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Introduction à l'Ancien
Testament
Introduction au Nouveau
Testament
années
30 à 70
Les
chrétiens « hellénistes »
L'essentiel du
christianisme était pour eux la seule
affirmation éblouissante de la résurrection
glorieuse du crucifié désormais présent à la
droite de Dieu. Ils n’avaient pas connu Jésus,
ignoraient tout de son ministère et ne citaient
jamais les parole et les actions de son
ministère.
.
la pensée de Paul
17 juillet 2012
Paul faisait partie
des chrétiens « hellénistes ». Dans
les années 50 à 60, il a écrit les épîtres aux Thessaloniciens, aux Galates, aux Philippiens, aux Corinthiens, aux Romains.
Entre 61 et 63, prisonnier à Rome, il a pu
écrire la
petite épître à Philémon.
C'est sans doute un de
ses
disciples qui a écrit les
épîtres aux Colossiens
et aux
Ephésiens et plus
tard encore un autre disciple a écrit
les épîtres à Tite
et à
Timothée.
Paul disparaît de la
scène sans qu'on sache s'il a
été martyrisé à Rome dans la grande
persécution de Néron ou s'il a été
libéré et a pu aller évangéliser
l'Espagne comme il en avait le projet :
Romains 15.25
: Actuellement je vais à
Jérusalem, car la Macédoine et l'Achaïe ont
fait une collecte en faveur des pauvres qui
sont parmi les fidèles de Jérusalem. Cela
fait, je partirai pour l'Espagne en passant
chez vous à Rome.
.
L'apôtre
Paul
1
La résurrection du
crucifié
Paul raccrochait toutes ses
réflexions à la seule conviction que
les autorités juives qui avaient régulièrement
condamné Jésus pour son non respect de la
Loi de Moïse avaient été déjugées par Dieu qui
l'avait réhabilité par sa glorieuse
Résurrection. L’idée de résurrection était
courante dans le monde antique. Les cultes dits
« à mystères » de divinités ressuscitées étaient
très répandus et populaires : Osiris, Dionysos,
Adonis etc. Ce qui était spécifique au
christianisme était l’insersion de Jésus dans
l’humanité. Matthieu et Luc écriront avec
insistance qu’il était né en un lieu précis, à
une époque connue.
Le judaïsme et notamment les pharisiens dont
Paul avait fait partie enseignaient que pour
être fidèle à Dieu et demeurer en union avec
lui, il fallait respecter les multiples
commandements de la Loi de Moïse : circoncision,
respect du sabbat, des règles de pureté
rituelles (alimentation cachère, prières en
hébreu à heures fixes, ablutions rituelles etc).
Les évangiles écriront plus tard que Jésus ne
respectait pas ces règles et particulèrement
celles du sabbat et de la fréquentation des
infidèles.
Dieu ayant souverainement réhabilité Jésus,
manifestait ainsi que toute cette construction
religieuse était stérile et que seule comptait
l'adhésion « par la foi » au salut que
le Christ révélait. Les païens pouvaient donc
entrer dans l'Alliance d'amour sans se faire
circoncire ni manger cacher.
Cela s'est fait étonnemment rapidement dans tout
l'Empire mais évidemment en soulevant des
discussion avec les judéo-chrétiens comme en
témoignent l'incident d'Antioche et le
concile de Jérusalem
2
L'union
mystique au Christ
Les croyants s'identifient à Jésus-Christ
en une union fusionnelle et mystique
Si quelqu'un est en Christ,
il est une nouvelle créature. Les choses
anciennes sont passées, voici toutes choses
sont devenues nouvelles.
2 Corinthiens 5. 17
Les croyants s'identifient à
Jésus-Christ « par la grâce »
quel que soit leur respect ou non pour la
Loi de Moïse. Il n'y a donc plus de
différence entre les Juifs et les païens qui
ne forment désormais qu'un seul peuple :
Vous êtes tous fils de Dieu
par la foi en Christ-Jésus.
Vous tous qui avez été baptisés en Christ,
vous avez revêtu Christ.
Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus
ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni
femme, car vous êtes un en Christ-Jésus. Et si
vous êtes à Christ, alors vous êtes la
descendance d'Abraham, héritiers selon la
promesse. Galates 3. 26-29
Unis à Jésus-Christ,
les chrétiens sont absolument libérés de
l'observance de la Loi juive que symbolise
la circoncision :
Vous êtes séparés de Christ,
vous qui cherchez la justification dans la
Loi... car en Christ-Jésus, ce qui a de la
valeur, ce n'est ni la circoncision, ni
l'incirconcision mais la foi agissant par
l'amour. Galates 5. 4-6
Luc, que l'on pense avoir été
disciple de Paul présente en une phrase
frappante cette union mystique du Christ et des
fidèles, lorsqu'ils raconte en Actes 9 la
conversion de Paul qui était alors persécuteur
des chrétiens. Le Ressuscité dit :
- Saul, Saul, pourquoi me
persécutes-tu ?
Il répondit :
- Qui es-tu, Seigneur ?
Et le Seigneur dit :
- Je suis Jésus que tu persécutes.
3
Les
confessions de foi que cite Paul
Paul n'a pas
appris de la première Église de Jérusalem
les paroles ou les actions de Jésus. Il dit
d'ailleurs :
Lorsqu'il plut à
celui qui m'avait mis à part dès le sein de
ma mère, et qui m'a appelé par sa grâce, de
révéler en moi son Fils, afin que je
l'annonce parmi les païens, aussitôt, je ne
consultai ni la chair ni le sang, et je ne
montai point à Jérusalem vers ceux qui
furent apôtres avant moi, mais je partis
pour l'Arabie. Puis je revins encore à
Damas.
Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem
pour faire la connaissance de Céphas, et je
demeurai quinze jours chez lui. Mais je ne
vis aucun autre des apôtres, si ce n'est
Jacques, le frère du Seigneur.
Galates 1.15-19
Il cite néanmoins de brèves
confessions de foi qui avaient donc
déjà cours dans l'Église :
L'Évangile de Dieu, qui avait
été promis auparavant de la part de Dieu par
ses prophètes dans les saintes Écritures, et
qui concerne son Fils (né de la postérité de
David, selon la chair, et déclaré Fils de Dieu
avec puissance, selon l'Esprit de sainteté,
par sa résurrection d'entre les morts),
Jésus-Christ notre Seigneur.
Romains 1.3-4
Il est à remarquer que
cette phrase met en corrélation le
titre de « Fils de Dieu » avec la
Résurrection du Christ. Plus tard l'Évangile de
Marc le rapportera au baptême de Jésus où ce
titre a été donné par la voix venant du ciel.
Plus tard encore les Évangiles de Matthieu et de
Luc évoqueront la naissance miraculeuse de
Jésus. Ensuite l'Évangile de Jean mentionnera la
préexistence du fameux « Logos ».
Je vous ai enseigné avant tout, comme je
l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour
nos péchés, selon les Ecritures ;
qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité
le troisième jour, selon les Ecritures ;
et qu'il est apparu à Céphas, puis aux douze.
Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents
frères à la fois, dont la plupart sont encore
vivants, et dont quelques-uns sont morts.
Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous
les apôtres. I Corinthiens 15.3-7
Jésus-Christ existant en forme de Dieu, n'a
point regardé comme une proie à arracher
d'être égal avec Dieu,
mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une
forme de serviteur, en devenant semblable aux
hommes,
et ayant paru comme un simple homme,
il s'est humilié lui-même, se rendant
obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la
mort de la croix.
C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement
élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus
de tout nom,
afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse
dans les cieux, sur la terre et sous la terre,
et que toute langue confesse que Jésus-Christ
est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
Philippiens 2.6-11
On peut mentionner aussi le
récit de l'institution de la sainte cène
qui a évidemment été enseigné à Paul par les
premiers chrétiens dont nous parlerons plus
loin.
Quelques
passages importants des épitres de Paul
I
Thessaloniciens
Adressée probablement en
l’an 51 à la communauté de Tessalonique
qu’il a fondée lors de son 2e voyage, cette épitre
est la première que Paul ait écrite et elle est
le plus ancien texte du Nouveau Testament.
