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Je parle de ma religion

 

Speaking of My Religion

 

Fred Plumer

pasteur de l’Église Unie du Christ
Irvine, Californie, États-Unis
président de
The Center for a Progressive Christianity

 

 

25 juin 2009

Ce n’est un secret pour personne que les chrétiens libéraux, progressistes et même les modérés vivent actuellement une période difficile. Pour la plupart, nous appartenons à des dénominations qui perdent leurs membres plus rapidement qu’on ne saurait dire. Les choses vont parfois si mal qu’on en est même à considérer comme un succès de réduire la diminution.
Il y a une dizaine d’années notre Église Unie du Christ a publié dans son bulletin national que le choses ne marchaient pas si mal car les autres dénominations perdaient davantage de membres que nous. Je crois d’ailleurs que ce n’est plus guère le cas aujourd’hui. Ma chère Église Unie du Christ a perdu presque 25 % de ses membres dans les derniers 20 ans. Et encore il faudrait tenir compte du considérable accroissement de la population durant ce temps.
Les Église libérales traditionnelles sont dans la peine. Nous avons été classées et cataloguées, stigmatisées et marginalisées. Nous sommes dans une situation difficile et quoi que nous fassions, quels que puissent être nos efforts pour nous faire connaître, cela ne servira à rien aussi longtemps que nous n’aurons pas réorienté notre façon d’être l’Église et notre manière de dire notre foi.
Certains disent que nos malheurs viennent du fait que nous parlons trop du sexe, de l’homosexualité, de l’avortement etc. Et il est vrai que ces questions divisent les Églises. J’ai animé des groupes de réflexions depuis plus de 10 ans sur ces questions et je suis toujours surpris de la tension et de l’agressivité qu'ils provoquent parmi les participants.

Mais je pense que ce qui nous nuit est plutôt notre incapacité à parler de la foi. Ce n’est pas notre effort en faveur de la justice qui a vidé notre Églises mais c’est notre inaptitude à élaborer une théologie entraînante, une spiritualité dynamique qui a amené les gens à se rechercher ailleurs les réponse à leurs questions.
Nous vivons une période passionnante, même si elle nous laisse frustrés. Les bancs vides de notre églises nous incitent, en effet, à repenser nos fondements spirituels, à reconstituer une théologie vivante et à redynamiser notre foi et notre espérance en une vie nouvelle.
On pourrait même dire que notre époque ressemble à celle qu’ont vécue les premiers chrétiens. On a peu d’informations sur leurs temps troublés mais on sait que Jacques et Pierre avaient des débats brûlants avec Paul.
On pourrait aussi dire que notre époque ressemble à celle de l’évêque Irénée (130-202) qui polémiquait avec les chrétiens de tendance gnostique sur l’unicité de Dieu. Il est intéressant de noter que dans son Traité il polémique contre la doctrine de la Chute. Il affirme que les humains ont été créés capables de grandir jusqu’à être vraiment des « images de Dieu ». Pour Irénée, le péché n’est que la souffrance qui fait partie de la croissance spirituelle de l’humanité et il n’est pas vraiment besoin d’un sauveur pour cela, ce qui n’est pas sans conséquence en ce qui concerne la compréhension du ministère de Jésus : Cela faisait plutôt de Jésus un maître divin ou un modèle humain. Il est frappant qu’Irénée qui luttait tellement contre l’hérésie gnostique ait soutenu des opinions qui ont été considérées elles aussi comme hérétiques une centaine d’années plus tard. L’Église l’a néanmoins canonisé.

Mais je pense que nous vivons aujourd’hui une situation qui se rapproche davantage du dramatique conflit que les évêques d’Alexandrie, Alexandre puis Athanase eurent avec le prêtre Arius et ses disciples. Richard Rubenstein dans son remarquable livre When Jesus Became God (Quand Jésus devint Dieu), dit que les gens devinrent enragés lorsqu’Arius fut suspendu de son sacerdoce et banni d’Alexandrie. Ils se rassemblèrent dans les rues en signe de protestation. Rubenstein écrit : « les supporters d’Arius et les groupes soutenant Alexandre en venaient aux mains dans les rues ».
Essayez donc d’imaginer la scène ; des gens qui criaient :
« Jésus était de même substance que Dieu » et d’autres qui leur répondaient :
« Il était seulement de la même essence mais non de la même substance ».
Nos débats théologiques ne nous ont pas encore conduits à nous battre dans les rues, mais j’ai personnellement été insulté, on m’a craché dessus et j’ai même été physiquement menacé quand je prenais parti en chrétien progressiste sur des sujets sociaux ou théologiques.

