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Abbaye de Glastonbury

 

William Blake chante « Jerusalem »

 

Jésus est-il venu en Angleterre ?

A Glastonbury on le dit et on le chante !

.

 

Un voyage incroyable

 

pasteur Simon Parker

 

2 mai 2008

Je viens de diriger une retraite spirituelle à Glastonbury. Et là, croyez-moi, les anciennes légendes et les mythes s'entrecroisent ! Notamment les histoires de Joseph d'Arimathée et celle du roi Arthur.

Les historiens rabattront notre plaisir en disant que Joseph n'a pas quitté la Terre Sainte et qu'Arthur n'a jamais existé. Mais à Glastonbury on raconte qu'ils se sont bel et bien rencontrés !

Joseph, raconte-t-on, était un homme d'affaires enrichi dans le commerce des métaux qui, en l'an 60 ap. JC, était venu dans le Somerset acheter du plomb. Son bateau avait abordé la côté près de Glastonbury. Il avait apporté avec lui une bouture d'un arbuste que la couronne d'épines du Christ avait produit. Il l'avait plantée à cet endroit et le plant avait miraculeusement pris racine. On peut d'ailleurs le voir encore à Wearyall Hill.

Ce n'est pas tout. Certains disent que Joseph était l'oncle de la Vierge Marie et donc aussi du jeune Jésus. Il l'avait emmené avec lui lors d'un de ses voyages à Glastonbury. Plus tard il avait apporté le Saint-Graal - la coupe que le Christ avait bénie lors de la dernière cène et dans laquelle fut recueilli son sang lors de sa crucifixion - et il l'avait caché à Chalice Well (le puits du calice), près de la colline de Glastonbury Tor.

A ces balivernes il faut encore ajouter la légende du roi Arthur, puisque c'est là qu'il est supposé avoir vécu et que, justement, il était en quête du Saint-Graal.

On a d'ailleurs, dit-on, découvert le squelette d'Arthur ainsi que ceux de son épouse la reine Guenièvre enterrés sous l'abbaye du 12e siècle.

Les moines de Glastonbury ont toujours été très fiers de leur abbaye qu'ils considéraient comme la plus importante de toute l'Angleterre. Ils justifiaient leur prétention en réécrivant l'histoire à leur manière. La possession du squelette du roi Arthur était évidemment pour eux un atout (commercial) considérable ainsi que le récit de la venue de Joseph.

Alors que dire de la retraite spirituelle que j'ai dirigée à Glastonbury ? Ces lieux ont-ils été bénéfiques ? Incontestablement j'en ai aimé l'atmosphère mystérieuse : les réactions critiques et sceptiques n'y ont guère leur place ; les esprits s'ouvrent aux croyances les plus improbables. J'en reviens la mémoire pleine de récits fantastiques, de coeurs vaillants, de quêtes hardies et de découvertes superbes.

Ah ! Glastonbury !

Church Times
25 avril 2008  

 

 

Il ne faut pas confondre Glastonbury et son abbaye en ruine avec Stonehenge et sa collection de menhirs

 

 

« Jerusalem »

 

Ce très bel hymne est extrêmement célèbre en Angleterre. Poème de William Blake 1757 - 1827) mis en musique par Sir Hubert Parry 1848-1918

  

And did those feet in ancient time
walk upon England's mountains green ?
And was the holy lamb of God
in England's pleasant pastures seen ?
And did the countenance divine
shine forth upon our clouded hill ?
And was Jerusalem builded here
among those dark satanic mills ?

 Bring me my bow of burning gold,
bring me my arrows of desire !
Bring me my spear. O clouds unfold !
Bring me my chariot of fire.
I will not cease from mental fight
nor shall my sword sleep in my hand,
till we have built Jerusalem
in England's green and pleasant land

 

Ces pieds ont-ils jadis
Marché sur les vertes montagnes d'Angleterre ?
A-t-on vu le saint agneau de Dieu
dans les doux pâturages d'Angleterre ?
Et le divin visage
A-t-il brillé sur nos brumeuses collines?
A-t-on édifié ici Jérusalem
Au milieu de ces maudites filatures

 Apportez mon arc d'or brûlant
Apportez les flèches de mes désirs
Apportez ma lance. Brumes !
Apportez mon chariot de feu.
Je n'arrêterai pas mon combat intérieur
Et mon épée ne dormira pas dans ma main
Tant que nous n'aurons pas édifié Jérusalem
Sur la verte et douce terre d'Angleterre.

 

.

 

 

Le Doyen de Southwark (Londres) a défendu que l'on chante « Jerusalem » lors des services anglicans du diocèse.

pasteur Philip West

  Sheffield

 

Depuis mon enfance de jeune croyant j'ai toujours trouvé l'incitation à servir Dieu et mon pays dans le chant de « Jérusalem ». Reconnaissance pour l'enracinement si profondément chrétien de notre histoire nationale. Encouragement même dans cette stupide légende de la venue en Angleterre de Joseph et de Jésus. Elle m'incite aussi à utiliser pour la gloire de Dieu mes dons : mon « combat intérieur » et« l'épée » de ma plume.

Que vais-je faire maintenant que le Doyen de Southwark m'a fait comprendre qu'après tout cet hymne n'est pas à la gloire de Dieu ?

[...]

Je hausserai les épaules à cette prétention ecclésiastique ignorant la poésie et je continuerai à penser que « Jérusalem » est un chant plus chrétien et plus juste que« God save the Queen ». En effet, Blake limite son rêve nationaliste au désir d'oeuvrer au seul bien intérieur de notre pays, alors que notre hymne national est une prière pour la destruction de nos ennemis extérieurs.

 

Church Times
25 avril 2008   

 

 

 

Note de GC. En effet la 2e strophe du « God save the Queen » dit :

 

O Lord our God arise,
Scatter her enemies,
And make them fall !

 O Seigneur notre Dieu lève-toi
Disperse nos ennemis
Et mets-les à terre !

.

Où Jésus irait-il s'il revenait sur terre ?

Un sondage vient d'être fait en Angleterre selon lequel 35 % disent qu'il irait au festival de Glastonbury.

Church Times
9 mai 2008   

 

Traductions Gilles Castelnau

Voir aussi

Petit Palais : Exposition William Blake

Blake : Ève tentée par le serpent

 

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