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Introduction à l'Ancien
Testament
Introduction au Nouveau
Testament
Années
80-100
Les
Actes des Apôtres
20 août 2012
L'auteur
Luc écrit les
Actes des Apôtres à la même date ou au
plus tard 5 ans après son Évangile, donc
dans les années 80-85 et également dans le monde
hellénistique, en Grèce, dans l’actuelle Turquie
ou à Rome.
C’est le Christ lui-même, au moment de son
Ascension qui énonce le ministère de l’Église
qui doit prolonger le sien et dont le livre des
Actes va montrer qu’il a été réalisé par les
apôtres :
Vous recevrez une
puissance, le Saint-Esprit survenant sur
vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem,
dans toute la Judée, dans la Samarie, et
jusqu'aux extrémités de la terre. 1.8
Effectivement l’action commence à Jérusalem,
culmine à Athènes et se termine à Rome.
Luc utilise des documents écrits que les
biblistes ont de la peine à préciser et des
récits oraux qu’il a pu lui-même réunir lors de
ses voyages.
Une énigme est d’ailleurs l’origine des passages
en « nous » : 16.10-17 ;
20.5-15 ; 21.1-18 ; 27.1-28.16). Ils
ne peuvent pas être attribués à Luc lui-même qui
n’a certainement pas accompagné Paul : la
manière dont il rapporte en général dans ce
livre la pensée de l’apôtre est trop différente
de ce que nous lisons dans ses épîtres
authentiques.
En voici un exemple :
La tempête
Pendant plusieurs jours nous
naviguâmes lentement, et ce ne fut pas sans
difficulté que nous atteignîmes la hauteur de
Cnide, où le vent ne nous permit pas
d'aborder. Nous passâmes au-dessous de l'île
de Crète, du côté de Salmone.
Nous la côtoyâmes avec peine, et nous
arrivâmes à un lieu nommé Beaux Ports, près
duquel était la ville de Lasée.
[...]
Mais bientôt un vent impétueux, qu'on appelle
Euraquilon, se déchaîna sur l'île.
Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter
contre le vent, et nous nous laissâmes aller à
la dérive.
Nous passâmes au-dessous d'une petite île
nommée Clauda, et nous eûmes de la peine à
nous rendre maîtres de la chaloupe ; après
l'avoir hissée, on se servit des moyens de
secours pour ceindre le navire, et, dans la
crainte de tomber sur la Syrte, on abaissa les
voiles. C'est ainsi qu'on se laissa emporter
par le vent.
Comme nous étions violemment battus par la
tempête, le lendemain on jeta la cargaison à
la mer, et le troisième jour nous y lançâmes
de nos propres mains les agrès du navire.
Le soleil et les étoiles ne parurent pas
pendant plusieurs jours, et la tempête était
si forte que nous perdîmes enfin toute
espérance de nous sauver. 27.7-20
La
vie de l’Église prolonge l’Évangile
Luc présente les événements de la première
Église de manière idéalisée, nous l’avons
vu à propos des relations des hellénistes
et des hébreux à Jérusalem et dans sa
description des relations des deux principaux
apôtres, Pierre et Paul.
A la manière helléniste, il ne craint pas les
éléments surnaturels que produit le saint Esprit
et il attribue à Pierre puis à Paul des miracles
semblables à ceux que Jésus avait lui-même
accomplis. Ceci suggère que la révélation
apportée dans son ministère par Jésus-Christ
n’est pas interrompue mais se prolonge dans la
vie de l’Église que le Saint-Esprit continue à
animer :
Miracle de Jésus
Et voici, il vint un homme,
nommé Jaïrus, qui était chef de la synagogue.
Il se jeta à ses pieds, et le supplia d'entrer
dans sa maison parce qu'il avait une fille
unique d'environ douze ans qui se mourait.
[...]
Lorsqu'il fut arrivé à la maison, il ne permit
à personne d'entrer avec lui, si ce n'est à
Pierre, à Jean et à Jacques, et au père et à
la mère de l'enfant. Tous pleuraient et se
lamentaient sur elle. Alors Jésus dit :
Ne pleurez pas, elle n'est pas morte, mais
elle dort.