Il y a quelques années, je déjeunais avec un prêtre catholique de mes amis. Nous participions ensemble depuis dix ans à une rencontre avec les élèves du collège voisin où nous disions ce que nos religions respectives pensaient des questions sexuelles. Et cette collaboration nous avait beaucoup rapprochés.
Ce jour-là, donc, il me demanda pour la première fois, ce que je croyais personnellement de Jésus. Je lui répondis que, pour moi, Jésus était un maître à penser unique et inspiré. Il avait vécu une profonde expérience spirituelle qui avait totalement réorienté sa compréhension de la réalité des choses et du monde ainsi que sa relation avec Dieu et avec les hommes. Il enseignait cette voie qui devait permettre à tous ceux qui voulaient bien s’y engager une semblable expérience spirituelle. Cette voie, ai-je dit encore, est un dynamisme de transformation qui nous est proposé aujourd'hui encore. Bref, j’ai eu l’impression d’avoir présenté les choses de manière assez éloquente et convaincante.
Mais le Père John me dévisagea un instant en secouant la tête :
-  « Fred, de tous temps les hérétiques arrivent et les hérétiques s’en vont. Vous n’êtes qu’un hérétique de plus »
.
Je lui répondis :
-  « Père John, avec tout le respect que j’ai pour vous, la raison pour laquelle ils arrivaient et s’en allaient est tout
simplement que votre Église les excluait, les emprisonnait ou les mettait à mort. Heureusement on ne peut pas me le faire aujourd'hui ! »
.
Il est resté muet. Je ne sais pas ce qu’il pensait. Je me demande s’il avait jamais pris conscience du grand nombre d’hommes de valeur qui avaient été sacrifiés au nom de l’hérésie et combien de ces victimes avaient été par la suite considérées comme des héros de la foi. Je ne le saurai jamais car je ne l’ai jamais revu et il ne vient plus aux rencontres du collège.

 

Savoir nous exprimer

 

Nos Églises libérales sont certainement engagées, aujourd’hui encore, dans une lutte pour la vie, comme les ariens des 3e et 4e siècle. Mais nous n’avons pas donné à nos paroissiens les armes pour soutenir cette lutte.
Dans son excellent livre The Dishonest Church (l’Église malhonnête) Jack Good développe l’idée que nos églises libérales instruisent mal leurs paroissiens et ne leur donnent pas les arguments dont ils ont besoin pour répondre aux polémiques souvent puissantes des chrétiens conservateurs.
C’est pourquoi, dans mon ministère, j’ai tenu à créer un programme d’instruction qui se nommait « Faith Exploration » (exploration de la foi ) où les participants se réunissaient en petits groupes pour réfléchir à leur itinéraire spirituel, leur conception de Dieu, de Jésus et de la religion en général.
J’ai vite pris conscience que lorsque j’étais dans le groupe les participants se trouvaient intimidés par ma présence. J’ai donc formé des laïcs au rôle d’animateurs de séance. Celles-ci étaient hebdomadaires, par séries de 10 et tous les nouveaux membres de la paroisse étaient invités à y participer. Il est incontestable qu’ils se sentaient ensuite plus à l’aise lorsqu’il s’agissait de parler de leur foi.

