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Les nouvelles hypothèses

sur les origines du christianisme

 

Enquête sur les recherches récentes

 

Jacques Giri

 

Éd. Karthala

346 pages – 26 €

 

 

Recension Gilles Castelnau

 

18 févrie

Jacques Giri nous entraîne avec enthousiasme, clarté et verve dans sa découverte passionnée de la rédaction du Nouveau Testament. Il a lu les livres que les spécialistes ont écrit concernant les manuscrits de la mer Morte, les sources romaines et juives, chrétiennes concernant le Jésus historique, les remarques critiques que font les biblistes au sujet des récits de la naissance de Jésus, de sa croix et de sa résurrection. Il s’est intéressé à la naissance de l’Église primitive avec les disciples de Jésus à Jérusalem, Paul et le monde hellénistique, les cultes à mystères comme celui de Mitra, les gnostiques etc.

Il nous fait partager les innovations récentes, les questions qui surgissent. Il nous rend proches de l’élaboration de ces textes qui prennent dès lors une profondeur et une vérité saisissantes.

C’est une très bonne vulgarisation qui donne évidemment envie de poursuivre la recherche dans des ouvrages plus savants, plus ardus aussi sans doute. Et si l’on entre dans cette voie, où s’arrêtera-t-on ?

En voici 4 passages choisis parmi tous les autres.

 

page 56

Première partie
Les sources de nos connaissances sur Jésus
et la critique qui en a été faite

 

Les manuscrits de la mer Morte

Qu'y a-t-il dans les manuscrits de Qoumrân ?

Les différentes grottes situées près de Qoumrân abritaient plus de 800 manuscrits : c'est dire l'importance de la bibliothèque retrouvée. Les premiers rouleaux découverts, enfermés dans des jarres, étaient en état de conservation relativement bon et offraient des textes complets. Mais par la suite, on a trouvé dans d'autres grottes des jarres brisées et des quantités de fragments de parchemins portant des portions de textes parfois peu lisibles (plus de 15000 fragments appartenant probablement à plus de 500 manuscrits différents dans 1a grotte 4 !) Reconstituer les écrits originaux est un assez joli puzzle, qui demandera encore du temps. On verra qu'un de ces fragments, numéroté 7Q5, a fait couler à lui seul des flots d'encre.

Qu'y a-t-il dans les textes découverts ?

- D'abord des copies en hébreu de la plupart des livres qui composent l'Ancien Testament (plus quelques copies en araméen). Ce sont de loin les plus anciens manuscrits de la Bible que l'on connaisse : les manuscrits dont on disposait avant la découverte dataient au mieux du Moyen Âge. Ils ont donné du grain à moudre aux chercheurs qui étudient la transmission des textes bibliques à travers les âges. Mais, comme ces anciennes copies ne révolutionnent pas nos connaissances sur les origines du christianisme, on n'en parlera pas davantage.

- Ensuite, des copies en hébreu ou en araméen de textes qui n'ont pas été retenus par les Juifs dans leur Bible, mais qui figurent dans les Bibles catholiques sous le nom de deutérocanoniques (ce qui signifie canoniques de second rang). On ne les connaissait jusqu'à présent que par leur traduction en grec. S'y ajoutent des textes ou fragments de textes qui n'ont été retenus dans aucune Bible chrétienne ou juive, qui sont souvent appelés apocryphes de l'Ancien Testament parce que plus ou moins proches de textes bibliques. On ne les connaissait aussi que par des versions en langue grecque ou dans diverses langues orientales. C'est le cas du Livre d'Hénoch, dont on a parlé au chapitre précédent. Avoir une version très ancienne de ces différents textes n'est pas sans intérêt, mais cela ne bouleverse pas non plus nos connaissances.

- Puis des commentaires d'œuvres de l'Ancien Testament connues, notamment des commentaires d'Habacuc et de Nahum. Ce sont des ouvrages que l'on ne connaissait pas jusqu'à la découverte des manuscrits de la mer Morte et qui sont déjà beaucoup plus intéressants car ils nous renseignent à la fois sur la doctrine professée par les commentateurs et sur les procédés utilisés pour commenter. Ce sont des midrach consignés par écrit qui nous donnent des exemples concrets de la façon dont les anciens commentateurs procédaient.

- Enfin, plusieurs textes non bibliques totalement inconnus jusqu'à cette découverte, écrits en hébreu, et auxquels on a donné différents noms : Apocryphe de la Genèse, Rouleau de la Guerre, Rouleau du Temple, Règle de la Communauté, Rouleau des Psaumes. S'y ajoute un texte déjà connu, trouvé dans une synagogue du Vieux Caire à la fin du XIXe siècle, l'Écrit de Damas, et dont on se demandait quelle origine il pouvait bien avoir. On a qualifié la plupart de ces textes de sectaires car il était évident qu'ils émanaient d'une secte ou, selon l'appellation que l'on a préférée au chapitre précédent, d'un courant du judaïsme. Ce sont surtout eux qui se sont révélés passionnants.