Et ils se moquaient de lui, sachant qu'elle
était morte.
Mais il la saisit par la main, et dit d'une
voix forte : Enfant, lève-toi.
Et son esprit revint en elle, à l'instant elle
se leva et Jésus suggéra qu'on lui donne à
manger. 8.41
Miracle de Pierre
Il y avait à Joppé,
parmi les disciples, une femme nommée
Tabitha, ce qui signifie Dorcas ; elle
faisait beaucoup de bonnes œuvres et
d'aumônes. Elle tomba malade en ce temps-là,
et mourut. Après l'avoir lavée, on la déposa
dans une chambre haute.
Comme Lydde est près de Joppé, les
disciples, ayant appris que Pierre s'y
trouvait, envoyèrent deux hommes vers lui,
pour le prier de venir chez eux sans tarder.
Pierre se leva, et partit avec ces hommes.
Lorsqu'il fut arrivé, on le conduisit dans
la chambre haute. Toutes les veuves
l'entourèrent en pleurant, et lui montrèrent
les tuniques et les vêtements que faisait
Dorcas pendant qu'elle était avec elles.
Pierre fit sortir tout le monde, se mit à
genoux, et pria ; puis, se tournant vers le
corps, il dit : Tabitha,
lève-toi ! Elle ouvrit les yeux, et
ayant vu Pierre, elle s'assit.
Il lui donna la main, et la fit lever. Il
appela ensuite les saints et les veuves, et
la leur présenta vivante. 9.36-41
Miracle de Paul
Le premier jour de la
semaine, nous étions réunis pour rompre le
pain. Paul, qui devait partir le lendemain,
s'entretenait avec les disciples, et il
prolongea son discours jusqu'à minuit.
Il y avait beaucoup de lampes dans la chambre
haute où nous étions assemblés.
Or, un jeune homme nommé Eutychus, qui était
assis sur la fenêtre, s'endormit profondément
pendant le long discours de Paul ; entraîné
par le sommeil, il tomba du troisième étage en
bas, et il fut relevé mort.
Mais Paul, étant descendu, se pencha sur lui
et le prit dans ses bras, en disant : Ne vous
troublez pas, car son âme est en lui.
Quand il fut remonté, il rompit le pain et
mangea, et il parla longtemps encore jusqu'au
jour. Après quoi il partit.
Le jeune homme fut ramené vivant, et ce fut le
sujet d'une grande consolation. 20.7-12
Le
saint Esprit
Pentecôte
Le saint Esprit dont le rôle
est si important dans les Actes des Apôtres par
le dynamisme créateur qui insuffle la vie divine
à chacun des gestes des apôtres et leur permet
de remplacer désormais la présence personnelle
de Jésus, leur a été envoyé, dit Luc, le jour de
la fête juive de la Pentecôte où l’on célébrait
le don de la Loi de Moïse sur le mont Sinaï.
Luc est seul dans le Nouveau Testament à
proposer le découpage du temps qui amène
l’Ascension 40 jours après Pâques et le don
du saint-Esprit le jour de Pentecôte.
En effet Marc ne
date pas l’Ascension et ignore Pentecôte :
Le Seigneur, après leur avoir
parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la
droite de Dieu. Et ils s'en allèrent prêcher
partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et
confirmait la parole par les miracles qui
l'accompagnaient. Mc 16.19-20
Quant à Matthieu non
seulement il contredit la notion d’Ascension
mais il ignore un don particulier du saint
Esprit :
Jésus, s'étant
approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir
m'a été donné dans le ciel et sur la terre.
Allez, faites de toutes les nations des
disciples, les baptisant au nom du Père, du
Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à
observer tout ce que je vous ai prescrit.
Et voici, je suis
avec vous tous les jours, jusqu'à la fin
du monde. Mt 28.18-20
Le saint-Esprit
libère de la Loi
La volonté de Dieu était gravée dans la pierre
des tables de la Loi elle sera désormais
répandue dans les cœurs
Dans les derniers jours, dit
Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute
chair. Ac 2.17
C’est ainsi que Philippe dit que « rien n’empêche »
d’accueillir un eunuque malgré l’interdiction du
Deutéronome :
Celui dont les testicules ont
été écrasés ou l'urètre coupé n'entrera point
dans l'assemblée de l'Éternel. Dt
23.1.