Paul revient à plusieurs reprises sur les effets
de l’Évangile parmi les Thessaloniciens :
ils se sont détournés des divinités romaines,
ils vivent désormais dans l’attente du Retour du
Seigneur :
Non seulement la parole du
Seigneur a retenti de chez vous dans la
Macédoine et dans l'Achaïe, mais votre foi en
Dieu s'est fait connaître en tout lieu, de
telle manière que nous n'avons pas besoin d'en
parler.
Car on raconte, à notre sujet, quel accès nous
avons eu auprès de vous, et comment vous vous
êtes convertis à Dieu, en abandonnant les
idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et
pour attendre des cieux son Fils, qu'il a
ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre
de la colère à venir. 1.8-10
Revêtus de la cuirasse de la
foi et de l’amour avec le casque de
l’espérance du salut 5.8.
La fin des temps. Paul
reprend à son compte sans la mettre en question
l'idée du judaïsme de son époque concernant la
fin de ce monde inaugurée par l'arrivée du
Messie. Il se contente de la chritianiser en
centrant tout sur l'autorité rayonnante du
Christ.
Nous ne voulons pas, frères,
que vous soyez dans l'ignorance au sujet de
ceux qui dorment, afin que vous ne vous
affligiez pas comme les autres qui n'ont point
d'espérance.
Car, si nous croyons que Jésus est mort et
qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu
ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont
morts.
Voici, en effet, ce que nous vous déclarons
d'après la parole du Seigneur : nous les
vivants, restés pour l'avènement du Seigneur,
nous ne devancerons pas ceux qui sont morts.
Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à
la voix d'un archange, et au son de la
trompette de Dieu, descendra du ciel, et les
morts en Christ ressusciteront premièrement.
Ensuite, nous les vivants, qui serons restés,
nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur
des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les
airs, et ainsi nous serons toujours avec le
Seigneur.
Consolez-vous donc les uns les autres par ces
paroles. I The 4.13-18
Paul pense que le Seigneur reviendra
prochainement puisqu’il écrit :
nous les vivants, restés pour
l'avènement du Seigneur.
Il est à noter qu’il évoluera plus tard dans sa
conception de ces événements de la fin des
temps.
Il dit aux versets 16-17 :
les morts en Christ
ressusciteront premièrement.
Ensuite, nous les vivants, qui serons restés,
nous serons tous ensemble enlevés
Alors que plus tard, dans les années 52-54, il
ne séparera plus dans le temps la résurrection
des morts et l’enlèvement de ceux qui seront
restés :
Voici, je vous dis un mystère
: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous
serons changés, en un instant, en un clin
d'œil, à la dernière trompette. La trompette
sonnera, et les morts ressusciteront
incorruptibles, et nous, nous serons changés.
I Co 15. 51-52
I
Corinthiens
(années 52-54)
La païens offraient à leurs Dieux
(que Paul appelle méchamment des idoles) des
sacrifices dont la viande était ensuite
consommée dans des repas communautaires auxquels
les chrétiens pouvaient naturellement être
invités ou même vendue au marché. Cette viande
était-elle sainte ? pouvait-on en
manger ? A deux reprises Paul revient sur
cette question. Cette répétition, où Paul ne
prend pas exactement la même attitude, montre
d’ailleurs que cette lettre est composée de
l’addition d’au moins deux lettres distinctes.
I Corinthiens 8 .1-13
Pour ce qui concerne les
viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que
nous avons tous la connaissance. La
connaissance enfle, mais la charité édifie. Si
quelqu'un croit savoir quelque chose, il n'a
pas encore connu comme il faut connaître. Mais
si quelqu'un aime Dieu, celui-là est connu de
lui.