Pour être complet, on ajoutera que l'on a aussi trouvé un rouleau de cuivre qui contient des indications sur 64 lieux où auraient été cachés des trésors constitués, pour la plupart, d'or et d'argent.

Et on soulignera enfin que, plus de cinquante ans après leur découverte, tous les textes n'ont pas encore été traduits et publiés. La lenteur de la publication s'explique certes par la difficulté de la tâche, mais aussi par l'attitude de certains chercheurs qui, ayant reçu en partage un texte à publier, ont pris leur temps mais ne voulaient surtout pas que des collègues s'emparent de leur part de gâteau et les devancent.

C'est cette lenteur qui a fait soupçonner l'existence de noirs complots ourdis par le Vatican et visant à cacher aux yeux du public certains textes gênants pour lui parce que susceptibles de remettre en cause la vision orthodoxe des origines du christianisme.

Elle a déterminé en 1989, entre autres, la campagne véhémente d'un historien américain, Robert Eisenmann, demandant que les manuscrits cessent d'être « confisqués » par les dominicains de l'École biblique de Jérusalem et qu'un libre accès aux documents soit enfin possible. Le profane ne peut que déplorer cette lenteur et... trouver aussi que les querelles entre spécialistes au sujet de la publication des manuscrits de la mer Morte sont parfois un peu byzantines. Toujours est-il que les protestations ont porté leurs fruits et que, depuis 1993, la totalité des documents ont été rendus accessibles aux chercheurs sous forme de microfiches.

 

 

page 136

Deuxième partie
A la recherche du Jésus historique

 

La naissance et le baptême

La naissance

On peut du reste se demander s'il n'y a pas dans les Évangiles de Matthieu et de Luc que nous connaissons des traces d'un état antérieur où Jésus était considéré comme le fils biologique de Joseph et de Marie, sans qu'il y ait eu intervention divine dans sa conception. Les deux Evangiles de Matthieu et de Luc contiennent en effet des généalogies de Jésus qui aboutissent l'une et l'autre à Joseph, tout en nous précisant que Joseph n'est pas le véritable père de Jésus, c'est-à-dire qu'elles n'ont guère de sens.

Probablement sont-elles la trace d'un état antérieur où l'on montrait que Jésus fils de Joseph était bien de la lignée de David, comme devait l'être le messie, conformément aux Écritures. Quelques manuscrits anciens de l'Évangile de Matthieu portent du reste la mention : « et Joseph engendra Jésus », au lieu de : « Joseph époux de Marie de laquelle est né Jésus », que nous lisons aujourd'hui.

On peut également relever dans l'Évangile de Luc une incohérence qui pourrait témoigner d'un état antérieur du texte. A l'ange Gabriel qui lui annonce qu'elle concevra un fils (dans le futur), Marie répond : comment en sera-t-il ainsi puisque je ne connais pas d'homme ? Réponse plutôt surprenante puisqu'il est écrit quelques lignes plus haut qu'elle est fiancée à Joseph et qu'il ne serait donc pas tout à fait extraordinaire que, à l'avenir, elle conçoive un fils. Cette réponse n'aurait-elle pas été ajoutée à un texte dans lequel la conception annoncée se faisait sans intervention surnaturelle ? C'est l'opinion du Père Marie-Émile Boismard, qui montre savamment qu'il a existé une première version de Luc sans conception miraculeuse.

Quant à la date de la naissance, Matthieu et Luc sont incompatibles. En effet, Matthieu fait naître Jésus sous le règne du roi Hérode, qui est mort en l'an -4, alors que, selon Luc, Jésus serait né au temps du recensement de Quirinius, lequel a eu lieu en 6 ou 7, si du moins on admet que le recensement qu'il évoque est bien celui de Quirinius. Comme Luc évoque lui aussi le temps du roi Hérode (à propos de la naissance de Jean-Baptiste), la plupart des critiques considèrent aujourd'hui la référence au recensement comme légendaire et choisissent de faire naître Jésus au temps d'Hérode, c'est-à-dire au plus tard en l'an -4.

Le premier texte chrétien qui donne une date précise de la naissance de Jésus est un ouvrage d'Irénée écrit vers 180 : il nous dit que Jésus est né la 41e année du règne d'Auguste. Les spécialistes de l'histoire romaine fixent le début de ce règne à l'an43, date de l'accession d'Auguste au consulat, ce qui donne une naissance vers -2 ou -1, c'est-à-dire après la mort d'Hérode. Il n'y a manifestement pas d'accord entre les sources.

