pasteur de l’Église méthodiste unie
Grand Junction, Colorado, États-Unis
traduction Gille Castelnau
Comme beaucoup, j’ai abandonné l’idée théiste d’un Dieu qui serait une sorte de grand-père céleste. Je ne le perçois plus comme un « être », qui serait « au ciel » à côté et en plus des autres « êtres », mais plutôt selon une perspective panenthéiste.
Dès lors, que penser de l’idée d’entretenir une relation personnelle avec Lui s’il dépasse la notion de personne ?
Tout langage humain prétendant définir Dieu n’est, en définitive, que symbole, métaphore et poésie. En prendre conscience devrait nous libérer du besoin d’avoir raison à tout prix, et nous invite à accueillir, avec grâce, la diversité de notre langage et de nos interprétations.
Pour ma part, je conçois Dieu comme un immense Champ dynamique et créateur d’Amour enveloppant tout le Cosmos et constituant la réalité elle-même, chacun de nous, dans son essence profonde.
Je me perçois, en une forme de mysticisme chrétien, comme un être créé par l’Amour, fait d’amour et destiné à l’amour, entrant en communion avec d’autres êtres dans un réseau d’amour.
D’ailleurs, dans le premier chapitre de la Genèse, Dieu est désigné par le mot « Elohim », qui, certes appelle à sa suite un verbe au singulier mais qui a lui-même une forme plurielle. « Créons l’humanité à notre image », dit-il. Ce mot « Elohim » exprime une pluralité intrinsèque au Divin, une plénitude. En le désignant par « Dieu », « l’Amour », « le Divin » ou le « Sacré », sans le personnaliser en utilisant un pronom comme « lui » ou « elle », on demeure néanmoins suffisamment « personnel ».
De toutes façons, soyons tous bénis dans notre recherche de communion avec le Divin et avec autrui…
Recevez les nouveaux articles par e-mail
Une lettre tous les quinze jours. Désinscription possible à tout moment.
Laisser un commentaire