Pour ce qui est donc de manger des viandes
sacrifiées aux idoles, nous savons qu'il n'y a
point d'idole dans le monde, et qu'il n'y a
qu'un seul Dieu. Car, s'il est des êtres qui
sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit
sur la terre, comme il existe réellement
plusieurs dieux et plusieurs seigneurs,
néanmoins pour nous, il n'y a qu'un seul Dieu,
le Père, de qui viennent toutes choses et pour
qui nous sommes et un seul Seigneur,
Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et
par qui nous sommes.
Mais cette connaissance n'est pas chez tous.
Quelques-uns, d'après la manière dont ils
envisagent encore l'idole, mangent de ces
viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et
leur conscience, qui est faible, en est
souillée. Ce n'est pas un aliment qui nous
rapproche de Dieu : si nous en mangeons, nous
n'avons rien de plus ; si nous n'en
mangeons pas, nous n'avons rien de moins.
Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne
devienne une pierre d'achoppement pour les
faibles. Car, si quelqu'un te voit, toi qui as
de la connaissance, assis à table dans un
temple d'idoles, sa conscience, à lui qui est
faible, ne le portera-t-elle pas à manger des
viandes sacrifiées aux idoles ? Et ainsi le
faible périra par ta connaissance, le frère
pour lequel Christ est mort ?
En péchant de la sorte contre les frères, et
en blessant leur conscience faible, vous
péchez contre Christ. C'est pourquoi, si un
aliment scandalise mon frère, je ne mangerai
jamais de viande, afin de ne pas scandaliser
mon frère.
I Corinthiens 10.14-33
Mes bien-aimés, fuyez
l'idolâtrie. Je parle comme à des hommes
intelligents ; jugez vous-mêmes de ce que je
dis. La coupe de bénédiction que nous
bénissons, n'est-elle pas la communion au sang
de Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il
pas la communion au corps de Christ ?
Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes
plusieurs, nous formons un seul corps ; car
nous participons tous à un même pain.
Voyez les Israélites selon la chair : ceux qui
mangent les victimes ne sont-ils pas en
communion avec l'autel ? Que dis-je donc
? Que la viande sacrifiée aux idoles est
quelque chose, ou qu'une idole est quelque
chose ? Nullement. Je dis que ce qu'on
sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non
à Dieu ; or, je ne veux pas que vous
soyez en communion avec les démons. Vous ne
pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe
des démons ; vous ne pouvez participer à la
table du Seigneur, et à la table des démons.
Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur
? Sommes-nous plus forts que lui ?
Tout est permis, mais tout n'est pas utile ;
tout est permis, mais tout n'édifie pas. Que
personne ne cherche son propre intérêt, mais
que chacun cherche celui d'autrui. Mangez de
tout ce qui se vend au marché, sans vous
enquérir de rien par motif de conscience ; car
la terre est au Seigneur, et tout ce qu'elle
renferme. Si un non-croyant vous invite et que
vous vouliez y aller, mangez de tout ce qu'on
vous présentera, sans vous enquérir de rien
par motif de conscience. Mais si quelqu'un
vous dit : Ceci a été offert en
sacrifice ! n'en mangez pas, à cause de
celui qui a donné l'avertissement, et à cause
de la conscience. Je parle ici, non de votre
conscience, mais de celle de l'autre.
Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle
jugée par une conscience étrangère ? Si je
mange avec actions de grâces, pourquoi
serais-je blâmé au sujet d'une chose dont je
rends grâces ? Soit donc que vous mangiez,
soit que vous buviez, soit que vous fassiez
quelque autre chose, faites tout pour la
gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux
Grecs, ni aux Juifs, ni à l'Eglise de Dieu, de
la même manière que moi aussi je m'efforce en
toutes choses de complaire à tous, cherchant,
non mon avantage, mais celui du plus grand
nombre, afin qu'ils soient sauvés.
Le fameux hymne à l’amour
I Corinthiens 13.1-13
Quand je parlerais les
langues des hommes et des anges, si je n'ai
pas la charité, je suis un airain qui résonne,
ou une cymbale qui retentit.
Et quand j'aurais le don de prophétie, la
science de tous les mystères et toute la
connaissance, quand j'aurais même toute la foi
jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai
pas la charité, je ne suis rien.
