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Le musée Picasso, Paris

 

Gilles Castelnau

 

20 novembre 2014

Le prestigieux hôtel Salé est tout entier consacré à la présentation d’une très grande collection de tableaux, dessins et sculptures de Pablo Picasso.

L’intérieur a été rénové et adapté à sa nouvelle fonction d’exposition : le visiteur circule dans ces salles et ces escaliers étonnamment peints en blanc immaculé...

Tout est plaisant en ce lieu. La queue d’attente se déroule dans la cour d’honneur mais on peut réserver. Le billet d’entrée avec réservation par internet n’est qu’à 11 €. La première date libre que le site internet m’a proposée était une semaine plus tard. Elle était prévue à la demi-heure près. Et effectivement je suis entré immédiatement, sans aucune attente, ce qui n’est pas toujours le cas à Paris dans les grandes expositions.

Et cette satisfaction matérielle se poursuit dans les salles d’exposition : si l’on est évidemment nombreux à visiter, l'entrée de la foule est contrôlé et l’accès à chaque tableau est facile et agréable. Il est permis de photographier discrètement sans flash ce qui n’est – absurdement – pas le cas dans toutes les expositions.

 

Les Baigneuses, 1918

 

Quant aux œuvres elles-mêmes, elles sont si souriantes, si gaies, si heureuses, elles manifestent un tel élan vital, que les visiteurs semblent se laisser entraîner dans cette atmosphère riante.

 

Les trois Hollandaises, 1905

 

Picasso est un homme au grand cœur, attentif aux hommes, sensible à la transcendance et à la vie qu’il discerne en chacun de ceux qui l’entourent et il nous en fait prendre conscience.

 

La Célestine, 1904

 

Sa première période bleue qui est représentée par quelques toiles, nous montre avec compassion la pauvreté et la douceur, la souffrance ou la résilience d’hommes et de femmes qui ont ému Picasso.

La Célestine, comme on l’appelait, était Carlotta Valdivia, tenancière certainement peu sympathique d’une maison close de Barcelone. Une inscription l’indique au dos du tableau. Telle qu’elle était, Picasso a peint son portrait avec le réalisme tout imprégné de la misère sociale du début du 20e siècle.

 

Portrait d’Olga dans un fauteuil, 1918

 

Il a aimé les femmes. Il en a eu neuf et en a épousé deux. Il les a beaucoup peintes. Voici Olga Khokhlova, la première qu’il a épousée et avec laquelle il est demeuré onze ans.

 

Portrait de Dora Maar, 1937

 

Et Dora Maar, artiste peintre elle aussi, avec laquelle il est resté huit ans : Dès qu’il a été délivré par la découverte du cubisme de la nécessité du naturisme, puis ensuite du cubisme même, son semi réalisme nous fait pénétrer dans l’univers onirique où les personnages ne sont pas représentés sous un aspect vériste mais où l’élan de leur vie profonde et dynamique apparaît de manière symbolique et rejaillit sur le visiteur qui se comporte alors – et on peut le constater dans toutes les salles du musée – avec une gentillesse et un sourire enchanteur.

 

La crucifixion, 1930

 

Picasso s’est toujours déclaré athée. Sans doute le catéchisme qu’il a dû recevoir dans le catholicisme espagnol de la fin du 19e siècle ne lui a pas donné la vision évangélique du dynamisme créateur qu’enseignait Jésus et qui fait monter au cœur des hommes le courage d’affronter la vie et de participer à la construction d’un monde plus humain. Il a commencé à trouver cette espérance dans le communisme du début du 20e siècle.

Mais, qu’il en ait été conscient ou non, cette splendide Crucifixion, par son contraste violent des couleurs et des formes exprime vraiment la véhémence de la vie qui jaillit et se débat contre la mort avec une révolte et une énergie puissantes.

On y découvre toute la souffrance du monde, toute l’angoisse humaine au prise avec les terrifiantes forces de la méchanceté et de la destruction. Les hommes déchirés, blessés, défigurés, écartelés. Couleurs vives comme la douleur, comme les cris. Couleurs tristes comme le désespoir et comme la mort.
Mort du Christ qui résume toutes les épouvantes que les hommes traversent parfois. Le Christ dont Picasso a esquissé la croix, en blanc est au centre de son horrible et magnifique tableau.

 

Chat saisissant un oiseau, 1939

 

La guerre d’Espagne a inspiré à Picasso son immense tableau de Guernica qui se trouve au musée de la Reine Sophie à Madrid. La guerre qui menaçait en 1939 est symbolisée par ce terrible chat martyrisant un oiseau.

 

Massacre en Corée, 1951

 

Et lorsque ce sera la guerre de Corée qui surviendra en 1951 l’anti-américanisme de Picasso lui fera peindre ce tableau, comme un nouveau Guernica. L’inhumanité de la violence des soldats est symbolisée par leurs armures d’extraterrestres et le canon extravagant de leurs fusils. Les victimes ne sont que des femmes fragiles et des enfants effrayés. Sensibilité de Picasso.

 

Jacqueline aux mains croisées, 1954

 

Picasso terminera sa vie en compagnie de sa 2e épouse, Jacqueline Roque.

 

 

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