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Spiritualité des images

 

Bouddha

 

Visite chrétienne du musée Guimet

 

 

Gilles Castelnau

 

2 mai 2013

Le bouddhisme dans ses diverses formes et l’hindouisme sont des spiritualités largement représentées au musée Guimet. Le chrétien catholique ou protestant qui y pénètre est immédiatement saisi par l’ambiance sereine et tranquille qui émane de tous ces visages aux yeux mi-clos et au demi-sourire calme et détaché. « Toute existence n’est que souffrance », disait le Bouddha :

O moines, apprenez que toute existence n'est que souffrance : naissance est souffrance, vieillesse est souffrance ; tout comme la mort, comme l'union avec ce qu'on n'aime pas, comme la séparation d'avec ce qu'on aime ou l'impossibilité de satisfaire son désir. A l'origine de cette souffrance universelle il y a la soif d'exister, la soif de plaisir...

Il faut éteindre le feu de la vie. Dans le monde, tout est enflammé par le feu du désir, le feu de la haine, le feu de l'ignorance. La naissance, la vieillesse, la mort, les soucis, les plaintes, les souffrances, la tristesse, l'amour ne sont qu'un feu...

N'es-tu pas dégoûté de tout ce qui t'entoure ? Si tu es dégoûté, alors tu es délivré, libéré de tes passions. Comprends que les renaissances sont désormais terminées pour toi et que la sainteté va s'accomplir pour toi. Tout le reste n'est qu'une illusion qui te brûle comme un feu.

Autres paroles du Bouddha

 

 

Jésus-Christ centrait, lui aussi, tout son enseignement sur la souffrance des hommes mais il prenait la chose par l’autre bout. Loin de nous proposer « d’éteindre en nous le feu de la vie », il disait bien au contraire :
« Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, sur toute la puissance de l'ennemi et rien ne pourra vous nuire. » (Luc 10.19)

Et Paul précisait : « à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de ce que nous demandons ou pensons... » Éphésiens 3.20.

Mais Jésus concluait :

« Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. » Luc 10.19

 

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Le visiteur circule dans les grandes salles du rez-de-chaussée au milieu de très nombreuses représentations du bouddha, univers de tranquille sérénité et de sagesse silencieuse et calme. Evidemment une telle atmosphère ne peut qu’être familière au chrétien imprégné de la paix du Christ et nous n’avons aucune raison de nous en détourner.

 

Samvara et Vajravalahi

 

Le bouddhisme tibétain (celui du dalaï lama) connaît des divinités protectrices comme le Dieu Samvara, à la différence des traditions franchement athées du Vietnam ou du Cambodge.
Ces Dieu ne sont pas les nôtres. Paul disait bien :
« pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »
I Corinthiens 8.6.

Il n’en demeure pas moins que l’élan d’amour total qui jette Vajravalahi dans les (nombreux !) bras de son Dieu Samvara évoque, de manière fort concrète et sensuelle il est vrai, l’invitation de la Bible à « aimer le Seigneur Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée ».

 

 

Shiva – Inde, 11e siècle

 

Shiva est un Dieu hindou qui, tour à tour crée la vie et la détruit. Il la détruit de sorte qu’une autre vie, un autre monde puisse surgir des décombres du précédent. Et Shiva danse devant le bonheur comme devant le malheur car il est le Seigneur de la danse.

Un cantique protestant – aux paroles fort discutables car dans la Bible Dieu n’est en aucun cas responsable du mal - évoque cette alternance de bonheur et de malheur, de créativité et de destruction sous le regard de Dieu :

Que ta Main me dispense joie ou douleur
paisible en ta Présence garde mon cœur

La danse de Shiva ne montre pas tant la paix que ce cantique évoque mais plutôt un dynamisme créateur qui demeure actif dans la joie comme dans la douleur. La spiritualité chrétienne centrée sur la présence dans nos cœurs du Saint Esprit du crucifié ressuscité dira que nous pouvons puiser en lui la force d’affronter les croix de l’existence avec le courage du Ressuscité. Le Christ est, à sa manière, lui aussi, le Seigneur de la danse.

 

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