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SpiritualitÉ des images

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La Dame à l’hermine

 

Léonard de Vinci


 

Musée du Louvre

jusqu’au 24 février 2020



Gilles Castelnau

 

15 décembre 2019

C’est une gigantesque exposition que nous propose le musée du Louvre à l’occasion du cinq centième anniversaire de la mort de Léonard de Vinci.

Les tableaux que possède le Louvre sont accompagnés de dizaines de dessins de la main de Léonard, y compris ceux qui sont révélés par la réflectographie infrarouge, système qui permet de voir les dessins préparatoires de l’œuvre et ses repentirs.

Une foule compacte se presse dans les grands couloirs de l’exposition, tant nos contemporains sont avides de connaissances et de compréhension de celui qui fut grand maître de la Renaissance. Il faut vraiment être de corpulence mince et doué d’une volonté tenace pour faire la queue et se faufiler, alors même que l’on a réussi à obtenir un billet fixant l’heure précise de visite qui nous est attribuée.

Léonard de Vinci était animé d’une passion de la connaissance de toutes les réalités de la nature qu’il s’efforçait de représenter de manière aussi réaliste que possible.


L’Homme de Vitruve, 1490

 

L’architecte ingénieur romain Vitruve avait représenté les proportions idéales du corps humain en montrant qu’elles s’inscrivaient parfaitement dans un cercle et dans un carré :

La longueur des bras étendus d’un homme est égale à sa hauteur.
Depuis la racine des cheveux jusqu’au bas du menton, il y a un dixième de la hauteur d’un homme.
Depuis le bas du menton jusqu’au sommet de la tête, un huitième.
Depuis le haut de la poitrine jusqu’au sommet de la tête, un sixième.
D epuis le haut de la poitrine jusqu’à la racine de cheveux, un septième ... 

Léonard et son contemporain Raphaël, bientôt suivis par Michel Ange et le Titien, en Allemagne par Cranach et Dürer, vont s’efforcer de pénétrer et de peindre la profondeur de l’âme de leurs personnages en montrant que c’était librement selon leur volonté personnelle qu’ils participaient à la scène biblique ou historique qui demeurait généralement le sujet du tableau. Ils sont les maîtres de la Renaissance.

 

La Scapigliata (l’ébouriffée), 1508

 

Il a aimé peindre la tête de cette jeune fille avec douceur et tendresse en se plaisant à lui ébouriffer les cheveux, ce qui ne se faisait jamais jusqu’alors pour les Vierges et les saintes de l’histoire de l’Église.



Étoile de Bethléem et autres plantes

 

Ce tableau appartient à la collection personnelle de la reine d'Angleterre

En homme de science et de technique, il laisse quantités de représentation des plantes de la nature dont l’exactitude parfaite ne les prive pas d’une esthétique extrême.

 

La Vierge aux rochers, entre 1483 et 1486

 

Léonard de Vinci reprend ici la légende issue d’un Évangile apocryphe selon laquelle Joseph, Marie et l’Enfant Jésus se sont réfugiés dans une caverne lors de leur fuite en Égypte. Un ange (voyez son aile) remplace bizarrement Joseph. Il désigne Jésus du doigt, ainsi que fait, selon la tradition, le petit Jean Baptiste assis à côté de lui.
Ce n’est pas une vraie caverne qu’a représentée Léonard mais un ensemble de rochers sombres dont le seul rôle est de faire ressortir, comme le fera Soulages, la lumière d’un ciel immense qui illumine la scène et lui donne un caractère sacré.
L’ombre de la caverne entoure néanmoins les personnages qui ne sont pas situés en pleine lumière. Ombre et lumière s’équilibrent. N’en est-il pas ainsi dans l'existence humaine, semble vouloir exprimer Léonard ?
Cette « caverne » est remplie de nombreuses plantes qui poussent aussi vers le haut, unissant les personnages saints à la nature et à la lumière du ciel.
L’ensemble est apaisé et souriant. Les vêtements de la Vierge et de l’ange sont dans un tissu magnifique aux très belles couleurs. Le clair-obscur crée une ambiance un peu mystérieuse. On est dans le monde divin, monde heureux.

 

 

La Dame à l’hermine, entre 1488 et 1490

 

Ce tableau est situé ci-dessus en exergue. Il ne fait pas partie de l’exposition. Il se trouve à Cracovie en Pologne au château du Wawel en attendant la réhabilitation du musée Czartoryski. Ses conservateurs n’ont pas accepté de s’en dessaisir, même provisoirement.
Pendant la guerre, le nazi Hans Frank le fit saisir et l’accrocha dans son bureau, puis dans sa maison personnelle. « Bourreau de la Pologne » il fut condamné à mort et exécuté au procès de Nuremberg.
La douceur, la gentillesse, la vivacité de cette jeune fille sont saisissantes. Elle semble tourner la tête pour répondre peut-être à un appel.

 

La belle Ferronnière, entre 1490 et 1496

 

Cette jolie jeune femme semble la sœur de la Dame à l’hermine. D’ailleurs ces deux portraits ont été peints sur un bois provenant du même arbre.

 

La Joconde, entre 1503 et 1506

 

Mona Lisa attire, à elle seule, un si grand nombre de visiteurs qu’elle n’a pas pu être placée dans les pièces de l’exposition mais demeure à sa place dans la noble salle des États.

Léonard de Vinci ne s’en est jamais séparé. Il l’a amenée avec lui à Amboise dans sa maison du Clos Lucé, lorsque le roi François Ier l’invita en France.

Il fit de même avec les deux tableaux que voici.

 

La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne, entre 1508 et 1516

 

Ce tableau est largement commencé sur ce site

 

Saint Jean-Baptiste, entre 1513 et 1516


 

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