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SpiritualitÉ des images


John Hoppner : Jane Elizabeth, comtesse d’Oxford,


L’Age d’or de la peinture anglaise

de Reynolds à Turner



Musée du Luxembourg
jusqu’au 10 février 2020




 

Gilles Castelnau

 

1er octobre 2019

C’est une très belle exposition que nous offre le musée du Luxembourg. Ces peintures sont intéressantes et sympathiques et nous montrent une énorme différence à cette époque de la fin du 18e siècle entre la Grande Bretagne et la France.

Les rois Louis XV et Louis XVI règnent depuis Versailles dans l’ambiance hallucinante d’une Cour totalement déconnectée du réel. Les peintres officiels, comme Jean-Marc Nattier ou François Boucher peignent pour les courtisans des dieux et des déesses à moitié nus, des personnages élégants préoccupés de leurs amours dans une ambiance de rêve. Après eux le Déluge, comme l’a si justement prophétisé le roi Louis XV !
De très nombreuses têtes vont tomber, révélant l’exaspération du peuple et des bourgeois, de nombreux ecclésiastique aussi.

En Angleterre le roi Charles Ier a été décapité depuis longtemps, il n’y a pas de « Cour » centralisatrice et coupée du monde et le protestantisme (même sous sa forme anglicane) réprouve la prétention arrogante. Les seigneurs et les belles dames ne craignent pas de se faire peindre à la campagne, en compagnie de leurs enfants, de leurs chiens et de leurs chevaux, dans une atmosphère somme toute plus humaine.

 

John Hoppner : Jane Elizabeth, comtesse d’Oxford, 1797.

Tableau placé ci-dessus en exergue.
Cette jeune comtesse semble simple et naturelle. L’effet de lumière de la lune est romantique ; elle n’est pas affectée ni intimidante. La peinture est sympathique.

 

Thomas Gainsborough : John Needham, vers 1768


John Needham était le 10e vicomte Kilmory. Ila beaucoup d’allure bien droit sur sa canne, avec sa petite perruque, dans son beau costume rouge brodé d’or. Mais il aurait fait piètre figure à la Cour de Louis XV. D’ailleurs il n’est pas à la Cour mais dans un parc aux beaux arbres que manifestement Thomas Gainsborough a aimés.

 

Thomas Gainsborough : Lady Bate-Dudley, vers 1781

 

La jeune lady est aussi sous un arbre. Elle est sans doute intimidée d’être peinte par le grand Gainsborough et elle prend une pause un peu minaudière. Les belles dames de Versailles, quant à elles, étaient plutôt assurées et superbes ou... déshabillées sous l’apparence de Diane ou de Vénus.

 

Joshua Reynolds : Le Colonel Acland et Lord Sydney, 1769

 

Joshua Reynolds aussi peignait les grands de ce monde. Plus sophistiqué que Gainsborough, il a l’audace de représenter ses nobles modèles se livrant à un jeu de tir à l’arc.

 

Joseph Wright of Derby : Trois enfants de Richard Arkwright avec une chèvre, 1791

 

Richard Arkwright était un riche industriel, banquier et propriétaire terrien. Ami et mécène du peintre Joseph Wright of Derby, il est bien naturel qu’il lui demande de peindre ses enfants. L’atmosphère de cette vie familiale semble avoir été détendue et souriante. Les enfants jouent avec une magnifique chèvre, aux cornes immenses et puissantes mais qui est tout à fait calme et apprivoisée. Eux-mêmes s’entendent en harmonie les uns avec les autres, avec la chèvre et dans une très belle nature.

 


Johan Zoffany : Le Colonel Blair avec sa famille et une servante indienne, 1786

 

Calcutta. Les colons anglais sont encore loin d’avoir fondé l’Empire des Indes dont la reine Victoria ne sera impératrice que bien plus tard. Pour le moment ils sont représentants de la Compagnie Britannique des Indes orientales. Mais un colonel est là pour rappeler la présence de l’Armée britannique.
Présence très britannique : voyez les vêtements rapportés d’Angleterre et qui ne doivent rien à la culture locale. Présence très paisible aussi : le colonel et sa femme mènent une amour fidèle, leur fille joue du clavecin certainement de manière charmante et l’autre fille montre son chat à une servante indienne aux pieds nus (dont le regard interroge quelqu'un à droite).

 

John Constable : Malvern Hall dans le Warwickshire, 1809

 

Ah ! les douceurs de la verte Angleterre ! C’était l’époque où on chantait avec émotion le poème de William Blake qui rappelait le voyage que Jésus alors encore jeune homme aurait fait en en Angleterre ! 

And did those feet in ancient times
Walk upon England’s mountains green ?
And was the Holy Lamb of God
On England’s pleasant pastures seen ?

Ces pieds ont-ils jadis
Marché sur les vertes montagnes d'Angleterre ?
A-t-on vu le saint Agneau de Dieu
dans les doux pâturages d'Angleterre ?

William Blake chante « Jérusalem »

 

Johan Zoffany, Matilda Cleveland, 1777

 

Le père de Matilda, John Cleveland était officier de marine, Secrétaire de l'Amirauté et membre du Parlement. Son frère était officier dans l'armée des Indes. Matilda a épousé Louis Guiguer, baron de Prangins, mon ancêtre.


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