Spiritualité
Paroles du
Bouddha
Le Bouddha et le
bouddhisme
coll. Maîtres
spirituels
4 octobre 2000
Sermon de
Bénarès
O moines, apprenez que toute existence n'est
que souffrance : naissance est souffrance, vieillesse est
souffrance ; tout comme la mort, comme l'union avec ce qu'on
n'aime pas, comme la séparation d'avec ce qu'on aime ou
l'impossibilité de satisfaire son désir. A l'origine de
cette souffrance universelle il y a la soif d'exister, la soif de
plaisir...
Sermon du
feu
Il faut éteindre le feu de la vie.
Dans le monde, tout est enflammé par le feu du désir,
le feu de la haine, le feu de l'ignorance.
La naissance, la vieillesse, la mort, les soucis, les plaintes, les
souffrances, la tristesse, l'amour ne sont qu'un feu...
N'es-tu pas dégoûté de
tout ce qui t'entoure ? Si tu es dégoûté,
alors tu es délivré, libéré de tes
passions.
Comprends que les renaissances sont désormais terminées
pour toi et que la sainteté va s'accomplir pour toi.
Tout le reste n'est qu'une illusion qui te brûle comme un
feu.
Autres paroles à
la foule
Aucune faute ne peut être
rachetée. L'homme naît seul, meurt seul. C'est lui seul
qui pioche le chemin qui peut le conduire au nirvana, le merveilleux
royaume du non-être, du ne-plus-être...
La triple
corbeille
Le Karman : il n'existe dans tous les
univers visibles et invisibles qu'une seule puissance, sans
commencement ni fin, sans autre loi que la sienne, sans amour et sans
haine, sans autre but que de réaliser le Destin...
N'attendez rien des dieux impitoyables, eux-mêmes soumis
à la loi du Karman ; ils naissent et meurent pour
renaître et ne sont pas arrivés à rejeter leur
propre souffrance.
Attendez tout de vous-mêmes ; n'oubliez pas que chaque
homme crée sa prison, et que chacun peu acquérir un
pouvoir supérieur à celui d'Indra
lui-même.
(Comme Ananda pleurait de le voir
mourir, le maître lui dit :)
Comment, après tout ce que je t'ai enseigné, peux-tu
encore éprouver de la souffrance ? Est-ce donc si
difficile à un homme de se débarrasser de sa
souffrance ?
Ne te trompe pas, Ananda, la vie est une longue souffrance, elle
n'est que souffrance, et l'enfant a raison de pleurer à sa
naissance. C'est la première
vérité.
La deuxième
vérité est que la
souffrance ne vient que des désirs. L'homme s'attache
éperdument à des ombres imaginaires : quand son
âme le quittera, c'est pleine de boissons empoisonnées
qu'elle partira. C'est alors avec un ardent désir de boire
à nouveau qu'elle renaîtra !
La troisième
vérité c'est la fin
possible de la souffrance : tu l'obtiendras, Ananda, en te
détachant de tout ce que tu aimes, en arrachant de ton cœur
les derniers désirs qui peuvent y rester encore. Alors tu
vivras au-dessus des dieux.
Mais écoute bien la
quatrième vérité qui est la voie du salut aux huit chemins :
veille d'abord au karman qui prépare ta destinée
future. Puis, n'aie que des sentiments sans méchanceté,
sans désir, sans colère. Ensuite, surveille tes
lèvres comme si elles étaient les portes du palais
royal : il ne doit rien en sortir d'impur. Enfin, que chacune de
tes actions attaque une faute, aide un mérite à
croître.
Ce sont là les quatre premiers
chemins : ne penses-tu pas que
n'importe quel homme puisse les suivre ? Alors, une fois que tu
auras pulvérisé l'égoïsme, l'erreur, le
doute, la haine, les désirs et que tu renaîtras, tu
pourras dans une nouvelle existence, suivre les quatre derniers
chemins :
pureté droite, pensée droite, solitude droite, extase
droite.
Tout naturellement tu sera alors en mesure de vaincre ton
désir de vivre sur terre, ton désir de gagner le ciel,
tes erreurs et surtout ton désir d'être saint.
Tu sera bien près du nirvana.
Autre
paroles
Innombrables sont les naissances dans
lesquelles j'ai tourné et couru en rond, cherchant toujours
sans jamais le trouver le Bâtisseur de la maison.
Il est mauvais de renaître et renaître encore...
Maintenant je t'ai vu, Bâtisseur de la maison ! Tu ne
bâtiras jamais plus pour moi (le Bouddha pense qu'il ne renaîtra plus, qu'il
entre dans le nirvana et que sa « maison »
c'est-à-dire lui-même n'existera enfin plus). Toutes les poutres de ma maison sont rompues, le
toit est abattu, mon cœur est libéré de toutes les
constructions, la disparition de ma soif, de mes désirs est
atteinte !
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