieu

 Dieu ne se démontre pas. Il est du domaine de l'inoui, de l'invisible comme la douce brise ressentie par le prophète Élie : on constate ses effets mais on ne le voit pas.

 

La puissance de Dieu

Sa puissance est à l'image de l'enfant né à Noél devant qui s'agenouillent les puissants de la terre.

 

Jésus

Jésus accomplit parfaitement le « projet de vie » de Dieu. Il est Amour et Lumière.

 

Le salut

Jésus nous montre les voies du Salut : avec l'Esprit de Dieu trouver un sens à la vie, faire « vivre » la vie et dire « oui » au projet de vie de Dieu.

.

 

 

Georges Nadeau

 

 

Jésus-Christ : vrai Dieu, vrai Homme : mystère de Dieu, mystère de l'Homme. C'est surtout pour moi le signe visible de l'amour de Dieu pour l'humanité et toute la création.  Jésus, Fils du Père « vit de notre vie, meurt de notre mort ».

Pas de Vie sans foi en l'Amour. Par son Fils, Dieu nous a parlé et donne ainsi à l'Homme sa vocation de Fils de Dieu. Celle-ci ne peut se révéler qu'en nous et à travers nous.

Et comme l'écrit le philosophe Fabrice Hadjadj : « Il faut entrer par la porte du prochain pour sortir avec lui par la porte de Dieu. »

 

 

La croix

Ce corps crucifié nous pose la grande question du mal et de la souffrance.

A travers ce corps anéanti, se dévoile également le Fils de l' Homme, qui tout au long de son existence terrestre a révélé et manifesté l' Amour fou de Dieu.

La Croix est le sommet de l'amour qui est de « donner sa vie pour ceux qu'on aime ».

C'est cet Amour qui l'a conduit à accepter cette mort à la fois injuste et douloureuse pour que s'accomplissent les écrits des prophètes.

Si Jésus donne sa vie pour nous, c'est que nous avons, non seulement du prix à ses yeux mais aussi qu'il tient à nous car tout homme a une part divine en lui. En réponse à nos actes et paroles qui blessent, à nos reniements, nous l'entendons dire : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font ».

Aussi, face au Christ en croix, nous sommes des pécheurs pardonnés : le pardon fait grandir l' amour.

En faisant de sa mort un geste d'amour extrême, Jésus en fait l'instrument de notre salut.

De l' Amour crucifié, naîtra la victoire de Pâques.

Tout en Dieu peut s'accomplir.

 

.

 

 

Christiane Pâris

 

 

 

Credo

Je crois que Jésus est mon chemin, ma vérité et ma vie.
Je crois qu'il est la parole vivante transmise dans les Évangiles, socle de l'humanité sur lequel je me construis.
La force de cette parole est un souffle immense : elle « décoiffe », elle pousse, elle révolutionne, elle met au défi, elle remet tout et tout le monde en question, et tout le temps !
La Parole est au travail par l'Esprit que Jésus nous a laissé en héritage afin de nous faire découvrir l'amour du Père.
Se révèle à moi ce qui s'impose comme une évidence : l'Évangile c'est la vie, mode d'emploi.

Je crois que Jésus est venu dans ma condition inhumaine percer une brèche où peut passer un début d'humanité
Jésus souffrant et mort sur la croix me remet en face du fait inhumain universel d'exclusion et de haine (et justement c'est cela qui n'est pas humain !).

Mais le salut vient aussi par la croix ; Jésus n'aurait pas supporté de ne pas aller jusqu'au bout pour nous montrer l'amour total de Dieu pour nous ; il fallait qu'il prenne  en charge notre inhumanité pour la mener vers une condition totalement et définitivement humaine jusqu'à la résurrection, car ce sont les humains qui ressuscitent !

 

 

Résurrection

Croire à cette promesse faite par Jésus est, à mon sens, l'acte de foi par excellence.

C'est la seule chose non perceptible par nos cerveaux (in-)humains, non explicable, non vérifiable ; elle butte sur la mort et je n'ai pas d'autre choix que de faire confiance.

Si la Parole de Jésus a pénétré au plus profond de moi, si je laisse le souffle de l'Esprit me chahuter, si je mesure l'incommensurable amour qui m'est offert, si je crois et je dis que Jésus lui-même est ressuscité et alors même que je ne comprends rien, que le mystère est total et que je me dis : « mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? », la confiance naît ; elle n'est pas aveugle ; elle a une cause, mais  pas une raison. La confiance est là parce que la Lumière n'aveugle pas, que le Souffle est puissant et que la promesse a été faite par Celui qui a tout compris.

Je lis dans Jean 1, 12-14 ce qu'il me dit sur la confiance et sur la Parole qui a pris chair pour me donner, pourrais-je dire, une naissance éternelle (re-suscite).

 

 

L'Église et les sacrements

Dans mon église catholique je ne suis pas sûre de trouver une authenticité évangélique à tous les sacrements qui me sont proposés. Je préfère revenir aux textes...

L'Eucharistie est pour moi « la colonne vertébrale » de tout geste sacré. Dans le sacrement de l'Eucharistie, Jésus s'offre, pardonne,meurt, et ressuscite.

Au centre de l'Eucharistie, comme un noyeau dur, n'y a-t-il pas le pardon ? Tant de fois les populations, les disciples ont interpellé Jésus sur les offenses, les reniements, les blessures et autres manquements aux rites ? Il n'y pas d'Eucharistie sans réconciliation.

Il y a tant d'exemples dans les Évangiles, pour ne citer que le fils prodige, la femme adultère,  et Pierre à qui Jésus répond qu'il doit pardonner soixante-dix fois sept fois, ce qui ne empêche pas le reniement final que Jésus pardonne d'un regard. Préférer la compassion aux rites.

 

Retour vers la page d'accueil
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.