Son enfance est encore moins connue que sa naissance, puisque, en dehors de l'épisode de Jésus enseignant les docteurs de la Loi dans le Temple de Jérusalem, rapporté par Luc, les évangiles canoniques ne nous en disent rien.

On notera qu'il y a encore une incohérence dans cette partie du récit de Luc. À ses parents qui lui reprochent d'être resté au Temple et de ne pas les avoir suivis, Jésus répond qu'il devait être aux affaires de son père. Et ses parents ne comprennent pas ce qu'il veut dire. Ce n'est pourtant pas faute, si l'on en croit les évangélistes, d'avoir été informés par les anges du Seigneur de la condition de leur fils !

 

page 222

Troisième partie
A la recherche des premières communautés chrétiennes

D’autres communautés en Palestine ?

Le mouvement Jésus et la source Q

Une série de chercheurs qui se sont penchés sur la source Q, Helmut Koester, James Robinson, Gerd Theissen, Leif Vaage, Burlon Mack etc., sont allés bien au-delà de l'hypothèse d'une communauté de disciples de Jésus en Galilée. Si source Q il y a, elle doit bien avoir été rédigée par quelqu'un. Ils avancent une hypothèse complémentaire : cette source Q serait, d'après eux, un texte écrit par un ou des membres d'une communauté de disciples de Jésus qui s'était reconstituée en Galilée après sa mort.

Cette hypothèse ne paraît pas invraisemblable, elle est même assez séduisante. La première strate de Q identifiée par John Kloppenborg est, rappelons-le, un recueil de paroles de sagesse attribuées à Jésus. Qui aurait pu conserver ces paroles et les rassembler en un recueil mieux que ceux qui l'avaient suivi et écouté dans les campagnes de Galilée au temps de sa prédication ? Et si la strate Q2 contient des malédictions contre les cités de Capharnaüm, Bethsaida et Chorazin, toutes situées en Galilée, n'est-ce pas f indice que ses rédacteurs étaient des enfants de cette province ?

Ces chercheurs n'en restent pas là. Ils avancent que cette première strate dans Q ne contient que des enseignements sur les rapports entre Dieu et les hommes et sur le Royaume de Dieu, en fait des enseignements concernant une utopie égalitariste dont on a vu que Gerd Theissen et Leif Vaage l'avaient rapprochée de celle des philosophes cyniques tout en soulignant ses composantes spécifiquement juives. Cette première strate pourrait représenter les croyances de ce mouvement dans les toutes premières années qui ont suivi la mort de Jésus. Ils évoquent des disciples, convaincus qu'ils doivent poursuivre la diffusion du message de leur maître après sa mort en ayant recours aux mêmes pratiques, des disciples munis seulement d'un bâton, sans sandales, sans argent, sans même porter une besace (à la différence des cyniques grecs, qui allaient moins loin dans le renoncement), ayant renoncé à tout travail régulier et à toute vie de famille, sans protection de quiconque, vivant des aumônes de ceux qui les accueillent et prêchant aux exclus une nouvelle façon de vivre sans se soucier du lendemain et en méprisant les biens de ce monde.

C'est bien, dit Gerd Theissen, un mouvement suscité par le conflit entre la culture étrangère de l'empire romain et la culture juive, comparable aux mouvements millénaristes qui ont surgi à notre époque du heurt entre une puissance coloniale et une culture indigène.

Plus tard, ce mouvement aurait évolué, probablement parce qu'il n'aurait pas rencontré l'audience escomptée et qu'il aurait échoué à obtenir des privilégiés qu'ils abandonnent leurs privilèges et qu'ils se rallient à lui. Cet échec aurait amené la rédaction par la même communauté de la strate Q2, qui commence par la prédication de Jean-Baptiste annonçant le Jugement imminent, prédication qui inclut d'abondantes prédictions effrayantes sur ce qui va frapper « cette génération », rebelle au message qui lui est délivré.

Si cette description d'un mouvement de disciples de Jésus, mouvement qui a été qualifié de radicalisme itinérant ou encore de charismatique, correspond à une réalité, cette communauté de la source Q aurait été bien différente de celle de Jérusalem telle que décrite dans les Actes des Apôtres et bien différente aussi d'une communauté chrétienne au sens que nous donnons aujourd'hui à ces mots. Aussi plusieurs chercheurs, à la suite de Burton Mack, ont-ils pris l'habitude de la désigner sous le nom de Jesus movement plutôt que de parler de christianisme naissant, arguant qu'elle ne se référait jamais à un « christ ».