Un ange du Seigneur,
s'adressant à Philippe, lui dit : Lève-toi, et
va du côté du midi, sur le chemin qui descend
de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. Il
se leva, et partit. Et voici, un Éthiopien, un
eunuque, ministre de Candace,
reine d'Éthiopie, et surintendant de tous ses
trésors, venu à Jérusalem pour adorer, s'en
retournait, assis sur son char, et lisait le
prophète Esaïe. L'Esprit dit à Philippe :
Avance, et approche-toi de ce char.
[…]
Philippe lui annonça la bonne nouvelle de
Jésus.
Comme ils continuaient leur chemin, ils
rencontrèrent de l'eau. Et l'eunuque dit :
Voici de l'eau ; qu'est-ce qui
empêche que je sois baptisé ?
Philippe dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela
est possible. L'eunuque répondit :
Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu.
Il fit arrêter le char ; Philippe et l'eunuque
descendirent tous deux dans l'eau, et Philippe
baptisa l'eunuque. Actes
8.26-39
Et c’est ainsi que Pierre entendra la voix
céleste le libérer de la nourriture
cachère :
Pierre monta sur le toit,
vers la sixième heure, pour prier. Il eut
faim, et il voulut manger. Pendant qu'on lui
préparait à manger, il tomba en extase.
Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à
une grande nappe attachée par les quatre
coins, qui descendait et s'abaissait vers la
terre et où se trouvaient tous les quadrupèdes
et les reptiles de la terre et les oiseaux du
ciel.
Et une voix lui dit : Lève-toi, Pierre, tue et
mange.
Mais Pierre dit : Non, Seigneur, car je n'ai
jamais rien mangé de souillé ni d'impur.
Et pour la seconde fois la voix se fit encore
entendre à lui : Ce que Dieu a déclaré pur, ne
le regarde pas comme souillé. 10. 9-15
Le saint Esprit libère
aussi les apôtres de prison
Pierre
Pierre était gardé dans la
prison et l'Église ne cessait d'adresser pour
lui des prières à Dieu.
La nuit qui précéda le jour où Hérode allait
le faire comparaître, Pierre, lié de deux
chaînes, dormait entre deux soldats et des
sentinelles devant la porte gardaient la
prison.
Et voici, un ange du Seigneur survint, et une
lumière brilla dans la prison. L'ange réveilla
Pierre, en le frappant au côté, et en
disant : Lève-toi promptement ! Les
chaînes tombèrent de ses mains. Et l'ange lui
dit : Mets ta ceinture et tes sandales.
Et il fit ainsi. L'ange lui dit encore :
Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi.
Pierre sortit, et le suivit, ne sachant pas
que ce qui se faisait par l'ange fût réel, et
s'imaginant avoir une vision.
Lorsqu'ils eurent passé la première garde,
puis la seconde, ils arrivèrent à la porte de
fer qui mène à la ville, et qui s'ouvrit
d'elle-même devant eux ; ils sortirent,
et s'avancèrent dans une rue. Aussitôt l'ange
quitta Pierre.
Revenu à lui-même, Pierre dit : Je vois
maintenant d'une manière certaine que le
Seigneur a envoyé son ange et qu'il m'a
délivré de la main d'Hérode et de tout ce que
le peuple juif attendait.
Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la
maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc,
où beaucoup de personnes étaient réunies et
priaient. Il frappa à la porte du vestibule,
et une servante, nommée Rhode, s'approcha pour
écouter.
Elle reconnut la voix de Pierre et, dans sa
joie, au lieu d'ouvrir, elle courut annoncer
que Pierre était devant la porte.
Ils lui dirent : Tu es folle. Mais elle
affirma que la chose était ainsi.
Et ils dirent : C'est son ange. Cependant
Pierre continuait à frapper. Ils ouvrirent, et
furent étonnés de le voir.