En voici un exemple. Je fus invité un soir à dîner chez un de mes paroissiens qui avait suivi cette évolution théologique et qui souhaitait mon secours. Son père devait venir aussi mais il était membre de l’Église baptiste du Sud des États-Unis qui est très conservatrice et il risquait de ne pas apprécier du tout l’évolution spirituelle libérale de son fils.
Et en effet, au cours du repas, cet homme s’adressa à moi :
« Parlons net, Révérend, vous vous dites chrétien mais ce que dit mon fils m’inquiète ».
Avant que je puisse répondre, mon paroissien s'adressa lui même à son père :
« Je me considère comme chrétien car j’ai choisi de faire de Jésus la fenêtre qui ouvre sur Dieu. J’étudie ses paroles, je m’efforce de l’imiter et de suivre son enseignement. Néanmoins je ne pense pas que le christianisme soit le seul chemin qui conduise à Dieu. Je crois que l’attitude d’ouverture que Jésus manifestait à l’égard de tous, lorsqu’il invitait tout le monde à sa table, devrait être notre modèle dans nos vies individuelles et dans notre vie d’Église. Cela veut dire que nous devons accueillir tout le monde pareillement dans l’Église, quelles que soient leurs croyances, leurs couleurs, leur sexe ou leur orientation sexuelle. Et je crois que c’est cette attitude qui nous rapproche de Dieu ».
Au fur et à mesure qu’il parlait il semblait prendre davantage d’assurance.
Il continua :
- « Je crois que la manière dont nous nous traitons mutuellement et beaucoup plus importante que les dogmes que nous disons croire. Je sais qu’une grande partie du monde dépasse toute compréhension et toute certitude doctrinale et qu’il y a pourtant bienfait et grandeur dans notre attitude de questionnement et de recherche. »
Lorsqu’il disait cela, je compris qu’il s’appuyait sur les Huit Points de TCPC.
Il termina ainsi :
- « Imiter le Christ n’est pas facile dans notre société matérialiste et de compétition. Il est donc important que nous nous organisions pour trouver soutien et entraide spirituelle dans nos communautés. C’est pourquoi je fais partie de l’Église Unie du Christ ».
Je pris alors conscience que j’avais retenu mon souffle durant tout le temps qu’il parlait.
Le père de mon ami, ce baptiste étroit du Sud, dévisagea un moment son fils et lui dit :
-  « C’est bien, mon fils ».
Et il recommença à manger.
En voyant ce résultat de mes groupes de formation, je dansai une petite gigue de joie intérieure. Et dans les temps qui ont suivi, j’eus d’autres témoignages semblables où des paroissiens me dirent qu’il leur était désormais plus facile d’exprimer leur foi.



C’est une chose de s’expliquer devant quelqu’un qui est familier des questions religieuses et c’en est une autre d’en parler avec ceux qui n’ont pas d’instruction religieuse. Il est regrettable de constater qu’aujourd’hui, et même parmi les pasteurs, peu de gens soient capables d’expliquer quel est « la raison d’être » de l’Église.
Pendant 18 siècles l’Église a su quelle était sa raison d’être : elle avait les clés du Royaume, elle apportait le salut, elle vendait la vie éternelle. Après la Réforme protestante et les multiples divisions qui s’en sont suivies, après la création des multiples dénominations que nous connaissons aujourd’hui, il y a bien eu débat sur la question de savoir qui vendait les bons billets pour aller au ciel, mais tout le monde savait bien que c’était le rôle de l’Église.
Mais après les années 1950, l’idée que le christianisme était la seule voie vers le ciel commença a être mise en question. D’ailleurs dans les universités et les divers séminaires on commençait à discuter le concept même de paradis, de salut et de vie éternelle.
Dans nos Églises libérales le débat s’instaurait, on ne se voyait pas comme la seule porte des cieux et on se posait la question :
-  « Quelle est aujourd’hui la raison d’être de l’Église ? »

