Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


SpiritualitÉ des images

 

Jean-Jacques Henner


musée Henner

 

Gilles Castelnau


7 juin 2016

Le musée Henner est installé dans un charmant hôtel particulier, construit au 19e siècle, acheté et aménagé dans cette intention par Mme Marie Henner, nièce du peintre, qui l’a donné à l’État avec 440 peintures et meubles. Il vient d’être restauré et on s’y promène avec plaisir. Évidemment ses fenêtres ne permettent qu’un éclairage de face qui fait briller les tableaux...

.


Voulez-vous comprendre pourquoi Gustave Courbet a scandalisé le tout-Paris en peignant avec un réalisme misérabiliste en 1850 son « Enterrement à Ornans » et Édouard Manet en 1863 représentant son « Olympia » comme une femme nue regardant le visiteur effrontément dans les yeux ? (voyez sur ce site Peinture de « droite » ou peinture de « gauche » ?).
C’est que la bonne éducation et l’élévation de l’esprit vers un monde et honorable interdisaient cette bassesse de sentiment et que les peintre exposant chaque année au Salon savaient, eux, promouvoir la beauté d’une humanité bien-pensante et conservatrice.
Tout au plus était-on prêt à admettre le réalisme naturaliste de l’Angélus de Jean-François Millet dans la mesure où ces paysans vivaient leur pauvreté dans la piété de l’Église.
Mais foin du réalisme de la fatigue de la souffrance. 

On aimait la « Naissance de Vénus » d’Alexandre Cabanel et « la Danse » de William Bouguereau dont les tableaux empreints de beauté, de sérénité et de bonheur paisible décoraient de manière édifiante les murs des salons.

Et justement Jean-Jacques Henner faisait partie de ces peintres appréciés des milieux dirigeants de l’Empire et de la Troisième République. Il a mené une carrière brillante : grand prix de Rome à 29 ans, chevalier de la Légion d’honneur à 43 ans, membre de l’Institut à 60 ans. Un bon nombre de ses œuvres ont été achetées par l’état, il exposait chaque année au Salon où il était médaillé. II était un artiste qui comptait. En cette deuxième moitié du 19e siècle.

 

Adam et Ève trouvant le corps d’Abel, 1858


Ce tableau a fait gagner à Jean-Jacques Henner le grand Prix de Rome de peinture en 1858. La précision du dessin donne une impression de réalisme photographique. Les sentiments d’Adam et d’Eve sont convenus. La pudeur et la Bible sont respectées.

 

Portrait d’une jeune fille italienne, 1859


Elle et bien mignonne cette jeune italienne
peinte durant le séjour que Jean-Jacques Henner a fait au début de sa carrière. Elle n’est ni provocante ni impudique. Elle ferait sans doute une domestique parfaite.

 

L’Alsace. Elle attend, 1871

Jean-Jacques Henner se souvient de sa naissance et de sa jeunesse alsaciennes. Ce tableau a été commandé par des épouses d’industriels de Thann pour être offert à Léon Gambetta, opposant déterminé à l’abandon de l’Alsace-Lorraine après la défaite de 1870. Il a eu un succès considérable dans la jeune Troisième République patriote.

 

Henriette Germain, 1874

 

Henriette était la fille du banquier fondateur du Crédit Lyonnais Henri Germain.

 

Portrait de Mme *** dit La Femme au parapluie. Salon de 1874

 

Henner a fait poser Augustine Durand, un modèle de profession.

 

Les Naïades, 1877

 

Commande pour la salle à manger de l’hôtel particulier de M. et Mme Soyer, 43 rue du Faubourg Saint Honoré à Paris. Le peintre connaissait leur gendre, Paul Sédille, l’architecte des Magasins du Printemps.

 

Nicolas Le Roux, 1884.

 

Le modèle est le fils du peintre Hector Le Roux, un des meilleurs amis de Jean-Jacques Henner.

 

 

Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

arati  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.