Et quand je distribuerais tous mes biens pour
la nourriture des pauvres, quand je livrerais
même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas
la charité, cela ne me sert de rien.
La charité est patiente, elle est pleine de
bonté ; la charité n'est point envieuse ; la
charité ne se vante point, elle ne s'enfle
point d'orgueil, elle ne fait rien de
malhonnête, elle ne cherche point son intérêt,
elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne
point le mal, elle ne se réjouit point de
l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité
; elle excuse tout, elle croit tout, elle
espère tout, elle supporte tout.
La charité ne périt jamais. Les prophéties
prendront fin, les langues cesseront, la
connaissance disparaîtra. Car nous connaissons
en partie, et nous prophétisons en partie,
mais quand ce qui est parfait sera venu, ce
qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais
enfant, je parlais comme un enfant, je pensais
comme un enfant, je raisonnais comme un enfant
; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait
disparaître ce qui était de l'enfant.
Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir,
d'une manière obscure, mais alors nous verrons
face à face ; aujourd'hui je connais en
partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai
été connu.
Maintenant donc ces trois choses demeurent :
la foi, l'espérance, la charité ; mais la plus
grande de ces choses, c'est la charité.
La grande question de la résurrection.
Ce texte commence par le rappel d’une
confession de foi de la première Église.
I Corinthiens 15.1-26
Je vous rappelle, frères,
l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous
avez reçu, dans lequel vous avez persévéré et
par lequel vous êtes sauvés, si vous le
retenez tel que je vous l'ai annoncé ;
autrement, vous auriez cru en vain.
Je vous ai enseigné avant tout, comme je
l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour
nos péchés, selon les Ecritures ; qu'il a été
enseveli et qu'il est ressuscité le troisième
jour, selon les Ecritures et qu'il est apparu
à Céphas, puis aux douze. Ensuite, il est
apparu à plus de cinq cents frères à la fois,
dont la plupart sont encore vivants, et dont
quelques-uns sont morts. Ensuite, il est
apparu à Jacques, puis à tous les apôtres.
Après eux tous, il m'est aussi apparu à moi,
comme à l'avorton car je suis le moindre des
apôtres, je ne suis pas digne d'être appelé
apôtre, parce que j'ai persécuté l'Eglise de
Dieu. Par la grâce de Dieu je suis ce que je
suis, et sa grâce envers moi n'a pas été vaine
; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous,
non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu
qui est avec moi. Ainsi donc, que ce soit moi,
que ce soient eux, voilà ce que nous prêchons,
et c'est ce que vous avez cru.
Or, si l'on prêche que Christ est ressuscité
des morts, comment quelques-uns parmi vous
disent-ils qu'il n'y a point de résurrection
des morts ? S'il n'y a point de résurrection
des morts, Christ non plus n'est pas
ressuscité. Et si Christ n'est pas ressuscité,
notre prédication est donc vaine, et votre foi
aussi est vaine. Il se trouve même que nous
sommes de faux témoins à l'égard de Dieu,
puisque nous avons témoigné contre Dieu qu'il
a ressuscité Christ, tandis qu'il ne l'aurait
pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent
point. Car si les morts ne ressuscitent point,
Christ non plus n'est pas ressuscité. Et si
Christ n'est pas ressuscité, votre foi est
vaine, vous êtes encore dans vos péchés et par
conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ
sont perdus. Si c'est dans cette vie seulement
que nous espérons en Christ, nous sommes les
plus malheureux de tous les hommes. Mais
maintenant, Christ est ressuscité des morts,
il est les prémices de ceux qui sont morts.
Car, puisque la mort est venue par un homme,
c'est aussi par un homme qu'est venue la
résurrection des morts. Et comme tous meurent
en Adam, de même aussi tous revivront en
Christ, mais chacun en son rang. Christ comme
prémices, puis ceux qui appartiennent à
Christ, lors de son avènement. Ensuite viendra
la fin, quand il remettra le royaume à celui
qui est Dieu et Père, après avoir détruit
toute domination, toute autorité et toute
puissance.
Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait
mis tous les ennemis sous ses pieds. 26 Le
dernier ennemi qui sera détruit, c'est la
mort.
II
Corinthiens
(années 53-57)
Les conditions du ministère de Paul
2 Corinthiens 11.22-12.10
Sont-ils Hébreux ? Moi
aussi. Sont-ils Israélites ? Moi aussi.
Sont-ils de la postérité d'Abraham ? Moi
aussi.
Sont-ils ministres de Christ ?
Je parle en homme qui extravague. Je le suis
plus encore : par les travaux, bien plus ;
par les coups, bien plus ; par les
emprisonnements, bien plus. Souvent en
danger de mort, cinq fois j'ai reçu des
Juifs quarante coups moins un, trois fois
j'ai été battu de verges, une fois j'ai été
lapidé, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai
passé un jour et une nuit dans l'abîme.
Fréquemment en voyage, j'ai été en péril sur
les fleuves, en péril de la part des
brigands, en péril de la part de ceux de ma
nation, en péril de la part des païens, en
péril dans les villes, en péril dans les
déserts, en péril sur la mer, en péril parmi
les faux frères. J'ai été dans le travail et
dans la peine, exposé à de nombreuses
veilles, à la faim et à la soif, à des
jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.
Et, sans parler d'autres choses, je suis
assiégé chaque jour par les soucis que me
donnent toutes les Eglises.
Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui
vient à tomber, que je ne brûle ? S'il faut
se glorifier, c'est de ma faiblesse que je
me glorifierai !
Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et
qui est béni éternellement, sait que je ne
mens point !
A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait
garder la ville des Damascéniens, pour se
saisir de moi ;
mais on me descendit par une fenêtre, dans
une corbeille, le long de la muraille, et
j'échappai de leurs mains.
Il faut se glorifier ! Cela n'est pas
bon. J'en viendrai néanmoins à des visions
et à des révélations du Seigneur.
Je connais un homme en Christ, qui fut, il y
a quatorze ans, ravi jusqu'au troisième ciel
(si ce fut dans son corps je ne sais, si ce
fut hors de son corps je ne sais, Dieu le
sait). Et je sais que cet homme (si ce fut
dans son corps ou sans son corps je ne sais,
Dieu le sait) fut enlevé dans le paradis, et
qu'il entendit des paroles ineffables qu'il
n'est pas permis à un homme d'exprimer.
Je me glorifierai d'un tel homme, mais de
moi-même je ne me glorifierai pas, sinon de
mes infirmités. Si je voulais me glorifier,
je ne serais pas un insensé, car je dirais
la vérité ; mais je m'en abstiens, afin que
personne n'ait à mon sujet une opinion
supérieure à ce qu'il voit en moi ou à ce
qu'il entend de moi.
Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil,
à cause de l'excellence de ces révélations,
il m'a été mis une écharde dans la chair, un
ange de Satan pour me souffleter et
m'empêcher de m'enorgueillir. Trois fois
j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi
et il m'a dit : Ma grâce te suffit, car ma
puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je
me glorifierai donc bien plus volontiers de
mes faiblesses, afin que la puissance de
Christ repose sur moi. C'est pourquoi je me
plais dans les faiblesses, dans les
outrages, dans les calamités, dans les
persécutions, dans les détresses, pour
Christ ; car, quand je suis faible, c'est
alors que je suis fort.
Galates (années 55-57)
Le salut par la foi et non par les
oeuvres de la Loi de Moïse
Galates 3.6-29
Comme Abraham crut à Dieu, et
que cela lui fut imputé à justice,
reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la
foi qui sont fils d'Abraham. Aussi l'Ecriture,
prévoyant que Dieu justifierait les païens par
la foi, a d'avance annoncé cette bonne
nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront
bénies en toi ! de sorte que ceux qui croient
sont bénis avec Abraham le croyant. Car tous
ceux qui s'attachent aux œuvres de la loi sont
sous la malédiction ; car il est écrit :
Maudit est quiconque n'observe pas tout ce qui
est écrit dans le livre de la loi, et ne le
met pas en pratique. Et que nul ne soit
justifié devant Dieu par la loi, cela est
évident, puisqu'il est dit : Le juste vivra
par la foi.
