
Le Rêve
Picasso 1932
Année érotique
musée Picasso-Paris
exposition en partenariat avec la Tate Modern de Londres
jusqu’au 11 février 2018
Gilles Castelnau
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Le musée Picasso
23 novembre 2017
Les commissaires de l’exposition, Laurence Madeline et Virginie Perdrisot, nos proposent les toiles que Pablo Picasso a réalisées durant l’année 1932.
C’est une période tranquille et heureuse pour Picasso et pour sa compagne Marie-Thérèse Walter. C’est d’ailleurs elle qu’il peint dans « le Rêve » placé ci-dessus en exergue. Elle est représentée dans un sommeil paisible où elle « rêve » sans doute à la paix de leur bonheur. Rien de particuliièrement « érotique » dans cette exposition mais une heureuse sensualité amoureuse

Nu au fauteuil noir
C’est encore Marie-Thérèse qui dort tranquillement. Les courbes sont douces dans ces tableaux, les couleurs claires et vives. On dirait presque du Matisse (Picasso et lui étaient de grands amis).
Il a 51 ans et il vend très bien ses tableaux. Ils est riche. Il viennent d’emménager dans le château de Boisgeloup, près de Gisors qu’ils viennent d’acheter. Elle a 23 ans, ils sont ensemble depuis 5 ans et leur amour est total. Elle est belle et sensuelle. Leur liaison enchanteresse et tendre. Dans 3 ans ils auront ensemble une fille, Maya et leur liaison prendra fin car Pablo – qui est un homme à femmes – en aimera alors une autre.

Jeune fille devant un miroir
Mais pour le moment il vit une période de plénitude tendre et cela se voit dans la douceur des toiles de cette année 1932. Les commissaires ont bien choisi. Il n’en a pas toujours été ainsi. Picasso avait connu précédemment une période pénible que les commissaires n’exposent pas afin que l’on demeure dans l’heureuse année 1932 :

Femme assise, 1927
Cette femme assise était Olga Khokhlova, une russe qu’il avait aussi aimée, qu’il avait d’ailleurs épousée et dont il avait eu un fils, Paul. Mais voyez comme sa peinture était alors grinçante !

Baigneuse, 1928
Cette baigneuse au corps désarticulé et agité, aux affreux cheveux raides et au visage sans expression révèle une existence malheureuse que les commissaires nous ont épargnée.

La Lecture
Mais les commissaires en restent – heureusement - à la tranquillité de l’année heureuse 1932.

Joueur de flûte et nu couché
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