J’ai posé cette question des douzaines de fois à des pasteurs et à des laïcs engagés et le résultat a toujours été le même : confusion, embarras et langue de bois !  Et pourtant entretenir tous ces bâtiments, faire fonctionner les Églises représente de grosses dépenses d’argent et d’énergie. Il faudrait savoir pourquoi on le fait, et ne pas seulement répéter qu’on le fait parce qu’on l’a toujours fait.
Les sondages disent que 90 % des Américains croient en Dieu mais que seulement 25 % d’entre eux sont à l’église un dimanche ordinaire et ce nombre continue à diminuer.
Des organisations comme le Jesus Seminar permettent des conversations intéressantes sur les sujets religieux mais donnent peu de vie aux Églises – à part l’aide théologique qu’elles apportent aux pasteurs qui s’efforcent d’élaborer une nouvelle christologie pour leurs paroissiens.
Il faut être conscient du fait que 60 % des jeunes adultes de 19 à 25 ans n’ont jamais été dans une église, une synagogue, une mosquée ou un pagode – à part pour un mariage ou un enterrement. Ils ont d’autres préoccupations que la religion et d’autres choses à faire qu’aller à l’église. Le mot même d’ « église » a peu de sens pour eux.
Si vous entendez l’un d’entre eux s’écrier :
« Pourquoi irais-je à l’église ? »
sauriez-vous lui donner une réponse claire et convaincante sans utiliser votre vieux vocabulaire traditionnel qui n’aurait pas de sens pour lui ?

 

Quelle est la raison d’être de l’Église 

 

Il et inutile d’avoir appris à exprimer correctement sa foi si on n’est pas capable de dire à quoi sert d’entrer dans une église. Il est clair que dans le monde incertain où nous vivons, l’importance d’une église dépasse la simple organisation de concerts de rock.
Quelle est donc aujourd’hui la raison d’être de nos Églises libérales ? C’est évidemment la même que toujours. C’est de donner une occasion de changer, de grandir spirituellement, de se renouveler, de regarder différemment le monde. S’il n’y a personne pour souhaiter la nourriture spirituelle qu’offre notre Église, notre manière de comprendre le christianisme, alors qu’avons-nous à proposer ?

Le pasteur Kirk Hadaway, un des anciens responsables de l’Église Unie du Christ et actuellement membre de l’Église Épiscopalienne, a écrit il y a quelques années dans son remarquable livre Behold I Do A New Thing (Voici je fais une chose nouvelle) :
- « La raison d’être de l’Église est de transformer les gens en abattant les murs qu’ils ont construit en ce monde, en dénonçant leurs illusions néfastes et en les aidant à comprendre Dieu ».

Marcus Borg dit quelque chose d’analogue dans son dernier remarquable livre The Heart of Christianity (le Cœur du christianisme). Il explique que la vie chrétienne doit être « relationelle » et « transformationelle ». Deux transformations sont nécessaires. L’une est personnelle-spirituelle et l’autre est communautaire-sociale-politique. Il écrit :
- « Si nous devons être des acteurs de la justice sociale, nous devons commencer par ouvrir nos cœurs à la compassion et nous transformer nous-mêmes en enfants de Dieu. Autrement nous ne pourrons qu’ajouter à la tension, à l’agressivité et au chaos de ce monde ».

 

Témoigner de notre foi de manière libérale

 

D’abord il faut dire que l’Église est destinée aux gens qui veulent changer, être guéris, grandir, chercher et non pas aux gens qui se croient parfaits et ne veulent rien changer en eux-mêmes. Il faut dire que Jésus a apporté un mode d’emploi spirituel qui permet de changer la manière selon laquelle nous considérons le monde, nos vies, nos priorités. Il ouvre nos yeux sur des sujets pour lesquels nous étions aveugles. Il peut nous ouvrir à une plus grande harmonie, à un approfondissement de la vie heureuse.
Jésus appelait cela le Royaume de Dieu ou le Règne de Dieu. On y pénètre pas à pas.

Et tout d’abord par la repentance. Ce repentir est assumer ses erreurs et s’organiser pour ne plus les commettre. Apprendre à faire confiance à la source de la vie. Mettre en pratique un pardon réel et non pas seulement conditionnel. Arrêter de juger les autres et apprendre à aimer plus pleinement. Mettre en pratique une vraie compassion et apprendre à rendre grâce en toutes choses.
Apprendre tout ceci prend du temps, exige de la réflexion, de l’énergie, du courage et un soutien de la part de la communauté.
Il faut être conscient que ce ne sont pas là des lois, des règles et qu’on n’est par forcément mauvais si on ne les suit pas. Ce ne sont pas des obligations, ce sont des possibilités.