Elle aurait considéré Jésus comme un sage ou un prophète ; le mot Christ ne figure jamais dans Q. Elle n'aurait pas attribué de valeur particulière à sa mort ; les logia ne parlent jamais de sa résurrection ni de sa glorification. Ils n'évoquent jamais son rôle rédempteur. La communauté aurait ignoré ces aspects de la mission de Jésus ou n'y aurait pas cru. Elle n'aurait retenu que son enseignement. Il y a là un paradoxe. Comment, d'une part, imaginer que des événements considérés comme fondamentaux par la communauté de Jérusalem et, on le verra, par les communautés dans la mouvance de Paul, aient été connus du Jesus movement sans qu'il y soit jamais fait la moindre allusion dans le recueil de logia ? Et comment, d'autre part, croire que ceux qui avaient été séduits par l'enseignement du maître au point de continuer à le propager après sa mort se soient désintéressés de son sort après qu'il eut quitté la Galilée pour monter à Jérusalem ?

Si une telle communauté a réellement existé, on comprend que, plus tard, l'Église majoritaire ait jeté un voile sur un mouvement aussi déviationniste par rapport à ce qui était devenu l'orthodoxie et que la source Q n'ait pas été conservée.

 

 

page 269

Culte du Christ et cultes à mystères

On sait depuis longtemps que des cultes dits à mystères se sont développés dans l'empire de Rome au début de notre ère, cultes qui étaient centrés sur un personnage mythique considéré comme le sauveur de l'humanité. Il était inévitable que des chercheurs fassent le rapprochement entre ces cultes et le culte christique de Paul.

De fait, le rapprochement entre le christianisme naissant et les cultes à mystères ne date pas d'hier. Il a été fait dès le deuxième siècle par Celse puis par Lucain, qui ne voyaient dans la nouvelle religion qu'un culte à mystères de plus. À l'époque moderne, la thèse d'une influence de ces cultes à mystères sur les premières communautés chrétiennes a été défendue sous des formes diverses avec de nouveaux arguments.

On fera donc un point rapide sur ce que nous savons aujourd'hui des cultes à mystères de l'antiquité, avant de passer aux travaux récents sur ce qui les rapproche des cultes du Christ et ce qui les en sépare. Et on s'étendra un peu sur une nouvelle hypothèse concernant le culte de Mithra et sur les conséquences qu'elle pourrait avoir pour notre compréhension des débuts du christianisme.

Les cultes à mystères

On sait que les cultes à mystères ont été répandus dans tout le bassin méditerranéen au cours des premiers siècles de notre ère, mais nos connaissances sur leurs doctrines et leurs pratiques sont très lacunaires. Cela tient à leur nature même car, dans ces cultes, la transmission de l'enseignement se faisait par initiation et le nouvel initié était tenu de garder secret ce qui lui avait été révélé. Aussi n'avons-nous aucun écrit émanant de leurs adeptes. Ce que nous en savons nous vient des écrivains de l'antiquité qui n'étaient pas nécessairement bien informés sur eux ni bien disposés à leur égard.

Ces cultes s'enracinent probablement dans un passé très lointain, peut-être dans le culte d'Osiris en Egypte. Il est possible que ce culte ait migré et ait été adapté aux différentes cultures du monde méditerranéen, le personnage central du culte prenant dans chaque cas un nom différent : Dionysos en Grèce, Attis en Phrygie, Adonis en Syrie, Mithra probablement en Cilicie.

Dans la plupart de ces cultes, un personnage de nature divine, né de l'union d'un dieu et d'une vierge mortelle, et qualifié de sauveur, meurt puis ressuscite, apportant le salut aux hommes. Dans ces cultes, on entre dans la communauté des fidèles par une initiation progressive, chaque étape étant accompagnée de rites de purification. En un premier temps, on ne dévoile au néophyte que les mystères qui sont à sa portée et ce n'est qu'au moment où il est jugé mûr qu'il est initié aux mystères les plus profonds. Initié, il devient un homme nouveau, capable de prendre part au destin du sauveur, de s'unir à lui et d'accéder à une vie future.

Que veut-on dire lorsqu'on parle d'un dieu qui meurt et ressuscite ? Il n'est pas facile de répondre à cette question puisque l'enseignement des prêtres des mystères, les mystagogues, était réservé aux seuls initiés et ne devait pas être divulgué. Il est probable cependant que la mort et la résurrection du dieu ne sont pas considérées comme des événements historiques qui sont advenus dans notre monde à une époque donnée. Ce sont des événements qui ont eu lieu dans un passé lointain, avant l'histoire, ou encore ce sont des événements qui se répètent mais qui se situent dans un monde suprasensible.

La plupart des chercheurs estiment que ces cultes très anciens, dans lesquels l'initié est en union avec le dieu sauveur, se sont répandus dans le monde gréco-romain au cours des premiers siècles de notre ère, à un moment où les hommes ne trouvaient plus dans les vieux cultes agraires et dans ceux des dieux de la cité de quoi donner un sens à leur vie, ni de quoi satisfaire leur besoin de spiritualité, voire de mysticisme.

 

 

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