Or, la loi ne procède pas de la foi ; mais
elle dit : Celui qui mettra ces choses en
pratique vivra par elles. Christ nous a
rachetés de la malédiction de la loi, étant
devenu malédiction pour nous, car il est écrit
: Maudit est quiconque est pendu au bois, afin
que la bénédiction d'Abraham eût pour les
païens son accomplissement en Jésus-Christ, et
que nous reçussions par la foi l'Esprit qui
avait été promis.
Frères (je parle à la manière des hommes), une
disposition en bonne forme, bien que faite par
un homme, n'est annulée par personne, et
personne n'y ajoute. Or les promesses ont été
faites à Abraham et à sa postérité. Il n'est
pas dit : et aux postérités, comme s'il
s'agissait de plusieurs, mais en tant qu'il
s'agit d'une seule : et à ta postérité,
c'est-à-dire, à Christ.
Voici ce que j'entends : une disposition, que
Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas
être annulée, et ainsi la promesse rendue
vaine, par la loi survenue quatre cent trente
ans plus tard. Car si l'héritage venait de la
loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or,
c'est par la promesse que Dieu a fait à
Abraham ce don de sa grâce.
Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée
ensuite à cause des transgressions, jusqu'à ce
que vînt la postérité à qui la promesse avait
été faite ; elle a été promulguée par des
anges, au moyen d'un médiateur. Or, le
médiateur n'est pas médiateur d'un seul,
tandis que Dieu est un seul. La loi est-elle
donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là
! S'il eût été donné une loi qui pût procurer
la vie, la justice viendrait réellement de la
loi. Mais l'Ecriture a tout renfermé sous le
péché, afin que ce qui avait été promis fût
donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui
croient. Avant que la foi vînt, nous étions
enfermés sous la garde de la loi, en vue de la
foi qui devait être révélée. Ainsi la loi a
été comme un pédagogue pour nous conduire à
Christ, afin que nous fussions justifiés par
la foi. La foi étant venue, nous ne sommes
plus sous ce pédagogue. Car vous êtes tous
fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ; vous
tous, qui avez été baptisés en Christ, vous
avez revêtu Christ.Il n'y a plus ni Juif ni
Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il
n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous
êtes un en Jésus-Christ. Et si vous êtes à
Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham,
héritiers selon la promesse.
Romains
(années 55-57)
Le salut par la foi et non par les
oeuvres de la Loi de Moïse
Romains 4.1-5.1
Que dirons-nous qu'Abraham,
notre père, a obtenu selon la chair ? Si
Abraham a été justifié par les œuvres, il a
sujet de se glorifier, mais non devant Dieu.
Car que dit l'Ecriture ? Abraham crut à Dieu,
et cela lui fut imputé à justice. Or, à celui
qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non
comme une grâce, mais comme une chose due ; et
à celui qui ne fait point d'œuvre, mais qui
croit en celui qui justifie l'impie, sa foi
lui est imputée à justice.
De même David exprime le bonheur de l'homme à
qui Dieu impute la justice sans les œuvres :
Heureux ceux dont les iniquités sont
pardonnées et dont les péchés sont couverts !
Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas
son péché !
Ce bonheur n'est-il que pour les circoncis, ou
est-il également pour les incirconcis ? Car
nous disons que la foi fut imputée à justice à
Abraham. Comment donc lui fut-elle imputée ?
Etait-ce après, ou avant sa circoncision ? Il
n'était pas encore circoncis, il était
incirconcis. Et il reçut le signe de la
circoncision, comme sceau de la justice qu'il
avait obtenue par la foi quand il était
incirconcis, afin d'être le père de tous les
incirconcis qui croient, pour que la justice
leur fût aussi imputée et le père des
circoncis, qui ne sont pas seulement
circoncis, mais encore qui marchent sur les
traces de la foi de notre père Abraham quand
il était incirconcis. En effet, ce n'est pas
par la loi que l'héritage du monde a été
promis à Abraham ou à sa postérité, c'est par
la justice de la foi. Car, si les héritiers le
sont par la loi, la foi est vaine, et la
promesse est anéantie parce que la loi produit
la colère, et que là où il n'y a point de loi
il n'y a point non plus de transgression.