Il faut être conscient de ce que vivre dans le Règne de Dieu ne signifie pas être dans un autre monde mais vivre autrement dans le monde. Cela ne signifie pas vivre dans un autre endroit mais voir autrement le même endroit. Cela ne signifie pas ignorer quelque chose qui est ici mais voir quelque chose qui a toujours été ici.

Vivre dans le Règne de Dieu c’est fondamentalement comprendre que toute vie est en relation, que toutes les vies sont interdépendantes, que l’Esprit saint, la « rouah », est en tous et en chacun, même dans la petite graine de moutarde, même en ceux qui sont nos ennemis, que la création est une et qu’elle a un créateur. Nous faisons tous partie d’un grand fleuve d’émerveillement qui coule depuis toujours.
Dans un langage plus traditionnel cela signifie que nous sommes tous fils ou filles de l’Esprit vivant de la création, nous sommes enfants de Dieu. C’est un Règne sans frontières ni divisions. C’est un Règne sans ennemis. Il est en dehors de tout temps, il est éternel.

Neil Doug-Klotz dit que le Règne de Dieu est une « puissante expérience d’unité ».
Jésus faisait comprendre à ses disciples que le Règne de Dieu est maintenant. Son entrée est libre et gratuite. Aucun billet d’entrée, aucun rite n’est exigé à l’entrée. Il n’y a pas de temps d’attente. Chacun peut vivre cette « puissante expérience d’unité ». Chacun peut découvrir qu’il n’est plus isolé, qu’il n’est jamais seul. Chacun peut prendre conscience qu’il est un élément d’une réalité plus grande qu’il ne peut imaginer. Le Dieu que l’on recherche est en nous, l’esprit qui propose de nous guider est déjà à l’œuvre, il n’attend que notre acceptation et l’ouverture de notre cœur.

On pourrait demander :
- « Pourquoi donc n’y a-t-il pas plus de gens qui entrent dans le Règne ? »
La réponse est simple :
- « Parce que c’est dur. »
C’est dur parce que nous vivons dans un monde que nous avons créé, dont le système social, les institutions sociales et la conscience (ou l’inconscience) sociale nous rendent aveugles à ce qui est important à ce qui seul est réel.
Notre monde appelle succès à ce qui et absolument illusoire et provisoire, à un niveau qui ne semble jamais suffisant. Notre monde a élaboré un système socio-économique qui dresse les enfants de Dieu les uns contre les autres et nous disons qu’il s’agit d’une saine concurrence.
Notre monde a créé une idéologie qui dit que si on travaille beaucoup, si on se donne beaucoup de peine, si on prie beaucoup, on peut avoir nos vies sous contrôle. Mais comment nous ouvrirons-nous dans ces conditions au grand Mystère de Dieu puisqu’on ne peut pas l’avoir sous contrôle ?

C’est justement « la raison d’être » d’une communauté sainte, d’une Église aimante, de nous former, de nous aider, de nous encourager, de nous soutenir dans notre recherche de sainteté.
Le christianisme auquel je vous invite est le chemin de la nouvelle naissance et de la transformation. Il vous fait voler sur les ailes d’un aigle, nager dans la rivière de la vie. Il vous propose de découvrir que le soleil, la lune et les étoiles sont composés de la même matière divine que vous et que tous les autres hommes. Il vous invite à comprendre une fois pour toutes que vous n’êtes pas né sur cette planète pour subir votre vie mais pour découvrir une nouvelle vie.
Il suffit d’accepter cette invitation, de trouver la communauté où on se sent soutenu et de mettre tout cela en pratique, en pratique, en pratique. Cela change vraiment la vie.

C’est cela que je dirais à celui qui cherche en dehors des Églises. Je dirais ces choses car je sais bien qu’elles sont vraies. C’est un magnifique chemin de lumière que nous avons étouffé trop longtemps. Il est temps, j’en suis convaincu, d’en dévoiler la lumière, même si elle nous éblouit.

 

Traduction Gilles Castelnau

 

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