Pierre, leur ayant de la main fait signe de se
taire, leur raconta comment le Seigneur
l'avait tiré de la prison, et il dit :
Annoncez-le à Jacques et aux frères. Puis il
sortit, et s'en alla dans un autre lieu. 12.5-17
Paul
Après qu'on les eut chargés
de coups, ils les jetèrent en prison, en
recommandant au geôlier de les garder
sûrement.
Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta
dans la prison intérieure, et leur mit les
ceps aux pieds.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas
priaient et chantaient les louanges de Dieu,
et les prisonniers les entendaient.
Tout à coup il se fit un grand tremblement de
terre, en sorte que les fondements de la
prison furent ébranlés ; au même instant,
toutes les portes s'ouvrirent, et les liens de
tous les prisonniers furent rompus.
Le geôlier se réveilla, et, lorsqu'il vit les
portes de la prison ouvertes, il tira son épée
et allait se tuer, pensant que les prisonniers
s'étaient enfuis.
Mais Paul cria d'une voix forte : Ne te
fais point de mal, nous sommes tous ici.
Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière,
entra précipitamment, et se jeta tout
tremblant aux pieds de Paul et de Silas ;
il les fit sortir et dit : Seigneurs, que
faut-il que je fasse pour être sauvé ?
Paul et Silas répondirent : Crois au
Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta
famille.
Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur,
ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa
maison.
Il les prit avec lui, à cette heure même de la
nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut
baptisé, lui et tous les siens.
Les ayant conduits dans son logement, il leur
servit à manger, et il se réjouit avec toute
sa famille de ce qu'il avait cru en
Dieu. 16.23-34
La
conférence de Jérusalem
L’opposition entre les
« hellénistes » (dont Paul et
Luc faisaient partie) et les « hébreux »,
judéo-chrétiens de Jérusalem dont nous
avonsparlé ici,
a été réglée lors de la conférence de Jérusalem.
Quelques hommes, venus de la
Judée, enseignaient les frères, en
disant : Si vous n'êtes circoncis selon
le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.
Paul et Barnabas eurent avec eux un débat et
une vive discussion et les frères décidèrent
que Paul et Barnabas, et quelques-uns des
leurs, monteraient à Jérusalem vers les
apôtres et les anciens, pour traiter cette
question. 15.1-2
Et voici la conclusion telle que Luc la
rapporte. Elle impose des prescriptions
minimales de règles alimentaires :
Les apôtres, les anciens, et
les frères, aux frères d'entre les païens, qui
sont à Antioche, en Syrie, et en Cilicie,
salut ! [...] Il a paru bon au Saint-Esprit et
à nous de ne vous imposer d'autre charge que
ce qui est nécessaire, savoir,
- de vous abstenir des viandes sacrifiées
aux idoles,
- du sang,
- des animaux étouffés,
- et de l'impudicité,
choses contre lesquelles vous vous trouverez
bien de vous tenir en garde. 15.28-29
Il est à noter que ce n’est pas la conclusion
que Paul lui-même avait énoncée :
Nous ne leur cédâmes pas un
instant et nous résistâmes à leurs exigences,
afin que la vérité de l'Evangile fût maintenue
parmi vous. [...] Jacques, Céphas et Jean, qui
sont regardés comme des colonnes, me
donnèrent, à moi et à Barnabas, la main
d'association, afin que nous allions, nous
vers les païens, et eux vers les circoncis.
Ils nous recommandèrent seulement de nous
souvenir des pauvres, ce que j'ai bien eu soin
de faire. Galates 2.5-10
Il semble que le
parallélisme strict que Luc avait
observé entre Pierre et Paul s’évanouisse. Paul
demeure seul en lice jusqu’à la fin du livre.
Athènes
Paul […] sentait au dedans de
lui son esprit s'irriter, à la vue de cette
ville pleine d'idoles.
Il s'entretenait donc dans la synagogue avec
les Juifs et les hommes craignant Dieu, et sur
la place publique chaque jour avec ceux qu'il
rencontrait.
Quelques philosophes épicuriens et stoïciens
se mirent à parler avec lui. Et les uns
disaient : Que veut dire ce
discoureur ? D'autres, l'entendant
annoncer Jésus et la résurrection, disaient :
Il semble qu'il annonce des divinités
étrangères.