C'est pourquoi les héritiers le sont par la
foi, pour que ce soit par grâce, afin que la
promesse soit assurée à toute la postérité,
non seulement à celle qui est sous la loi,
mais aussi à celle qui a la foi d'Abraham,
notre père à tous, selon qu'il est écrit : Je
t'ai établi père d'un grand nombre de nations.
Il est notre père devant celui auquel il a
cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui
appelle les choses qui ne sont point comme si
elles étaient. Espérant contre toute
espérance, il crut, en sorte qu'il devint père
d'un grand nombre de nations, selon ce qui lui
avait été dit : Telle sera ta postérité. Et,
sans faiblir dans la foi, il ne considéra
point que son corps était déjà usé, puisqu'il
avait près de cent ans, et que Sara n'était
plus en état d'avoir des enfants. Il ne douta
point, par incrédulité, au sujet de la
promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la
foi, donnant gloire à Dieu et ayant la pleine
conviction que ce qu'il promet il peut aussi
l'accomplir. C'est pourquoi cela lui fut
imputé à justice. Mais ce n'est pas à cause de
lui seul qu'il est écrit que cela lui fut
imputé ; c'est encore à cause de nous, à qui
cela sera imputé, à nous qui croyons en celui
qui a ressuscité des morts Jésus notre
Seigneur, lequel a été livré pour nos
offenses, et est ressuscité pour notre
justification. Etant donc justifiés par la
foi, nous avons la paix avec Dieu par notre
Seigneur Jésus-Christ,
Romains 8.31-39
Si Dieu est pour nous, qui
sera contre nous ? Lui, qui n'a point épargné
son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous
tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi
toutes choses avec lui ?
Qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu qui
justifie !
Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien
plus, il est ressuscité, il est à la droite de
Dieu, et il intercède pour nous !
Qui nous séparera de l'amour de Christ ?
Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la
persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le
péril, ou l'épée ? selon qu'il est écrit :
C'est à cause de toi qu'on nous met à mort
tout le jour,
Qu'on nous regarde comme des brebis destinées
à la boucherie.
Mais dans toutes ces choses nous sommes plus
que vainqueurs par celui qui nous a aimés.
Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie,
ni les anges ni les dominations, ni les choses
présentes ni les choses à venir,
ni les puissances, ni la hauteur, ni la
profondeur, ni aucune autre créature ne pourra
nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en
Jésus-Christ notre Seigneur.
La vie sociale des chrétiens est proche
de celle des stoïciens. Ce passage a été
évidemment écrit en une période où les
chrétiens n’étaient pas persécutés. Apocalypse
13 écrit en des temps de détresse dira
exactement le contraire.
Romains 13.1-7
Que toute personne soit
soumise aux autorités supérieures ; car il n'y
a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et
les autorités qui existent ont été instituées
de Dieu. C'est pourquoi celui qui s'oppose à
l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a
établi, et ceux qui résistent attireront une
condamnation sur eux-mêmes. Ce n'est pas pour
une bonne action, c'est pour une mauvaise, que
les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas
craindre l'autorité ? Fais-le bien, et tu
auras son approbation.Le magistrat est
serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu
fais le mal, crains ; car ce n'est pas en vain
qu'il porte l'épée, étant serviteur de Dieu
pour exercer la vengeance et punir celui qui
fait le mal. Il est donc nécessaire d'être
soumis, non seulement par crainte de la
punition, mais encore par motif de conscience.
C'est aussi pour cela que vous payez les
impôts. Car les magistrats sont des ministres
de Dieu entièrement appliqués à cette
fonction. Rendez à tous ce qui leur est dû :
l'impôt à qui vous devez l'impôt, le tribut à
qui vous devez le tribut, la crainte à qui
vous devez la crainte, l'honneur à qui vous
devez l'honneur.
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