
Franz Xavier Winterhalter, Napoléon III empereur, avant 1861
Spectaculaire Second Empire
1852-1870
musée d’Orsay
jusqu’au 15 janvier 2017
Gilles Castelnau
28 septembre 2016
C’est une très grande et somptueuse exposition que nous offre le musée d’Orsay. De très nombreux tableaux magnifiques, des gravures, des statues, de très beaux meubles, des vases en très grande quantité. Reflets splendide d’un régime et d’une société riches et créatifs, heureux et conquérants.
Comme l’écrit une visiteuse sur le registre disposé à la sortie : « Il y avait tout, il ne manquait rien, sauf peut-être la présentation des vêtements de l’époque qui l’auraient pourtant mérité. » J’ajouterais ce qui manquait était évidemment une égale description de la misère du peuple si bien décrite en littérature par Émile Zola et en peinture par Alfred Stevens par exemple.

William Bouguereau, L’Empereur visitant les inondés de Tarascon (Salon de 1857)
L’Empereur s’est acquis un prestige élevé en s’impliquant dans le malheur des populations inondées.
Ingres, Madame Moitessier, 1856
Ingres a su exprimer l’idéal de beauté et de calme réussite de la grande bourgeoisie de ce temps.

Gustave Boulanger, répétition du joueur de flûte et de la femme de Diomède chez le prince Napoléon, 1861
Dans le beau décor imité du style pompéien, une vie culturelle intense se développait heureusement.

Pierre Tetar van Elven, Fête de nuit aux Tuileries le 10 juin 1867
A l’occasion de la visite des souverains étrangers à l’Exposition universelle vers 1867. L’Empereur savait exprimer par d’immenses fêtes toujours très réussies le prestige de son gouvernement.

Auguste Renoir, La Grenouillère, 1869
Les impressionnistes et leurs amis partageaient tranquillement des loisirs plus sains dans une proximité découverte avec la nature

Gustave Guillaumet, Prière du soir dans le Sahara, 1863
La colonisation avait, certes, les aspects brutaux que l’on connaît, mais elle permettait aussi la découverte admirative de populations inconnues jusque là et l’intérêt suscité par leur spiritualité.
Mais sous l’Empire les petites Filles modèles de la comtesse de Ségur apportaient des confitures aux pauvres, car il y avait des pauvres qui n’avaient pas de confiture.
La Vierge de Lourdes précisait bien à la petite Bernadette Soubirous qui vivait dans la misère : « Je ne vous rendrai pas heureuse dans ce monde mais dans l’autre ».
Et les protestants ont du attendre l’instauration de la République en 1870 pour avoir le droit de réunir leurs synodes interdits depuis Louis XIV !
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