(résurrection en grec se dit Anastasie et
en entendant « Jésus et
Anastasie » on pouvait peser à un
couple de divinités ! Note de G.C.).
Alors ils le prirent, et le menèrent à
l'Aréopage, en disant : Pourrions-nous
savoir quelle est cette nouvelle doctrine que
tu enseignes car tu nous fais entendre des
choses étranges. Nous voudrions donc savoir ce
que cela peut être.
Or, tous les Athéniens et les étrangers
demeurant à Athènes ne passaient leur temps
qu'à dire ou à écouter des nouvelles.
Paul, debout au milieu de l'Aréopage,
dit :
Athéniens, je vous trouve à tous égards
extrêmement religieux.
Car, en parcourant votre ville et en
considérant les objets de votre dévotion, j'ai
même découvert un autel avec cette
inscription : A un Dieu inconnu ! Ce
que vous révérez sans le connaître, c'est ce
que je vous annonce.
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y
trouve, étant le Seigneur du ciel et de la
terre, n'habite point dans des temples faits
de main d'homme ; il n'est point servi
par des mains humaines, comme s'il avait
besoin de quoi que ce soit, lui qui
donne à tous la vie, la respiration, et
toutes choses.
Il a fait que tous les hommes, sortis d'un
seul sang, habitent sur toute la surface de la
terre, ayant déterminé la durée des temps et
les bornes de leur demeure ; il a voulu
qu'ils cherchent le Seigneur, et qu'ils
s'efforcent de le trouver en tâtonnant, bien
qu'il ne soit pas loin de chacun de nous, car
en lui nous avons la vie, le mouvement, et
l'être. C'est ce qu'ont dit aussi
quelques-uns de vos poètes : De lui nous
sommes la race.
Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne
devons pas croire que la divinité soit
semblable à de l'or, à de l'argent, ou à de la
pierre, sculptés par l'art et l'industrie de
l'homme. Dieu, sans tenir compte des temps
d'ignorance, annonce maintenant à tous les
hommes, en tous lieux, qu'ils aient à se
repentir, parce qu'il a fixé un jour où il
jugera le monde selon la justice, par l'homme
qu'il a désigné, ce dont il a donné à tous une
preuve certaine en le ressuscitant des morts.
Lorsqu'ils entendirent parler de résurrection
des morts, les uns se moquèrent, et les autres
dirent : Nous t'entendrons là-dessus
encore une fois. 17.16-32
On peut comprendre que les uns se moquent car
ils refusent l’idée de résurrection et que les
autres qui sont intéressés demandent à entendre
l’apôtre encore une fois.
Rome
Lorsque nous fûmes arrivés à
Rome, on permit à Paul de demeurer en son
particulier, avec un soldat qui le gardait. Au
bout de trois jours, Paul convoqua les
principaux des Juifs et, quand ils furent
réunis, [...] il leur annonça le royaume de
Dieu, en rendant témoignage, et en cherchant,
par la loi de Moïse et par les prophètes, à
les persuader de ce qui concerne Jésus.
L'entretien dura depuis le matin jusqu'au
soir. Les uns furent persuadés par ce qu'il
disait, et les autres ne crurent point.
Comme ils se retiraient en désaccord, Paul
n'ajouta que ces mots : C'est avec raison
que le Saint-Esprit, parlant à vos pères par
le prophète Esaïe, a dit :
Va vers ce peuple, et dis :
Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne
comprendrez point ;
Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez
point.
Car le cœur de ce peuple est devenu
insensible ;
Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont
fermé leurs yeux,
De peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils
n'entendent de leurs oreilles,
Qu'ils ne comprennent de leur cœur,
Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les
guérisse.
Sachez donc que ce salut de Dieu a été
envoyé aux païens, et qu'ils l'écouteront.
Lorsqu'il eut dit cela, les Juifs s'en
allèrent, discutant vivement entre eux.
Paul demeura deux ans entiers dans une maison
qu'il avait louée. Il recevait tous ceux qui
venaient le voir,prêchant le royaume de Dieu
et enseignant ce qui concerne le Seigneur
Jésus-Christ, en toute liberté et sans
obstacle. 28.16-31
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